AU SUJET D’UN ÉTABLISSEMENT. PENSÉES PARALLÈLES(4)
Mais je n’ai pu m’empêcher de songer à l’avenir des enfants abandonnés. Parmi ceux qui ne sont pas secourus, il y en a d’âme supérieure, qui « pardonneront à la société », d’autres qui « se vengeront d’elle », le plus souvent à leur propre détriment. Mais donnez à ces déshérités un peu d’instruction et d’éducation, et je suis certain que bon nombre de ceux qui sortiront de cet « établissement », par exemple, entreront dans la vie avec un grand désir d’honorabilité, avec la réelle ambition de fonder une famille estimable. Leur idéal, j’en jurerais, sera d’élever eux-mêmes leurs enfants, sans compter sur la générosité de l’État. Sans qu’ils soient ingrats, il leur viendra un juste besoin d’indépendance.







