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28 février 2018

Médecins du monde

Publié par ditchlakwak dans Les "pestis" Kwak

Médecins du Monde, association médicale militante de solidarité internationale, s’engage depuis plus de 30 ans à soigner les populations les plus vulnérables ici et là-bas, à témoigner des entraves constatées quant à l’accès aux soins, à obtenir des améliorations durables des politiques de santé pour tous.

Médecins du monde dans Les

Plus besoins d’aller « là-bas », le « monde » est ici et il est soigné gratuitement grâce aux « con »tribuables …

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27 février 2018

Le métro – Connasse

Publié par ditchlakwak dans Vidéos
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25 février 2018

La Mosquée Notre-Dame de Paris, année 2048 (108)

Publié par ditchlakwak dans La Mosquée Notre-Dame de Paris, année 2048
Les ancêtres…Plus que jamais, les pensées qui se télescopaient dans la tête de l’imam le renvoyaient au passé. Quelle irrésistible ascension avait accompli sa famille au cours de ces cinquante dernières années ! Et pourtant, ils n’étaient pas de la lignée du Prophète, mais de simples Tchétchènes, rien de plus. Des gueux misérables, de simples exécutants entre les mains de Basaïev(94). A l’origine de leur promotion, il y avait eu, au début du siècle, ces cinq filles attribuées d’un seul coup aux camps d’entraînement des « martyres d’Allah ». Le gain n’était pas énorme, mais suffisant pour commencer à faire pelote, ce qui était aussi une initiative avisée. Par la suite, ils eurent la chance de se retrouver du bon côté du « rideau vert » où ils avaient eu l’idée de transférer leurs capitaux au bon moment. Et là, en leur qualité de parents de vierges élues, ils purent déjà prétendre à des alliances avantageuses avec des familles arabes. Oui, ce fut une magnifique ascension, mais il fallait reconnaître que, sans ces shahidki , lui, Movsar Ali, serait encore à croupir en Tchétchènie, au milieu de ces renégats qui autorisent leurs filles – honte à ces traînées – à travailler à la télévision ou dans les théâtres, et qui, sans vergogne, vivent côte à côte avec les mécréants ! Ou alors, il aurait atterri ici, en Euroislam, comme pauvre manœuvre. Non, son parcours était un sans faute. Et il fallait utiliser le même levier pour se sortir d’affaire maintenant.
« Ecoute-moi, vieux bouc ! ».
L’imam, sidéré, porta le regard sur son épouse. Elle venait de saisir le premier objet qui lui était tombé sous la main (c’était un lourd et antique casse-noix), et de l’autre main, elle avait attrapé le petit qui jouait sur le tapis. Ayant fait un saut en arrière pour s’éloigner le plus possible de son mari, elle le menaçait en brandissant le casse-noix.
« Fais seulement un pas vers mon enfant et je te tue. Allah m’est témoin, je te tue ! ».
« Tu perds la boule, femme. Souviens-toi à qui tu parles ! Et qu’est-ce que ça veut dire d’abord « ton » enfant ? Qu’est-ce qui t’appartient ici ? ». Khadisha continuait à agiter son arme dérisoire.
« N’essaie pas de m’embobiner, salopard ! Qu’est-ce que tu manigançais en regardant le petit ? Quelle horreur tu ruminais ? Crois-moi, je lis sur ta gueule d’enfoiré comme sur les pages d’un livre ! ».
Movsar Ali se mit à fulminer.
« Voyez-moi le caquet de cette chipie ! Mais attends un peu, tu vas me payer ça dès qu’on aura massacré les kafirs ».
« Rien ne dit qu’ils ne te feront pas la peau les premiers. Et s’ils y parviennent, qu’Allah les bénisse ! ».
Malgré son insolence inouïe, cette invective fit tomber la colère de l’imam. Rien ne disait, en effet qu’il n’allait pas y passer. Non, il fallait réfléchir, trouver une solution. Avec cette teigne de Danoise, il serait toujours temps de régler ses comptes, si toutefois il s’en tirait sain et sauf . On pouvait, bien sûr, lui enlever l’enfant de force. Lui-même ne s’y risquerait pas, ce n’est pas qu’elle le tuerait, mais pour ce qui est de mordre et de griffer, elle se transformerait en tigresse. Sans doute, ses collaborateurs en viendraient à bout, mais ce serait long et laborieux. Seulement, où trouver un autre enfant ? Impossible d’aller s’en procurer dans le ghetto. S’il y avait la moindre possibilité