La trace

« Elle peut visiter les plus beaux pays du monde , voir les pampas, les déserts, les musées, les églises, tous les voyages lui semblent vains tant que n’apparaît pas, fût-ce en reflet, en mirage, en ombre chinoise, la trace d’un homme bleu, d’un gaucho, d’un Christ. Sa géographie est humaine, strictement. Elle ne fera jamais un kilomètre pour contempler seule un lever du soleil, une falaise, ou les lignes au loin du Mont-Blanc- elle ne voit pas l’intérêt, elle a l’impression d’être morte. »







