KNEECAP : CE GROUPE DE RAP QUE RETAILLEAU, LE CRIF ET LES PRO-ISRAËL VEULENT INTERDIRE
Venus des quartiers ouvriers de #Belfast, les rappeurs de #Kneecap – Mo Chara, Móglaí Bap et DJ Próvaí – mêlent anglais et gaélique pour revendiquer une culture étouffée par la domination britannique. Leur hip-hop irrévérencieux, nourri d’humour noir, de rébellion et d’anticolonialisme, les a propulsés des pubs irlandais jusqu’aux scènes de Coachella et de Sundance. Mais leur franc-parler dérange. À Los Angeles, en avril 2024, ils affichent « Fuck Israel, Free Palestine ». Depuis, c’est l’avalanche : inculpation au Royaume-Uni, concerts annulés en Allemagne, censure de la BBC à Glastonbury. En France, la polémique rebondit : Caroline Yadan réclame l’interdiction de leur passage à #RockenSeine, soutenue par Bruno #Retailleau, qui place le groupe sous haute surveillance. Comme avec Médine, la mécanique se répète : subventions coupées, festivals menacés, organisateurs intimidés. On ne censure plus frontalement : on asphyxie financièrement. De Belfast à Paris, Kneecap incarne cette contradiction criante : une démocratie qui se proclame garante de la liberté d’expression, mais sanctionne dès qu’un artiste ose rappeler que cette liberté devrait aussi valoir pour la Palestine. Quelque heures après la sortie de cette vidéo, le 21 août, c’est le #CRIF qui demande la déprogrammation du trio nord-irlandais. Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, a en effet tweeté « »En maintenant les #Kneecap, les organisateurs transforment Rock en Seine en festival de la honte ». ⚠️ Le Média est diffusé sur le canal 165 de la Freebox et sur le bouquet gratuit de Molotov TV.







