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20 mai 2011

…de dentelle vetue

Publié par ditchlakwak dans Les coups de coeur de Lakwak

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20 mai 2011

Sélitophrénie

du latin selitus (dresser) et du grec phrenitios (posséder, serrer, maintenir, tenir un fromage). Art du dressage du corbeau utilisé par les bûcherons qui n’ont plus de quoi nourrir leurs enfants et qui ne souhaitent pas les abandonner dans la forêt. Pour gagner leur vie, les bûcherons se recyclent dans la chasse au renard, et pour ce faire, pratiquent le quipolinage.

« La sélitophrénie consiste essentiellement à apprendre au corbeau à tenir dans son bec un fromage, ce qui n’est pas évident. Le corbeau possédant un bec plus petit que la plupart des fromages connus, les dresseurs commencent à travailler avec animal en lui faisant tenir des fromages très petit (Apéricubes) puis des quartiers de fromage (Vache qui rit), puis des demi-pont-l’évêque, et passent ensuite au camembert et au reblochon. La roue de gruyère est exclue.

Pour ce qui concerne les fromages forts (genre roquefort), il est recommandé de l’adoucir avec du beurre. On évite également l’utilisation du munster tel qu’il est consommé généralement car le corbeau n’aime guère le cumin. Lorsque le volatile a pris l’habitude de tenir dans son bec un fromage (ce qui peut prendre des mois, voir des années), il reste à résoudre un problème important: habituer le corbeau à être perché sur un arbre sans être déséquilibré par le poids du fromage, donc sans tomber, ou lâcher le fromage, ce qui flanquerait tout par terre.

La dernière difficulté, pour les dresseurs de corbeaux, consiste à habituer l’oiseau à voir arriver un renard par l’odeur alléché sans s’enfuir en abandonnant le fromage. Pour ce faire, les dresseurs utilisent des renards en peluche ou en matière plastique et, depuis quelques années, projettent au corbeau des images de renards à l’aide de cassettes vidéo ou CD-Rom. »

 

Technique de pointe, écologie et fromage artisanal, Presses universitaires de France.

20 mai 2011

Femme vampire

Publié par ditchlakwak dans Les "petits" Kwak

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20 mai 2011

Les cinq stades de la cuite…

Publié par ditchlakwak dans Humour

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Stade 1 : INTELLIGENT.

Vous devenez subitement expert dans tous les domaines du monde connu. Vous SAVEZ que vous savez tout et vous voulez enseigner votre savoir à toute personne voulant bien vous écouter. A ce stade, vous avez TOUJOURS raison. Et bien sûr la personne à qui vous parlez est totalement dans le faux. L’argumentation devient d’autant plus intéressante quand les 2 parties sont INTELLIGENTES.

Stade 2 : BEAU. Vous réalisez soudainement que vous êtes la personne la plus attirante de tout le bar et que les autres personnes vous envient et/ou vous désirent. Vous pouvez parler à n’importe qui sachant que ce dernier(e) vous envie/désire et veux en fait parler avec vous. Gardez à l’esprit que vous êtes toujours INTELLIGENT et que vous pouvez discuter de n’importe quel sujet avec tous ceux qui vous trouvent beau.

Stade 3 : RICHE. Vous devenez la personne la plus riche du monde. Vous pouvez payer des tournées à tout le bar car vous avez un fourgon blindé rempli à raz bord d’argent garé derrière le bar. A ce stade vous pouvez parier sur n’importe quoi car vous êtes toujours INTELLIGENT et que tout naturellement vous allez gagner tous vos paris. Et puis les montants des paris importent peu car vous êtes RICHE. Vous n’oubliez pas de payer des coups aux personnes qui vous désirent car vous êtes, on ne le rappellera jamais assez, le plus BEAU.

Stade 4 : INVULNÉRABLE. Vous êtes maintenant prêt à vous battre avec n’importe qui, spécialement avec ceux avec qui vous avez parié et discuté. Rien ne peut vous atteindre. A ce stade vous pouvez aussi aller provoquer le partenaire des personnes qui vous désirent. Vous n’avez aucune crainte parce qu’après tout vous êtes INTELLIGENT, RICHE et merde plus BEAU qu’eux!!!

