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15 janvier 2017

La Mosquée Notre-Dame de Paris, année 2048 (54)

Publié par ditchlakwak dans La Mosquée Notre-Dame de Paris, année 2048
Paris, année 2048.
«Mais d’où peut-il bien tenir tout de même cet objet qui appartenait au père Sévazmios» pensa Sophia pour la énième fois en descendant dans le garage. Cet atelier souterrain était en construction, tout comme le supermarché qui le surmontait, mais les travaux étaient arrêtés à l’occasion du vendredi. Des sacs de ciment, des rouleaux de câbles, des murs de béton nu, des élévateurs aux silhouettes vaguement fantasmagoriques. Dans les films d’autrefois de tels décors étaient comme une transposition urbaine de la forêt profonde.

C’est là, précisément, que les héros avaient à subir l’agression de monstres : gangsters, Martiens et autres dragons. Cela faisait combien de temps qu’elle n’avait pas vu un film normal ?
« Pas mal cet endroit, pas vrai, Sophie ?
Beaucoup de sorties et aucune difficulté à mettre nos sentinelles aux abords ».
Sophia acquiesça. Les fenêtres étroites sous le plafond, déjà recouvertes par une épaisse couche de poussière, ne laissaient filtrer qu’une faible lumière. Mais quand son jeune compagnon eut déplacé la tôle qui bouchait l’entrée du chantier, la misère du décor apparut dans tous ses détails. Les ouvriers avaient laissé traîner une chaise pliante, un vieux tabouret maculé de taches de peinture et quelques caisses d’oranges importées du Maroc qui leur servaient à faire la pause.
Des pas se firent entendre : un homme élancé, vêtu de façon fort opportune d’un bleu de travail, avait franchi l’entrée et descendait dans le garage. A vrai dire, seul un observateur inattentif l’aurait pris pour un ouvrier : son front dégagé, les cernes sous ses yeux, la pâleur de son visage laissaient deviner qu’il n’était pas un manuel. Son allure militaire et la parcimonie de ses gestes ajoutaient encore au mystère.
« J’étais en train de tourner en rond lorsque j’ai entendu que vous dégagiez ce passage»dit-il en guise de salutation. Sophia fronça le sourcil.
« Sans vouloir vous blesser, je ne comprends pas la nécessité de votre présence ici.
Finalement, je regrette d’en avoir trop dit l’autre jour à propos de cette affaire ».
« Laissez cela, je ne vous dérangerai pas. Je vais rester assis dans mon coin, juste pour écouter. Dans quel but, je ne saurais encore le dire, mais sachez, Sophia, que vous n’êtes pas la seule à avoir des intuitions ».
Sophia n’eut pas le temps de répondre. Dans un geste impérieux de la main, elle fit signe de se taire. De nouveaux pas, encore à peine perceptibles, se faisaient entendre au fond de l’immeuble, Et cela l’inquiétait bien autrement. Son visage se creusa soudain.
L’homme qui surgit à une trentaine de pas de derrière un coffrage de planches était, sans aucun doute, un Arabe. De grande taille, bien en chair, comme il sied aux Arabes d’âge mûr qui vivent dans l’inactivité physique, il avait des cheveux châtains ondulés et des lèvres épaisses, sensuelles. Il portait un costume d’été de couleur claire, et faisait étalage de bijoux en or massif : chevalière historiée faisant office de sceau, boutons de manchettes, épingle de cravate, le tout orné de rubis.
« Vous pouvez constater que je suis venu sans escorte », dit-il en se laissant tomber sur une des caisses poussiéreuses qui faisaient face à Sophie avec la négligence d’un homme qui n’a pas lui-même le souci d’entretenir son abondante garde-robe.
«Bonsoir,madame Sévazmiou ».

