Pêle-mêle

30 juin 2017

Dans un club échangiste

Publié par ditchlakwak dans Les choses de la vie

«J’ai travaillé une nuit dans un club échangiste et voici ce que j’ai vu…»

Dans un club échangiste dans Les choses de la vie 12569a42-8792-442f-9fc1-2a85e64b79db_original-900x542

Notre journaliste Louis-Philippe Messier a travaillé une soirée comme commis-débarrasseur dans un club échangiste de Montréal. Il y a découvert un milieu codifié et policé qui a sa morale et ses interdits.

Pour un soir, je suis le commis-débarrasseur de L’Orage. En pantalon de complet, chemise blanche, souliers vernis, je ramasse les verres vides pendant que les gens bavardent, dansent, s’accouplent. Le propriétaire, Jean-Paul Labaye, sait que je suis journaliste. De moi, il n’a exigé qu’une chose: l’anonymat pour sa clientèle. Des personnalités fréquentent ces lieux; j’ai juré de taire leur identité.

Premier constat: l’activité sexuelle ici est mimétique.
Un gars se déshabille sur la piste de danse et prend sa blonde par-derrière; deux ou trois autres couples font alors à peu près la même chose.
Deux femmes s’embrassent? Dix autres les imitent.
Passé minuit, la piste de danse et le bar se vident. Les couples s’amusent.
Il y a un minimum de murs afin que tout soit visible sur deux étages assez vastes pour accueillir quelque 300 personnes – 160 le soir où je suis là.
Les lits sont animés. À gauche, à droite, derrière, devant, partout, il y a des gens nus, actifs. De 20 h à 3 h, je ne vois pas le temps filer. Le spectacle est distrayant.
Je retiens quelques observations de ma soirée de travail à L’Orage.

Civisme libertin
1.
Les échangistes sont bien ordonnés. La permissivité sexuelle dans un groupe avec certains étrangers, ça impose un haut niveau de civisme. Même au plus fort d’une orgie lorsque tout le monde est nu (sauf moi), les libertins de L’Orage m’étonnent par leur politesse. Malgré leurs exploits kamasutresques, je leur trouve un côté garçon scout.

Permission explicite
2.
Poser sa main sur l’épaule d’une inconnue pour amorcer la conversation, ça peut toujours se faire dans un bar normal. Mais pas ici. Il n’y a pas de vêtements, alors c’est la «bulle» autour de la personne qui la protège. Tout contact – même un effleurement – exige une permission explicite. Interdit d’insister en cas de refus. (Personne n’est obligé de coucher avec vous.) Un homme harcelant se fait rapidement montrer la porte.

Pas de photos
3.
C’est peut-être le plus important des règlements: pas de photos. On ne rigole pas avec ça. Ces images pourraient être utilisées à des fins de chantage ou être publiées dans des sites pornographiques.

Fais ce que veux
4.
Le libertinage impose sa propre éthique, ses propres interdits. À la vue d’un homme qui se touche avec insistance devant deux jeunes couples en train de faire l’amour, je grimace de dégoût. Une collègue vient alors me gronder. Chacun fait ici ce qu’il veut. L’homme ne fait donc rien de répréhensible. C’est moi qui suis immoral de montrer du dégoût pour lui.

Intimité interdite
5.
Au club L’Orage, exhibitionnisme et voyeurisme font loi. Nul n’est donc censé s’isoler dans une pièce fermée – par exemple l’une des nombreuses douches – pour avoir une relation intime. Ce serait contraire à l’esprit de l’échangisme. Obligation d’agir en public. Tu veux de l’intimité? Reste chez toi.

L’âge et la lumière
6.
Les lumières tamisées instituent une certaine égalité entre les corps et les peaux. La pièce légèrement moins éclairée attire des gens plus âgés. Les plus jeunes préfèrent étaler leur perfection dans la lumière.

Discipline du drap propre
7.
Dans l’air flotte un parfum d’assouplisseur de tissu. Une préposée veille à la propreté des lits. Ce sont presque toujours les clients eux-mêmes qui changent la literie après leurs ébats. Par respect pour les prochains utilisateurs. Civisme, je vous disais. Des centaines de serviettes de bain blanches sont accessibles aux clients qui, n’importe quand, peuvent se doucher. Sur les tables de chevet, il y a des bols pleins de préservatifs.

