A tout prendre et sans prétention le mieux que je vous raconte tel quel !. la malignité publique saura bien sûr tout fripouiller ! sacriléger !. tout farcir d’horribles mensonges !. que moi-même, en tout, finalement, je me ferai l’effet d’un drôle de piaf !. sorte d’ectoplasmique ragoteux. revenant plus sachant. de-ci !. de-là !. l’attitude !. les mots qu’il doit dire ?. lorsque le sort vous a coincé c’est
plus que de passer aux aveux… j’en vois échéant, il en vient me voir, des dans mon cas, qui savent plus quel pied danser. et si bredouillants, et si gauches ! et qui fanfaronnent !… parole !… penauds emberlificotés !… lorsque vous êtes pris dans l’étau, qu’on vous a déchu, à l’os, à la moelle, c’est plus que de passer aux aveux !… et pas que ça traîne ! vos heures sont joliment comptées ! « bâtir à cet âge !… » et donc, raconter des histoires !. bordel ! les jeunes sont tout débiles idiots blablaveux boutonneux tout naves… soit !… les « Incarneurs de la Jeunesse » ! évident ! pour la raison qu’ils sont pas « faits ». les vieux ? tout suinteux radoteux, inimaginables de haine et d’horreur pour tout ce qui arrive ! et qui va venir !. pour la raison qu’ils le sont de trop, eux, « faits » !. camemberts verts ? vers, coulants puants, vite vite à remettre au frigidaire !. à l’office ! à la fosse ! au trou !… donc vous avez pas beaucoup de chances d’aller vous, vos pauvres turlutaines, vous placer chez ceux-ci ? ceux-là ?… chez les ganaches ?… les boutonneux ?… fiel. camomille . venin , guimauve. on vous demande rien ! personne ! nulle part !. moi vous savez ce que j’en fais !. les circonstances. l’obligation où je me trouve. les animaux et Lili___
Achille ?… Gertrut ?… bel oigne !… les deux ensemble à la même corde !. et que ça gigote fort !. et leurs cliques !. mais d’abord !. et d’un !. que je touche ! l’un ?. l’autre ?. que me fout ?. ah ! mais qu’ils partent pas sans me payer !… après ?… Dieu damne !. plus haut !. plus court !. j’irai voir leurs langues !. lequel des deux aura la plus grosse ! plus pendante !. saloperies fainéants menteurs !. mais qu’ils expirent pas sans me raquer !. jamais personne a rendu l’âme, jamais eu d’âmes fumiers pareils, dettes pendantes.
Mes imprécations avancent pas beaucoup ma belle œuvre ! mes petits chichis et misères ! vous vous en battez vous aussi ! pardi ! pardine !. retournons donc au Lowen. je vous ai laissé sur le palier. Mme Aïcha von Raumnitz. je lui ramenais sa fille, la jeune belle Hilda. peut-être serez-vous étonné ?… mais je vous parle en clinicien, embryologiste et raciste. que ce mariage d’un hobereau si accusé, si Dürer, de stature, nature, et de cette personne Aïcha, si elle, tellement Trébi-zonde !… Beyrouth !… ondulante, si brune, lascive, bovine, pas Dürer du tout. ait donné une si belle enfant ?… oh ! les croisements sont pleins de périls. d’aléas. la petite Hilda avait de l’étrange et garcerie. Beyrouth. Trébizonde. et une de ces tignasses, blond cendré !. les yeux de couleur clair bleu, fées du Nord. lui le Commandant Baron von Raumnitz, il avait fallu qu’il épouse !. il paraît !. il l’avait comme déshonorée cette Aïcha. quelque part. Beyrouth. Trébizonde. il était en mission par là. les Echelles du Levant sont terribles aux Capitaines « en missions ». Aïcha avait succombé. il paraît !. il paraît. s’il l’avait pas épousée, ramenée avec lui en Allemagne, elle subissait le sort et coutume !. elle coupait pas !. les Grands Jaloux du Proche-Orient vous ont de ces eunuques aux Hautes Œuvres !. les harems votaient pas encore. elle l’avait échappé de très juste, Aïcha !. son cas était pas tellement rare, de ces séduites du Proche-Orient, épousées par les hobereaux, la veille d’être pendues. tenez, nous à Baden-Baden et plus tard traversant l’Allemagne nous en avons avisé bien d’autres des dames du genre Aïcha proche-Orientales, Sino-Arméniennes, Mongolo-Smyrnes, devenues Landgravines. Comtesses. les attachés militaires sont pas que des rapprocheurs terribles !. ils s’enfièvrent des difficultés !. ils vous retournent Coran, Harems, Castes, Cloîtres, que c’est le Malin en uniforme !. qu’ils emportent tout !.