de rejoindre le ghetto, ces maudits maquisards perdraient leur temps à le chercher ici ! Ah ! Mais quel idiot il faisait ! Il avait vraiment la tête à l’envers, pensa Ali en se frappant le front du plat de la main. Tout cela était plus simple que bonjour ! Oubliant complètement sa femme, il revint précipitamment dans l’antichambre vers le téléphone le plus proche. Bien sûr, bien sûr, en attirant son attention sur son jeune fils, Allah lui-même lui avait suggéré la variante la plus sûre ! Il suffisait d’envoyer des autobus dans le ghetto le plus proche pour y rafler au hasard une centaine, non, plusieurs centaines d’enfants ! Il faudrait ensuite les aligner le long des quais tout autour de la Cité, et commencer le massacre ! Les maquisards ont tous des parents dans le ghetto. Il est évident que leur première réaction serait d’accepter aussitôt la libération de l’imam et de sa suite.
Et ensuite….mais qu’est-ce qu’il en avait à faire de la suite ? Cela ne le concernait plus, il serait bien à l’abri dans sa résidence secondaire, au Vieux moulin, au bord de son étang !
Movsar-Ali, à la hâte, forma le numéro de son dernier interlocuteur. Ce fut le même capitaine détestable qui décrocha . Mais peu importait, après tout.
« Capitaine ! Ecoutez-moi attentivement, capitaine ! ».
« Je vous écoute. Il y a-t-il du nouveau ? ».
« Ce n’est pas le problème ! Il faut, de toute urgence, vous m’entendez, de toute urgence…. ».
L’imam secoua le combiné. Il ne manquait plus que ça : la communication venait de s’interrompre alors que chaque minute comptait ! Plus de tonalité.
« Eh ! Ibrahim, va chercher en vitesse le radiotéléphone ! Je crois qu’il traîne quelque part dans mon cabinet de travail ! ».
Le jeune dévot qui assistait l’imam ne fut pas long à ramener l’appareil, mais son visage était maintenant décomposé par la frayeur.
« Il semble que la ligne soit coupée, maître. C’est sûrement un sabotage des maquisards ».
« Les fumiers ! Les enfants de Satan ! Mais que quelqu’un me passe son mobile, vous êtes bouchés ou quoi ? ».
Un hercule en uniforme rétorqua d’un air sinistre :
« Nous ne sommes que la police municipale, très honoré Avsar Ali. Chez nous, la règle, c’est un mobile pour cinq hommes. Forcément, ce n’est pas donné, les mobiles ! ».
«Et qu’est-ce que ça peut me faire ? ». Les précieuses secondes fondaient l’une après l’autre comme neige au soleil, «Vous êtes ici au moins une quinzaine, bande d’andouilles ! ».
Le flic le fixa d’un air qui frisait l’insolence.
« Le problème, c’est qu’aucun de nous n’a de mobile ».
Avoir affaire à des abrutis pareils, c’était à devenir fou.
« Dans ce cas, Ibrahim, ramène-moi mon mobile. Il est aussi dans le bureau. Et plus vite que ça ! ».
« Maître, hier vous m’avez ordonné d’aller le faire réparer, il est encore sous garantie. J’y suis allé, mais ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas la pièce en stock. Ils se sont confondus en excuses avec promesse de le livrer à domicile aujourd’hui, avant neuf heures… Et puis, vous savez…. ».
L’imam se laissa choir pesamment sur le sol, et, le visage dans les mains, se mit à gémir d’une voix de fausset.
________________________________
94 -Shamil Salmanovitch Basaev (1965-2006), un des chefs du mouvement séparatiste tchétchène. Il a notamment organisé, à Moscou en
2002, la prise d’otages du théâtre de la Doubrovka au cours de laquelle périrent 129 personnes et, à Beslan, l’opération qui coûta la vie à
330 otages dont 182 enfants. (NdT).
23 février 2018

Kovacs – 50 Shades Of Black

Publié par ditchlakwak dans Divers
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23 février 2018

Notre enfance *

Publié par ditchlakwak dans Envie de partager

Nous grandissons parfois dans une direction, et pas dans une autre, inégalement. Nous grandissons partiellement. Nous sommes relatifs. Nous sommes mûrs dans un certain domaine, infantiles dans un autre. Le passé, le présent et l’avenir se mêlent et nous tirent en avant ou en arrière, ou nous fixent dans le présent. Nous sommes formés de strates, de cellules, de constellations. Nous ne nous débarrassons jamais de notre enfance.

Journal (IV) 1944-1947 de Anaïs Nin

[janvier 1946]
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