Effet choral
8.
Une vingtaine de femmes prises simultanément dans un même lieu, ça produit de la musique. Parce que les couples peuvent s’entendre, ils ont tendance à se synchroniser, voire à s’harmoniser, comme une chorale. Ces couples font vraiment l’amour ensemble dans une communauté de rythme et de volume. Le gémissement féminin évolue par vagues en crescendo. Parfois, un homme émet un râle ou un cri qui gâche la mélodie; j’ai envie de lui dire chut.

Sobriété vestimentaire
9.
La plupart des femmes ici n’éprouvent pas le besoin de se vêtir de façon affriolante ou minimalement. À quoi bon? Tout le monde va se retrouver nu. Un code vestimentaire oblige la clientèle masculine à bien s’habiller. «S’il fallait que nous laissions entrer des gars en espadrilles, gaminets et casquette, toutes les femmes s’enfuiraient!» m’explique une employée.

Guerre du poil
10.
Il y a d’un côté les glabres bronzés musclés au pubis épilé, et de l’autre, disons, les gens normaux, modérément velus, à l’épiderme non orangé et à la musculature non gonflée. Chaque groupe fait ses affaires sans se mélanger à l’autre, ai-je l’impression. Qui se ressemble s’assemble.

Monogamie têtue
11.
Le mot échangisme est trompeur. Plusieurs Européens se plaignent que les Québécois, justement, refusent les «échanges» ou les nouveaux partenaires. Plusieurs couples que je vois ici restent entre eux. Ils sont ici pour voir et être vus. Pour faire l’amour en société. Mais pas pour admettre une tierce personne dans leurs ébats. Une certaine monogamie prévaut donc ici aussi.

Ébriété malvenue
12.
Pas question de tolérer les différents états seconds dérangeants induits par l’alcool ou d’autres substances. L’orgie doit demeurer relativement sobre pour éviter les dérapages indésirables. Imaginez qu’une cliente se réveille en ne se souvenant plus de ce qu’elle a fait. «Si on remarque qu’une personne est saoule, on arrête de lui servir à boire et on la garde à l’œil», me dit une employée.

Sans vestiaire
13.
À L’Orage, les gens se déshabillent et laissent leurs vêtements pliés ici et là. «Il y a toujours des clientes qui rechignent parce qu’elles ne retrouvent plus leurs sous-vêtements en fin de soirée, mais, habituellement, avec une torche électrique, on parvient à les localiser», me dit une employée.

Le journal de Montréal

 

29 juin 2017

Société de consommation

Publié par ditchlakwak dans Les "petits" Kwak

Société de consommation dans Les

La société de consommation envahit tout l’environnement dans lequel nous évoluons.  La publicité, omniprésente partout dans nos villes, mais aussi sur nos écrans, nous indique de nouveaux produits aux caractéristiques souvent symboliques ou émotionnelles, plus rarement fonctionnelles. Nous somme invités à élaborer de nouvelles panoplies, remplir nos placards de produits, divers et variés, encombrer l’intérieur de nos habitations de nouvelles choses dont l’utilité est parfois très incertaine.
La société de consommation, caractérisée par l’opulence est particulièrement violente. Elle s’impose à nous de bien des manières et change notre rapport au bonheur.
Cette surabondance  peut nous laisser perplexes quant aux choix que l’on nous invite à faire tant les marchandises sont nombreuses, mais aussi nous rendre amers de ne pouvoir acquérir ce qui s’offre à nous.

28 juin 2017

Archive – Bullets

Publié par ditchlakwak dans "Musi-Kwak"
Image de prévisualisation YouTube
28 juin 2017

Notre cerveau

Publié par ditchlakwak dans Les "petits" Kwak

 

2575704

Une des caractéristiques de notre espèces est que notre cerveau se croit toujours obligé de fonctionner, même quand il ne sert à rien : ce déplorable inconvénient technique est à l’origine de toutes nos misère humaines.

27 juin 2017

Parov Stelar – Demon Dance

Publié par ditchlakwak dans "Musi-Kwak"
Image de prévisualisation YouTube
12345...9

lescroco2010 |
edemos |
Rituel amour retour |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Exos et mandas passion
| BELTOGOMAG
| tout et n'importe quoi