Stade 5 : INVISIBLE. C’est le stade finale de l’ivresse. A ce moment vous pouvez faire tout ce qui vous passe par la tête car PERSONNE NE PEUT VOUS VOIR! Vous pouvez danser sur une table pour impressionner les personnes qui vous désirent car les autres personnes du bar ne peuvent pas vous voir. Vous ne vous gênez pas pour pisser dans les lavabos des toilettes visibles depuis la salle. Vous pouvez aussi peloter qui vous voulez. Vous êtes aussi invisible aux personnes qui veulent se battre avec vous, vous pouvez les provoquer, les titiller et même les insulter sans risque, et rien ne vous empêche de sortir et beugler dans la rue puisque personne ne vous voit et ne vous entend. En prenant votre voiture, vous n’êtes pas sans savoir que vous êtes le meilleur conducteur du monde, de par votre intelligence, que votre BEAUTÉ séduira tous les policiers que vous pourriez rencontrer, mais comme vous être très INTELLIGENT, on ne vous attrapera pas, et de toute façon, vous êtes INVISIBLE… Votre voiture aussi probablement.

Stade ultime : En rentrant chez vous, votre époux(se) est la personne la plus MOCHE du monde, mais sacrément INTELLIGENTE d’avoir réussi à contrer votre INVISIBILITÉ. Il/Elle vous fait d’ailleurs tout plein de reproche sur les sommes faramineuses dépensées chaque jour au troquet… Ignore-t’il/elle que vous êtes RICHE ? Reste que votre INVULNÉRABILITÉ vous permet de la remettre à sa place à grands coups de poings dans la gueule.

20 mai 2011

Je me suiciderai par jalousie *

Publié par ditchlakwak dans Journal de la comtesse Léon Tolstoï

16 décembre 1862.

« Je crois qu’un beau jour, je me suiciderai par jalousie. « Amoureux comme je ne l’ai jamais été ! » Et de qui ? D’une grosse baba, d’une femme vulgaire, à la peau blanche(3). C’est affreux ! La vue du poignard et du fusil m’a soulagée. Un coup, c’est si facile. Tant qu’il n’y a pas d’enfant. Et dire que cette femme est là, à quelques pas de chez nous ! Je deviens folle tout simplement. Je vais faire une promenade en voiture. Peut-être vais-je la rencontrer ? Comme il l’a aimée. Si je pouvais brûler son journal et son passé !

Me voici revenue, c’est pis encore ! La tête me fait mal, je suis irritée et j’ai l’âme oppressée. Il faisait si bon dehors, je me sentais si libre ! J’avais envie de respirer, de penser, de vivre largement. La vie est si médiocre ! C’est difficile d’aimer, pourtant j’aime à en perdre le souffle et je donnerais mon âme, ma vie, pour que cet amour durât de part et d’autre autant que dureront nos existences. Comme il est petit et étroit le monde où je me meus, si j’en excepte Liovotchka. Réunir nos deux mondes en un seul est impossible. Liovotchka est si actif, si intelligent, si bien doué, et puis tout ce long passé en comparaison duquel le mien n’existe pour ainsi dire pas. Aujourd’hui, le départ pour Moscou me fait peur. Là-bas, je perdrai encore en importance à ses yeux. Je sens que, si j’ai un avenir devant moi, la seule existence qui me puisse satisfaire est celle que je me créerai moi-même ici, à Iasnaïa Poliana, sans personne autre que la famille. J’ai lu le commencement de son œuvre. Partout où il est question d’amour, de femmes, j’éprouve un sentiment si pénible, un tel dégoût, que je serais capable de tout brûler. Que rien ne me rappelle son passé ! Je n’aurais pas pitié de son œuvre car la jalousie m’a rendue terriblement égoïste. Si je pouvais le tuer et créer un autre être en tout semblable à lui, je l’aurais fait avec plaisir. »

3. Aksinia Anikova, une paysanne de Iasnaïa Poliana qui avait été la maîtresse de Léon Nikolaïévitch avant le mariage de celui-ci.

Sophie Tolstoï

Journal de la comtesse Léon Tolstoï

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