
Sous le ciel de graphite, elle est vivante. Sous le ciel néon éteint, elle est un corps incarné, avec un nom. Sous le ciel bleu nuit cathodique, elle survit à ce qu’elle est devenue, elle survit à sa propre évolution. Sous le ciel des hautes montagnes, elle roule droit vers nulle part, le seul endroit qu’elle connaisse vraiment, elle roule dans un tunnel cadencé à la microseconde comme à travers la circuiterie d’un composant électronique, elle roule sur la route de toutes les frontières, elle est une antenne mobile branchée sur les fréquences des cent milliards d’étoiles de la Voie Lactée, elle roule dans le nuit blanche, elle roule dans les ondes secrètes de minuit, elle allume de nouveau la radio.








