Laïc, laïque, laïcité
Laïc, laïque, laïcité : est laïc celui qui n’appartient pas au clergé (régulier ou séculier). Mais de nos jours, le sens est tordu, et un laïc désigne quelqu’un d’anti-religieux (qui est contre la religion, surtout contre le christianisme, et donc animé par un esprit pro-muslim) ; cela désigne en même temps quelqu’un d’anti-laïc – c’est-à-dire qui pense et agit contre les vertus républicaines de tolérance. Peuvent aussi être qualifiés de laïques une loi contre le port de la burqa, un débat sur la place de l’islamisme en France, etc. Tour de passe-passe typique des néo-crétins. On met en effet en avant de nos jours une laïcité citoyenne (sic), complètement vidée de son sens.
N.B. La laïcité concerne tous les Français – sauf les musulmans. “ Dieu merci, je suis pour la charia, on ne peut pas être laïc et musulman à la fois ” (Recep Erdogan, premier sinistre turc).
La laïcité peut parfois être synonyme de connerie bêtise ou d’intolérance quand on interdit des crèches dans les mairies, au nom justement de cette laïcité ; quand on supprime les repas de Noël dans les cantines, ou quand on interdit de prononcer le nom des saints à la télévision prétendument française (Les présentateurs(-trices) du bulletin météo bêlent : « Demain on fêtera les Robert », et non pas ce sera la saint Robert). On sacrifie des traditions sympathiques au nom de principes abstraits, plus prétextes à laminer le citoyen ordinaire que désir de respecter de prétendus principes républicains.
Nouvelle conquête du socialisme à la française, il y a maintenant une journée de la laïcité (sic) : Il s’agit de « renforcer la transmission aux élèves des valeurs républicaines », a déclaré François Hollande, en souhaitant que la journée de la laïcité, le 9 décembre, soit célébrée dans tous les établissements scolaires (cité par Reuters, 21.01.2015). Après la journée des voisins, la journées des grands-mères, la journée des câlins, etc. la journée de la laïcité. La journée des cons se fête, elle, tous les jours.
N.B. L’expérience de la laïcité se fait dans la vie sociale de tous les jours, au contact des autres, chrétiens, juifs, théistes, athées ou autres – et pas uniquement dans les établissements scolaires ; inutile de lui consacrer une journée spéciale.
Étymologie : latin laicus : commun, ordinaire. Vieux français laic, lay, lai : qui n’appartient ni au clergé, ni à un ordre religieux. Du grec λαικος : qui appartient au peuple, commun.
Abécédaire raisonné du néo-crétinisme







