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20 juin 2011

Mortal Loucura

Publié par ditchlakwak dans Vidéos

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20 juin 2011

La grâce

Publié par ditchlakwak dans Les coups de coeur de Lakwak

« La grâce, la beauté de la forme est indispensable à toute union pour la rendre harmonieuse et aimable, et non chaotique et désordonnée.

La grâce procure le succès. Cependant elle n’est pas l’essentiel, le fondement, mais seulement la parure. C’est pourquoi elle ne doit être utilisé qu’avec discrétion dans les petites choses.

La nature nous montre dans le ciel la puissante lumière du soleil; c’est sur elle que repose la vie de l’univers.  Mais cette clarté puissante, essentielle, est entourée de la lune et des étoiles qui alternent gracieusement avec elle. Dans la vie humaine, la beauté de la forme apparaît lorsque des traditions fermes comme des montagnes sont rendues agréables par une claire beauté. La contemplation des formes célestes confère la faculté de comprendre l’époque et ses exigences changeantes. La contemplation des formes dans la vie humaine confère la possibilité de modeler le monde.

[...] Quand le désir se tait et que la volonté entre dans le repos, l’univers se révèle comme Idée dans les apparences. En tant que tel, il est beau et soustrait au combat de l’existence. C’est le monde de l’art. Mais,  en définitive, la contemplation à elle seule ne met pas la volonté en repos. Celle-ci se réveillera et toute la beauté n’aura été qu’un moment d’exaltation passagère. C’est pourquoi ce n’est pas là la vraie voie de la libération.  Confucius se sentit en conséquence très mal à son aise lorsque, consultant l’oracle, il obtint en réponse « la grâce ». [...]

Yi King

Le livre des transformations

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20 juin 2011

S’appartenir…

Publié par ditchlakwak dans Les "petits" Kwak

 Définition ATILF:
II. Emploi pronom. S’appartenir.

A. Emploi réciproque. Être l’un à l’autre :

10. Car Élisabeth, comme une amoureuse retarde son plaisir pour attendre celui de l’autre, le doigt sur la gâchette, attendait le spasme mortel de son frère, lui criait de la rejoindre, l’appelait par son nom, guettait la minute splendide où ils s’appartiennent dans la mort. COCTEAU, Les Enfants terribles, 1929, p. 189. B. Emploi pronom. réfl. Être maître de ses actes. Je m’appartiens encore un peu. [Le plus souvent à la forme négative] :

11. J’ai cru aux mots sacrés qui n’ont pas de sens… J’ai cru qu’on pouvait se donner à un homme jusqu’à ne plus s’appartenir… On reste deux êtres toujours différents… On reste soi-même… Je suis ce que je suis… CHARDONNE, L’Épithalame, 1921, p. 435. Ne plus s’appartenir. N’être plus maître de son temps. J’ai tant d’occupations que je ne m’appartiens plus (Ac. 1878-1932).



« Il faut s’être donné pour avoir le droit de s’appartenir. »

(Victor Cherbuliez)

 

« Pour se donner, il faut s’appartenir. »

(Vauvenargues)

 

« Une femme, dès qu’elle se marie, cesse de s’appartenir… »

 

Vous y comprenez quelques chose?

20 juin 2011

Illopathe

Homme aux visage ingrat, aux cheveux sales et gras, dont le nez, souvent long et de travers, est couvert de points noirs et de pustules, et dans la bouche pleine de bave laisse entrevoir quelques dents jaunes et marrons.

« Sans tomber dans l’excès, sans pouvoir être accusé d’injustice ou de discrimination, on peut affirmer que l’illopathe a une sale gueule. »

Etude sur la morphologie de base des citoyens à part entière, ministère des Affaires sociales, 56, rue Bernard-Kouchner, Lausanne

20 juin 2011

Détachement

Publié par ditchlakwak dans Les coups de coeur de Lakwak

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Il est des maux sans nom, dont la morne amertume

Change en affreuses nuits les jours qu’elle consume.

Se plaindre est impossible ; on ne sait plus parler ;

Les pleurs même du cœur refusent de couler.

On ne se souvient pas, perdu dans le naufrage,

De quel astre inclément s’est échappé l’orage.

Qu’importe ? Le malheur s’est étendu partout ;

Le passé n’est qu’une ombre, et l’attente un dégoût.

C’est quand on a perdu tout appui de soi-même ;

C’est quand on n’aime plus, que plus rien ne nous aime ;

C’est quand on sent mourir son regard attaché

Sur un bonheur lointain qu’on a longtemps cherché,

Créé pour nous peut-être ! et qu’indigne d’atteindre,

On voit comme un rayon trembler, fuir … et s’éteindre.

 

Marceline Desbordes-Valmore —Les Pleurs

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