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26 octobre 2025

Mais il s’est suicidé Docteur ! (71)

« Mais il s’est suicidé Docteur ! ce porc ! ce lâche ! je l’ai connu allez, Stulpnagel !. vingt fois j’aurais pu le faire pendre ! vous m’entendez ?. vous me croyez ?. Stulpnagel ! vingt fois !. tous ceux du Château aussi ! là !. vingt fois ! et tous ceux de Siegmaringen ! aussi ! vingt fois !. traîtres ?. tous traîtres ! je les connais tous ! et Pétain ! vous me croyez, Docteur ?
— Certainement, Commandant ! Certainement !. vous devez être des mieux renseignés. mais parlez doucement. Commandant ! plus doucement !. pensez à votrre cœur !. »
Je pensais surtout que s’il se foudroyait, là, dans la colère, à côté de moi, je serais pas beau !. « Et à la gare ?. vous avez vu à la gare ? » Je voulais le faire changer de sujet.
« Oui, j’ai vu cette gare. je ne crois pas vous savez, Docteur, à ces sortes de petites émeutes. tout ça : fabriqué !. fabriqué !. des balles se perdent par-ci !. par-là !. faites attention vous-même, Docteur ! ne vous promenez pas tant par les rues.
—    Je vous remercie, Commandant ! »
Je tenais pas à ce qu’il m’en dise plus… que ce soit Brinon, lui ou Dache !… les confidences se regrettent toujours. surtout dans les moments dangereux. les confidences sont pour salons, pour belles époques conversatives, bien digestives, som-nolescentes. mais là, les excités partout, et les Armadas plein les airs, c’était jouer titiller la foudre. pas le moment des analyses ! du tout !. le moindre milligramme d’allumette. vous saviez ce qui vous arrivait !
Raumnitz, je vous l’ai dit, avait été le fier athlète. pas le petit hobereau poudré lope ! non, l’athlète olympique !. champion pour l’Allemagne, olympique de nage !. je voyais ce qu’il en restait, là, tout nu sur son lit, de l’Olympique. les muscles’fondus flasques. le squelette encore présentable. très présentable. la tête aussi. les traits Dürer. traits gravés Dürer. dur visage, pas antipathique du tout. j’ai dit. il avait sûrement été beau. les yeux, le regard boche. le regard des chiens dogues. les yeux pas laids. mais fixes. altiers, dirons. c’est rare les têtes qui ont quelque chose, qui sont pas les « tronches-omnibus ».
« Docteur, vous allez au Fidelis ?
—    Oh oui ! Commandant !. oh ! certainement ! »
Le Fidelis m’emballait pas, pour des raisons.. je
vous expliquerai.
« Je vous ferai lire une lettre !.
— Plus tard !. plus tard    voulez-vous, Commandant !. je descends ! je remonte 1
—    Vous revenez ?
—    Oh ! certainement !. oui !. enfin, j’espère.
—    Faites attention à Brinon ! croyez pas Laval !. croyez pas Pétain ! croyez pas Rochas !. croyez pas Marion !
—    J’ai pas à les croire, Commandant ! ils sont où ils sont !. vous aussi. moi aussi.
—    Tout de même, lisez-moi cette lettre ! »
Il y tient !. je regarde d’abord la signature. Boisnières. je connais ce Boisnières, il a la garde des « allaitantes » au Fidelis. la pouponnière du Fidelis. c’est lui qu’empêche qu’il se passe des choses, que ça se tienne mal, entre femmes à mômes et les « bourmans » du Fidelis… ils sont au moins trois cents flics répartis en quatre chambrées, deux étages du Fidelis, flics de toutes les provinces de France, qu’ont absolument plus rien à foutre, repliés de toutes les Préfectures. Boisnières dit Neuneuil est « de garde à la pouponnière ». policier de confiance !. « que personne pénètre ! » Neuneuil et ses fiches !. il a un fichier : trois mille noms ! il y tient comme à sa prunelle !. les fifis lui ont pris l’autre œil, combat au maquis ! vous dire s’il peut être de confiance !. je veux pas lire sa lettre, J’ai pas le temps !. je connais un peu le Boisnières-Neuneuil ! sûr il dénonce encore quelque chose. quelqu’un ! peut-être moi ?. je le connais ! un fastidieux !. borgne, galeux à furoncles, et « service-service ».
« Il dénonce encore quelqu’un ?
—    Oui, Docteur ! oui ! moi !
—    À qui ?
—    Au Chancelier Adolphe Hitler !
—    Tiens ! c’est une idée !.
—    Qu’il m’a vu partir en auto ! oui ! moi ! partir aller pêcher la truite au lieu de surveiller les Français. je ne nie rien, Docteur ! remarquez ! c’est un fait ! je suis coupable ! Neuneuil a raison ! mais vous ne voulez pas lire cette lettre ?
—    Vous m’avez tout dit Commandant !. l’essentiel !
—    Non ! pas l’essentiel !. votre compatriote Neuneuil a trouvé encore bien plus grave !. c’est son idée !. son idée ! que je sabote la « Luftwaffe » !. que je flambe vingt litres de « benzin » pour aller pêcher ma truite !. et c’est vrai ! tout à fait exact ! je ne dis rien ! tout à fait raison, votre compatriote Neuneuil !
—    Oh ! il exagère, Commandant !
—    Il a raison d’exagérer ! »
C’était pas le moment de le contredire !. dialectique, mon cul ! tous dans le même sac ! tous ! et leur damnée Luftwaffe ! pour ce qu’elle servait ! j’allais pas lui dire non plus !
« Attendez, Docteur !. attendez ! je l’ai fait venir ! »

