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31 octobre 2018

La jalousie *

Publié par ditchlakwak dans Les coups de coeur de Lakwak
Le jaloux croit témoigner, par ses larmes et ses cris, de la grandeur de son amour. Il ne fait qu’exprimer cette préférence archaïque que chacun a pour soi-même. Dans la jalousie il y a pas trois personnes, il n’y en a même pas deux, il n’y en a soudain plus qu’une en proie au bourdonnement de sa folie: je t’aime donc tu me dois tout. Je t’aime donc je suis dépendant de toi, donc tu es liée par cette dépendance, tu es dépendante de ma dépendance et tu dois me combler en tout, c’est que tu ne me combles en rien, et je t’en veux pour tout et pour rien, parce que je suis dépendant de toi et parce que je voudrais ne plus l’être, et parce que je voudrais que tu répondes à cette dépendance, etc. Le discours de la jalousie est intarissable…
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28 octobre 2018

Two People – Something To Talk About

Publié par ditchlakwak dans "Musi-Kwak"
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28 octobre 2018

Mort à crédit (11) *

Publié par ditchlakwak dans "Mort à crédit" par Louis Ferdinand Céline

C’est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l’hiver 92, ça nous remet loin.

C’était un magasin de « Modes, fleurs et plumes ». Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l’a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C’est moi le printemps. Destinée ou pas, on en prend marre de vieillir, de voir changer les maisons, les numéros, les tramways et les gens de coiffure, autour de son existence. Robe courte ou bonnet fendu, pain rassis, navire à roulettes, tout à l’aviation, c’est du même ! On vous gaspille la sympathie. Je veux plus changer. J’aurais bien des choses à me plaindre mais je suis marié avec elles, je suis navrant et je m’adore autant que la Seine est pourrie. Celui qui changera le réverbère crochu au coin du numéro 12 il me fera bien du chagrin. On est temporaire, c’est un fait, mais on a déjà temporé assez pour son grade.

Voilà les péniches… Elles ont un cœur chacune à présent. Il bat tout gros et bourru à plein dans l’écho noir des arches. Ça suffit. Je me désagrège. Je me plains plus. Mais faut pas m’en faire davantage. Si les choses nous emportaient en même temps qu’elles, si mal foutues qu’on les trouve, on mourrait de poésie. Ça serait commode dans un sens. Gustin, question des séductions et des charmes infimes il se rangeait à mon avis, seulement pour l’oubli il se fiait plutôt aux boissons. Bon… Dans ses moustaches à la Gauloise il en restait toujours un peu de la bibine et des regrets…

Aux vénériens, notre pratique ça consistait en bâtons, qu’on traçait sur un grand papier au fur et à mesure… Ça suffisait. Un bâton rouge : Novars… Vert : Mercure !… Et allez donc ! La routine emportait le reste… bien contente… avait plus qu’à piquer la sauce dans les fesses, dans les plis du bras… Ça lardait le pilon comme du beurre… Vert !… Bras !… Jaune !… Fesses !… Rouge… double-fesses !… Taille foiron ! Refesses encore. Bismuth ! Salope ! Bleu ! Veine qui pisse ! Pourri !… Reculotte !… Tampon !… Une cadence sans défaillance. Des bordées et puis encore d’autres… Des filaments qui n’en finissent… Mandrins moulus ! Polanars ! Bites en gouttes ! Suintent ! Purulent ! Gros linge empesé, dur carton ! Gono ! marche en travers ! Reine du monde ! Le cul son trône ! Chauffé l’été comme l’hiver !…

Froids les paumés qui se méfient ! Et puis se confient mille recettes d’enculés pour trancher encore bien mieux ! Davantage !… Que Julienne n’y voye que du bleu… Ne pas revenir… Mentir à nous ! Hurlant de joie… Urètre plein, aiguilles ! Guizot tout fendu ! Bite en bouche ! En avant la fente !

Voici le « dossier 34 », l’employé aux lorgnons noirs, le timide, le petit futé, il va l’attraper sa chtouille tout exprès, chaque six mois, cour d’Amsterdam, pour mieux expier par la verge… il pisse ses lames de rasoir dans les connasses des petites annonces… C’est sa prière ! comme il dit… C’est un microbe énorme, « 34 » ! il l’a écrit dans nos gogs ! : « Je suis la terreur des vagins… J’ai enculé ma grande sœur… Je me suis fiancé douze fois ! » C’est un client bien ponctuel, silencieux et pas difficile et toujours heureux de nous revenir.

C’est le bifteck pour nous autres, moins pénibles que de remblayer le chemin de fer.

A suivre

25 octobre 2018

Immigration : « on ne se fie pas à l’intelligence des Français » selon L.Obertone

Publié par ditchlakwak dans Vidéos
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25 octobre 2018

Cats On trees « If you feel » [Clip Officiel]

Publié par ditchlakwak dans "Musi-Kwak"
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