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27 juillet 2025

Comme ça toutes les gares du monde (58)

Comme ça toutes les gares du monde du moment que les trains de troupes stagnent. la vie sur la terre a dû commencer dans une gare, une stagnation. vous voyez les filles raffluer. bien sûr. elle ma foutue Hilda la garce, c’était que de fiévreuse puberté, pas besoin de gamelle !. costaudes fillettes !. sex-appeal des salles d’attente ! la perversité de voir tant de mâles arrivant d’un coup, tout suants, poilus, puants.
plein les wagons !… et tout bandant leur crier lieb ! lieb !… miracle que c’était, il faut dire les choses, que par les gardes S.A. elles se soient pas trouvées happées, déshabillées, et pire !… l’Hilda et sa bande, servies illico ! friponnes allumeuses !… la Prévôté à la gare, chargée des plates-formes, pensait qu’à coups de crosses et matraques ! de ces gorilles ! ils assommaient deux fois par jour tout ce qu’ils trouvaient déambulant. c’était eux quand on tournait mal, désordre aux roulantes, au piano, trop de gens à travers les rails que les trains pouvaient plus partir, qui ramenaient le calme ! à la matraque !… et si ça rebiffait ? ptaf! au Mauser !… de ces sortes de revolvers-canons, pas à réfléchir ! réglé ! quand la Hilda et les copines voyaient les S. A. cavalcade !… envolée de biches !. mais qu’elles rebondissaient de l’autre tunnel !… une chose à dire pour Hilda, ç’aurait été en d’autres temps elle aurait été mariée. elle avait que seize ans, entendu. mais pardon ! on pouvait ! je parle en médecin. je pose des notes de « réussite », je cote d’1 à 20. vous trouvez pas une fille bien faite, même cherchant bien, sur mille ! je dis !. vitalité, muscles, poumons, nerfs, charme. genoux, chevilles, cuisses, grâce !. je suis le raffiné, hélas ! j’admets. des goûts de Grand-Duc, d’Émir, d’éleveur de pur sang !. bon !. chacun ses petits faibles !. j’ai pas toujours été ce que je suis, pauvre pourchassé loquedu tordu ruine. mais un fait !. un fait !. le genre de débilités monstres, tout rachitiques cellulosiques, sans âges, sans âmes, que les hommes s’envoient ! ma Doué !. et de quels sexes en feu, ma chère !. je dis ces objets de leurs amours seraient à se faire couper les burnes, tout écœurés neurasthéniques, les plus pires priapiques gibbons !. je dis !. ah ! mais au fait l’Hilda Raumnitz que je vous la cote !. elle faisait, jugé sec, « 16 sur 20 », au « Concours Animal des filles ». je suis très de l’avis de Poincaré : « tout phénomène de la nature que vous pouvez pas mesurer existe pas », ainsi pour les dames et les charmes, le diable qu’elles approchent 4 sur 20 !. au plus !. « Concours des Beautés » compris !. la moyenne esthétique est rare !. 10 sur 20 ! quels genoux, chevilles, nichons !. tout bourrelets de panne et bidoche flasque, rapportés la dernière minute, sur quels osselets !… guingois !… Hilda petite garce, surprise de Nature, était pas elle tarée du tout !… réussite coquine, diable au corps !… réussie ?… enfin, 16 sur 20 !… je parle de tout en vétérinaire, en sorte de raciste. la terminologie du monde, peu ou prou, salonnière, proustière, me rendrait facilement assassin. la note !. que la note !. cotez !. pas autre chose !. « retroussez-vous ! voyons ! combien ? ». horticulteurs, si vous voulez !. je veux vous froisser en rien : la fleur !. apprécions la fleur !. pétale ! tige ! donnons-lui une note ! déméritons pas de Poincaré !. Hilda pour la garcerie (caractère féminin secondaire) était aussi joliment douée !. cheveux blond cendré. pas cendrés « au pour », véritables !. et jusqu’aux talons !. vraiment la belle animale boche. et genoux fins, chevilles fines. très rare, fortes cuisses, fesses serrées musclées. le visage pas tellement aimable, ni câlin. de l’esprit Dürer nous dirons, comme son papa. enfin toujours pas « la survoltée bonniche », « beurre et œufs aux anges ». si débandoires bâtardes tristesses !. le père, Commandant, avait