Sophia eut un sourire crispé.
« Je ne suis pas sûre que même le soir puisse être bon à la fois pour vous et pour moi. Venons en à l’affaire qui vous a incité à me déranger »
« Difficile de dire qui a dérangé l’autre le premier dit l’homme en inclinant poliment la tête. Hier, mon appartement a été fouillé, sans parler de l’effraction illégale que cette fouille a nécessitée ».
« Ah vraiment ? Je suppose qu’en citoyen modèle, vous avez tout fait pour mettre la main sur le coupable, et, qu’au moins, vous en avez informé les autorités ? » .
« Peut-être bien qu’un photographe m’a déjà pris entrain de converser avec vous, madame Sévazmiou ? ».
« Non, nous ne prenons ni notes ni photos. Mais, après tout, vous n’êtes pas obligé de
me croire sur parole ».
Ahmad ibn Salih eut un ricanement ambigu.
« De toute façon, cela n’a déjà plus la moindre importance. Ainsi, hier on a tenté de piller les fichiers de mon ordinateur. Et le contenu de ces fichiers vous intéresse particulièrement, les uns et les autres, parce que je suis directeur des laboratoires parisiens de recherches sur l’énergie nucléaire ».
Sophia fixait intensément le visage de l’Arabe, son regard palpait ses traits à la façon des doigts d’un aveugle.
« Si quelqu’un s’intéresse à vos stupidités atomiques, en tout cas, ce n’est pas moi.
C’est déjà assez qu’on se casse la tête là dessus à Moscou. Ou à Tokyo. C’est vrai, à Tel- Aviv aussi, il y en a que ça énerve ».
La Rochejaquelein, un beau jeune homme de vingt quatre ans, secoua ses boucles blondes. C’était l’un des sept chefs de la Résistance clandestine, et, dans le contexte de la conspiration, où il était mal venu de s’intéresser de trop près à la biographie des autres, peu d’entre eux, sans doute, connaissait avec certitude son vrai nom ou même ce surnom qui lui avait été un jour si heureusement attribué.(60)
« Sophie, personne ici n’aurait eu l’idée de vous soupçonner de porter un intérêt exagéré aux recherches nucléaires L’idée venait de moi. Je reconnais qu’elle n’était pas excellente ».
« Pas excellente, seulement parce que j’avais pris la précaution de me garantir contre les curiosités excessives, reprit au bond Ahmad ibn Salih. Il faut dire que c’était une fausse piste. Ce n’est pas mon ordi qui est vide. C’est mon labo. En fait, il n’y a même aucun laboratoire. C’est du vent. Un peu comme ces peintures en trompe l’œil de l’école hollandaise que l’on posait sur les tables en place et lieu d’objets réels ».

_______________________
60 -Henri de la Rochejaquelein, le plus jeunes des généraux de l’insurrection vendéenne (les Chouans) pendant la Révolution française. Les patriotes royalistes, qui faisaient de la résistance dans les forêts bretonnes, avaient été dénommés les Chouans, d’après le nom de Jean Chouan. L’armée royale régulière (armée royale catholique) était basée dans le département de Vendée, qui, par la suite, donna son nom à l’insurrection.
14 janvier 2017

Faun. Part 1 – In the Spirit of Diaghilev

Publié par ditchlakwak dans Vidéos
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13 janvier 2017

Mythes nordiques antiques

Publié par ditchlakwak dans Envie de partager

Selon la mythologie nordique, il y avait 12 dieux réunis pour un dîner à Valhalla, la maison du Dieu Odin. Ce dernier avait invité ses 11 plus proches amis-Dieux. Tout le monde s’amusait bien quand un 13ème convive surprise surgit, sans aucune invitation.
Mythes nordiques antiques  dans Envie de partager loki-buste-viking-dieu-mythologie-nordique-valhalla-asgard-vikings1

C’était Loki, le Dieu poltron, du mal et du trouble, cruel, malveillant et aux cheveux roux. Le bien-aimé Dieu Balder tenta alors de sortir Loki de la maison. Selon la légende, une bagarre et un coup fatal de lance s’en suivirent, causant la mort de Balder. Depuis cet incident mythologique, outre la malédiction d’être 13 invités à table, l’histoire considère le nombre 13 comme hanté.

deesse-frigga 13 dans Envie de partager

Cette légende nordique de Freya, où jour et nombre 13 sont réunis, semble la véritable origine ou moteur de la superstition du vendredi 13. Chez les Nordiques (Islande, Suède, Norvège et Danemark), les Teutoniques et les Germaniques, Frigga [ou Freya] était la Reine des Dieux, la déesse de la Lune et de la Mer, associée au printemps, aux chats et aux oiseaux. Vendredi était le jour consacré à son adoration. Ainsi donc, l’anglais Friday [vendredi] dérive du jour de Freya ou « Freya’s day ».

Toutefois, avec l’invasion Viking et la diffusion du Christianisme, tous les dieux païens furent bannis. Frigg sera désormais considérée comme une sorcière au chat noir et vendredi sera étiqueté malchanceux à jamais. Par ailleurs, le cycle menstruel, proche du cycle lunaire mensuel par leur durée commune d’environ 28-29 jours, vient compléter l’association de la femme et de la lune au mythe du vendredi 13. En effet, chaque année comporte en moyenne 13 mois lunaires; aussi 13 menstruations en moyenne par an.

12 janvier 2017

Skylar Grey – Kill For You (Audio) ft. Eminem

Publié par ditchlakwak dans "Musi-Kwak"
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11 janvier 2017

Le Français…

Publié par ditchlakwak dans Envie de partager

Le Français... dans Envie de partager celine-en-toutes-lettres

[Le Français] tout ce qui est simple, direct, comme sa propre nature occidentale, le porte à la suspicion, à la haine immédiatement… Il s’insurge, il se met en boule, il n’a de cesse qu’on ait fait disparaître ces évocations de sa vue… ces fantômes qui l’agacent. La vérité, la simplicité l’insultent… Une totale inversion des instincts esthétiques… L’on est parvenu par propagande et publicité à lui faire renier à présent son propre rythme… Ce qu’il recherche à présent le plus au cinéma, dans les livres, la musique, la peinture, c’est la grimace, l’artificieux, l’alambiqué, la contorsion…

Louis Ferdinand Céline

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