La preuve, les unions que ça donne, que chez ma mère, rue Marsollier, j’ai vu venir me relancer et me proposer des sommes énormes, des véritables fortunes, si je voulais un petit peu mieux comprendre les desseins, les dessous, les avantages, les profondeurs de l’Europe Nouvelle !. ces tentateurs qui venaient chez ma mère étaient aussi des sortes d’hybrides comme Aïcha, d’unions prusso-arméniennes. affaires du Diable !. comme chez nous affaires du Diable, hybrides prête à tout, Laval, Mendès. leur cousin : Nasser !. Je les questionnais, je profitais qu’ils étaient là, ces messagers. oh ! pas des quelconques bâtards !
non plus ! offensants à l’œil ! je vous parle en embryologiste… des hommes vraiment très réussis, moralement et physiquement. Colonels, et très bien placés ! pas colonels d’opérettes !… cheveux noirs asiates. la mèche ébène, comme Laval. peau bistre comme Laval. hybrides alertes, intelligents, inquiets aussi. ils avaient de quoi être inquiets ces hybrides colonels alertes. ils avaient des regards comme Laval mais en plus jeune. ils auraient pu être députés, très bien !. à Vitry ou Trébizonde. n’importe où !. remplacer Laval à Aubervilliers. remplacer Nasser au Caire. très bien ! si les hybrides me font peur, j’ai des raisons !. remplacer Trotsky à Moscou !. disponibles et des « tout allant » ces hybrides inquiets !. remplacer Peron ou Franco !. l’avenir qu’ils ont ! tenez, comme le Spears à Londres !. Mendès-France, ici !. ce qu’ils veulent ! Disraeli. Latzareff. Reynaud. l’Hitler, semi-tout, mage du Brandebourg, bâtard de César, hémi-peintre, hémi-brichanteau, crédule con marle, semi-pédé, et gaffeur comme !. avait tout de même le petit génie qu’il avait saisi les hybrides, qu’il en avait tout plein autour, qu’il les bombardait facilement : colonels ci ! colonels ça !. généraux, ministres, conseillers intimes ! d’où vous trouviez beaucoup de peaux bistres où vous les attendiez pas du tout.
Oh ! vous me demandez pas tant de détails !. certes !. que je revienne à mon histoire !. tout de même que vous compreniez pourquoi le Raumnitz von était pas si tellement raciste ! la preuve : son
mariage !. mais les remous !. si on y avait fait comprendre ! qu’il était mal marié, bougnoule !. après l’avatar de Paris qu’il était devenu l’haineux carne ! résipiscence !. l’archi boche total !. que vous pouviez tout vous attendre !. je dis !. remous !
Zut !. ma tronche !. pas Paris le scandale ! Vincennes !. ils occupaient Madame et lui un très grand très riche pavillon d’un très riche juif, parti en voyage. une demeure somptueuse en bordure du Bois, toute bourrée de meubles laques et bibelots de Chine. Palais-musée-magasin. ils s’étaient créchés admirable, les Raumnitz !. elle pouvait bien durer un siècle l’occupation !… mais patatrac !… la « nuit Wehrmacht » !… Raumnitz roupillait, et Madame. vous avez entendu parler ?… quand les soldats mutins survinrent escaladèrent le Palais, sortirent von Raumnitz de ronfler, et le fessèrent céans !… pflac !… pflac !… ligoté ! à dix troubades !… son cul tout rouge !… je vous raconte que ce qu’est connu, le complot Stulpnagel… l’opération « balcon-fessées ». en plus, le plus bath, qu’Hermann von Raumnitz était lui précisément le premier manitou Oberbefehlsuperflic des banlieues Nord, Est, et Joinville !… et tout le Bois !. et Saint-Mandé ! et la Marne !. là, le coup qu’on vienne le sortir du page, et sa femme avec, et qu’on leur file la correction ! les fesses cramoisies !. vous pensez, si ça foutait mal !. pas un de ces outrages qu’il allait pardonner jamais ! en plus, qu’il s’était fait secouer de son grade, rétrograder commandant !. vous voyez si on tombait pile !. nous !. sous sa gouverne absolue ! la gentille humeur ! nous, les 1142 !. s’il nous attendait ! rigolos ! ce qu’on mijotait ?
A suivre