dû être joliment bien !. la mère, replète et odalisque !. mais le certain charme Aïcha !. moi qui suis extrêmement raciste, je me méfie, et l’avenir me donnera raison, des extravagances des croisements. mais là l’Hilda, je dois admettre, c’était réussi !. ce qu’était pas réussi du tout, c’est moi le mal que je me donnais que cette foutue môme remonte au Lowen !. je sentais pourtant que c’était sérieux, elle et ses espiègles copines !. lutines voyoutes plein la Gare !. je pouvais demander du renfort, la Prévôté !. j’aimai » pas avoir recours. je pensais à mes femmes enceintes autour du piano et plein les sofas. qu’elles bâfraient et se foutaient du reste !. des femmes à six mois !. à huit mois !. des appétits doubles et triples !. saucisses, bier, goulash ! je pouvais pas leur donner autant !. les Prévôts les assommaient ! de tous les coins de France y en avait, de toutes les provinces !. pourquoi elles s’étaient sauvées ?. Siegmaringen ?. indicatrices, mouches de villages ?. pétasses de lieux-dits ? ou simplement filles d’usines, pour voyager ?. ou leurs hommes à la
L.V.F.?… ou fiancées à des boches ?… peut-être guichetières de Poste Restante ?… presque toutes des certains accents. Nord, Massif Central, Sud-Ouest. pas à leur poser des questions, elles mentaient sur tout !… sauf une vérité : l’appétit. c’est pas le petit supplément de nouilles que je pouvais leur faire avoir, et la lessiveuse de raves, deux fois par semaine, qui pouvaient les rassasier ! donc c’était la Providence ces boules et « roulantes » comme à gogo !. j’allais pas les faire pincer !. tout de même. tout de même. j’avais les autres calamités !. gale, morpions, puces, gonos, poux. et que ça se les repassait ! joyeusement ! vous auriez dit la gare faite pour !. je voyais aboutir pour finir, une saloperie, un nouveau microbe, un fléau, une rigolade de tréponème, qui pousserait sur désinfectants ! un moment tout devient possible !. je les connaissais mes femmes enceintes ! elles déjà !. elles se refilaient tout ce qu’elles pouvaient, à trente, quarante, dans leur dortoir, deux par paillasse. c’était haut dans le bourg leur rue : Schlachtgasse, à l’ex-école d’Agriculture. encore ma fonction ma consigne aller me rendre compte. l’état général de ces dames. et qu’elles se grattaient les bougresses !. j’avais l’air fin moi là sans soufre, sans mercure, sans gamelles !. sans gamelles, surtout ! que des mots !. je te l’aurais vu moi l’Hamlet, philosopher les femmes enceintes ! not to be gamelles !. mais vrai je les trouvais pas souvent, presque jamais !. je bénissais le Ciel d’une façon, qu’elles aient le tel tropisme de la gare !. l’attirance de la soupe de troupe !. l’attirance aussi du piano, et heureuses ! et plein les genoux des choristes. et Lili Marlène ! et dans de ces positions peu chastes, trois quatre femmes enceintes par bonhomme ! qu’elles apprenaient le bon allemand. par Lili Marlène !… toutes ces troupes avaient les voix justes. pas du tout faussettes !. et sur trois !. quatre tons !. toute la buvette, et les plates-formes, et les « roulantes ». « l’accouchement sans douleur » je vois, leur donnez pas à bouffer sauf une gamelle en accouchant ! les miennes seraient restées dans la gare pour  accoucher !. moi j’avais rien sauf les nouilles, à leur Ecole d’Agriculture !. Brinon non plus ! Raumnitz
non plus !… ni Pétain !… jamais vous verrez la troupe, soit fritz, slovaque, franzose, russe, japonaise, paouine, refuser l’écuelle !… là, le très grand côté des Armées !… quand y avait encore des casernes vous pouviez vivre des Corps de garde. dès que ça sonnait « au réveil » vous aviez ce qu’il faut à la porte. la queue des hommes dans le besoin « loquedus-la-gamelle ». ça a été remplacé par rien. ces vrais bons usages. tout se perd, remplacé par rien. maintenant hypocrite, la misère on l’envoie bouffer du papier, formulaires et des tampons. et encore plus vite ! plus pressé ! des tanks !. marmites Nacht-Nebel !…

A suivre

20 juillet 2025

Tout ça c’est beau ! (57)

Tout ça c’est beau !. mais la Milice ?. ses cantonnements sont après la « levée » du Danube. le remblai énorme de cailloux, briques, arbres qui défend la route. je vous montre la Milice, trois grosses baraques Adrian. une autre bicoque, le corps de garde !. le plus imposant de tout, l’énorme drapeau tricolore au haut du mât !. la Milice s’est couverte de gloire, en retraite vers Sieg-maringen, à travers cinq ou six maquis. y a pas eu que la retraite Berg-op-Zoom-Biarritz !. très surfaite ! la France a connu toutes les retraites ! et dans tous les genres !. et en pas vingt ans !
Bon !. j’avoue !. mes ordonnances peut-être en vain ?. même les drogues du Reichsprecept ? sans doute ! l’Apotek Richter manquait de tout ! en plus de sa malveillance. sûr il nous considérait tous, miliciens, les huiles du Château, généraux brodés, collabos en loques, souillons espionnes, hautaines ministresses, crevards aux grabats « Fidelis », tous à foutre à la poubelle !. abjecte engeance ! et les femmes enceintes et Pétain ! à brûler ! noyer ! sûrement l’opinion d’Hans Richter !. la même opinion que les preux de Londres, de Brazzaville, ou de Montmartre ! « tous les pendre » !. quand je tenais fort absolument qu’il m’exécute une ordonnance, j’allais moi-même en personne lui faire dénicher le produit… et j’annonçais, je me grattais pas !… «für den Sturmführer von Raumnitz » !… pas de chichis ! il trouvait !… j’emportais. il me croyait. il me croyait pas. mais il voulait pas risquer !… chaque coup le même truc ! für den Sturmführer ! à l’estome !. malheureusement, estomac ou pas, zébi morphine !
et huile camphrée ! mes principales armes, pourtant !. il avait vraiment plus de rien !. il mentait pas, je le savais par ses demoiselles labo-rantines. les demoiselles ne demandent qu’à trahir. toutes les demoiselles. pour un peu d’amabilité. le marivaudage, croyez-moi, est notre bien ultime aimable clef !. Amérique, Asie, Centre-Europe ont jamais eu leurs Marivaux. regardez ce qu’ils pèsent, éléphantins ! balourds maniéreux !. donc, je savais par les demoiselles et Marivaux que Richter manquait réellement de morphine. il s’agissait que j’en aie quand même ! dévoué responsable que je suis ! cœur d’or ! le monde m’en a bien remercié ! morphine !. morphine !. ma tête sur le billot ! les pires stratagèmes ! pour l’exercice de mon art et le grand recours des agoniques ! morphine !. morphine ! oh ! pas aisément je vous assure !. par « passeurs » !. passeurs c’est dire voyous, pire flibuste !. entre police fritz et Helvètes ! je vous raconterai. et à mes frais. bien simple, je me suis ruiné en Allemagne, rien que par mes médicaments de Suisse. il va sans dire je peux rien attendre de de Gaulle, quelque indemnité ou diplôme, ou de Monsieur Mollet. ils pensent aussi comme Herr Richter que c’aurait été béni que les boches me pendent. Achille pense pareil !. Achille lui c’est pour mes belles œuvres. le boom qu’elles feront ! les autres éditeurs aussi ! que j’aurais dû au moins !. au moins !. finir au bagne ! encore maintenant ils font ce qu’ils peuvent que je me file au gaz. ils me voient dépérir. « combien vous croyez qu’il en a ?. six mois ?. deux ans ? ». ils s’inquiètent. « ah ! il se veut de la publicité. qu’il se la fasse, foutre ! lâche ! salaud ! » ils voient moi mort tous mes livres leur jaillir des caves !. cette nouba d’Hachette !
Hé ! là ! cocotte ! ma cavale échappe !… où je vous fais encore galoper ? je vous distrais. je sortais de chez Luther, puis des baraquements de la Milice. exactement !… maintenant c’est plus de frivoler, c’est de ramener Hilda à sa mère ! elle est sûrement aux « salles d’attente » avec les copines. combien de fois je les avais virées ! et de la buvette !. damnées garces !. je les ai assez sermonnées que c’était pas leur place ! ni aux roulantes ! la place des femmes enceintes non plus !. plus enragées que toutes les autres !. la briffe, gamelles, boules ! « Faites-la revenir !. fessez-la ! faites n’importe quoi qu’elle revienne !. » vous dire si j’avais l’habitude ! « Foutez le camp ! » elles s’amusaient que je sacre et jure, le temps qu’elles se sauvent, pirouettent, galopent !. et je les retrouvais pleine rigolade, « Lili Marlène » plein d’hommes autour, à la buvette ou aux portes des trains d’artillerie. elles se sauvaient encore !. j’étais le Croquemitaine !. ça m’était bien égal, pardi !. mais le père ? il aurait peut-être voulu que je me trouve complice. là c’aurait fini d’être aimable. enfin, presque aimable. oh ! j’ai la très grande habitude de ces situations pires louches. de ces icebergs bien imminents près la bascule !. Dieu sait si les Allemands sont louches, surtout les von !… onctueux, aimables et atroces !. la gare était dans mes fonctions, côté sanitaire, poste de secours, réfugiés. alors forcément, salles d’attente et prostitution ! je devais y voir !. tout voir !. avec quels moyens ?. aucun !. tout manquait !. le soufre pour la gale. le novar pour la vérole. rien !. les capotes ?. nib !. moi aussi je pouvais cavaler !. en plus de l’Hilda !. j’avais bonne mine !. je vous parle des troupes de passage, de tous ces trains qui vont viennent pour des soi-disant raisons. y a pas de raisons !. la tradition !. tous les pays en guerre pareil, trains de troupes de passage qui vont quelque part. et reviennent de quelque part pour ailleurs. farandole des aiguillages ! poésie !. que les viandes bougent ! c’est pas qu’au ciel que ça cesse pas d’aller revenir. sur les rails pareil, trains sur trains. convois infinis. troubades et troubades, toutes les armes et tous les peuples. et les prisonniers avec !. déchaussés aussi, pieds pendant hors… assis aux portières… faim aussi ! toujours faim !… bandant aussi !… chantant aussi « Lili Marlène » !… Monténégrins, Tchécoslovènes, Armée Vlasoff, Balto-Finnois, troubades des macédoines d’Europe !… des vingt-sept armées !… que ça se fige pas ! que ça chante ! branle ! roule ! et trains blindés, canons comme ça ! dardés géants !. de ces dinosaures de canons, à deux et trois locos chacun !. et toujours plus de trains queue leu leu !. génie, artillerie. et encore d’autres convois sur convois. grives ! flopées ! pinglots hors nu-pieds et poilus. gueulant qu’on leur envoie des filles !… chantant qu’ils tiennent plus, qu’ils bandent trop !. vous dire, un sacré point de trafic, aussi bien pour les Armadas : London Munich Vienne. que pour les trains de troupes et fourgons, toute la camelote, bidoche armée, Frankfort, la Saxe, et l’Italie par le Brenner. que c’eût été pour eux qu’un jeu, une bombe qu’ils fassent éclater la gare !. marmelade !. écrabouillent tout !. non !. il fallait que ça continue ! le pire c’est que tous ces trains dont je vous parle restaient manœuvrer dans la gare. dans la gare même ! et des heures !. et des nuits entières !. et sous les hangars. s’en allaient. rappliquaient ! la voie coupée !. l’aiguillage en miettes !. tout à recommencer ! troubades au piano !. mes filles mères sur d’autres genoux !. la fête continuait ! le même tohu-bohu qu’au Lowen, sur notre palier, pour les chiottes, mais là tout en uniformes et nu-pieds. pas le temps de se rechausser, la hâte débouler des wagons, embrasser mes bavelles « gros-bides » et chanter en chœur ! et pour la fringale autre chose que nos raves !. mes poupées, la joie ! fortes gamelles saucisses patates !. vraie graisse, vrai beurre, vrai plein la lampe !. de ces roulantes vraiment tonnerre !

A suivre

18 juillet 2025

Un avocat balance l’impensable : des enfants prostitués, des réseaux protégés, des juges muets, une ASE complice

Publié par ditchlakwak dans Les "pestis" Kwak

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16 juillet 2025

Krees – Je crie ton nom Destitution – Version Longue écrite par Francis Lalanne

Publié par ditchlakwak dans A vue d'oeil
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15 juillet 2025

La MAFIA qui dirige la FRANCE !

Publié par ditchlakwak dans Vidéos

Dans cet épisode de Pas Content avec Tabibian, Paul-Antoine Martin, ancien cadre dirigeant dans un établissement public, lève le voile sur une réalité glaçante : la France ne serait pas gouvernée par ses élus, mais par une caste fermée de hauts fonctionnaires issus des grandes écoles (ENA, Polytechnique…). Organisée comme une mafia administrative, cette élite technocratique contrôle les grands secteurs de l’État via des « grands corps » (Mines, Ponts, Inspection des Finances…), jouit de privilèges déconnectés du réel, d’un emploi à vie, d’une impunité totale… et surtout d’un pouvoir bien plus durable que celui des politiques eux-mêmes. On y parle d’État profond à la française, de pantouflage, de sabotage administratif, de promotions internes par le copinage, mais aussi du déclin d’un idéal républicain au profit d’une logique de caste froide et opaque.

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