A suivre

24 octobre 2025

Après le pet des vaches, voici… les flatulences des huîtres ! L’écologie à pleins gaz (et à pleins coquillages)

Publié par ditchlakwak dans Les "pestis" Kwak

Souvenez-vous du bon vieux temps où sauver la planète consistait à trier les poubelles et rouler moins vite sur l’autoroute. Aujourd’hui, c’est plus raffiné : les scientifiques s’inquiètent désormais… des flatulences d’huîtres. Oui, vous avez bien lu. Ces petites perles de l’océan, symbole des réveillons français, seraient en réalité des bombes à méthane. (source : Euractiv)

Apparemment, nos huîtres, en toute discrétion, pètent des gaz à effet de serre. Pas un pet mondain, non. Un pet climatique. Et pendant que les chercheurs mesurent le taux de CH₄ émis par les coquillages, le citoyen moyen se demande si on va bientôt devoir composter les fruits de mer avant de les manger.

Le changement climatique, ce grand sketch gastro-intestinal

Après les pets des vaches, les rots des huîtres, les éructations des vers de terre et, ne l’oublions pas, le soupir coupable du consommateur de kebab à 23h30, tout le monde finit suspect. À ce rythme, respirer deviendra un délit environnemental — surtout si on respire fort.

On imagine déjà le prochain GIEC : « Mesdames et messieurs, il faut agir. Trop d’huîtres flatulent. » Et Lecornu de répondre qu’un impôt sur le pet coquiller pourrait financer le deficit. Lire la suite

19 octobre 2025

Braun Pivet AVOUE le Plan Ils veulent l’Argent de vos parents!

Publié par ditchlakwak dans Les "pestis" Kwak
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19 octobre 2025

Mon Dieu (70)

Mon Dieu, que ce serait agréable de garder tout ceci pour soi !. plus dire un mot, plus rien écrire, qu’on vous foute extrêmement la paix. on irait finir quelque part au bord de la mer. pas la Côte d’Azur !. la mer vraie, l’Océan. on parlerait plus à personne, tout à fait tranquille, oublié. mais la croque, Mimile ?. trompettes et grosse caisse !. aux agrès, vieux clown ! et que ça saute ! plus haut !. plus haut ! vous êtes un petit peu attendu ! le public vous demande qu’une seule chose : que vous vous cassiez bien la gueule !
Achille m’a fait relancer hier, pourquoi je me faisais tant attendre ?. vieux merlan frit libidineux, il a jamais écrit un livre, lui !. jamais souffert de la tête, lui !. merde ! Loukoum son loufiat est venu me voir, pourquoi j’étais si grossier ?. et si fainéant ? que son cher et vénéré Achille avait englouti des sommes fabuleuses en publicité tous les genres, coquetails, autobus pavoisés, strip-teases de critiques, placards énormes à la « une », dans les journaux les plus haineux, les plus acharnés « anti-moi » pour annoncer que ça y était ! que je l’avais fini mon putain d’ours ! et puis rien du tout !. ah ! Loukoum, les bras lui tombent !. que je suis encore plus abruti plus fainéant que l’année précédente ! qu’il osera pas le dire à Achille !… ce coup au pauvre vieillard !… qu’il osera jamais !… les égards qu’ils ont l’un pour l’autre !… même pour Gertrut, leur concurrent, monocle bleu ciel !… moi là je suis le trouble-fête, le fléau mauvaise foi cynique saboteur, mal embouché désastreux pitre.
Si je pouvais penser un petit peu qu’Achille doit partir à Dax. et revenir par Aix et Enghien ! et qu’il est pas jeune ! qu’il aura cent ans en juillet !. et qu’il voulait pas s’en aller avant que cette histoire ! soit réglée, tous mes manuscrits dans sa cavel qu’il a déjà  renoncé pour moi, à Marienbad. à Evian !… qu’il va  tout juste au Luxembourg. aux Champs-Elysées. que Guignol l’amuse même plus !. ni le petit chemin de fer du Bois. tellement il se ronge des sommes qu’il a engagées, placées pour ma gloire !. et que je m’en fous !. que j’ai pas la moindre conscience !. à la fourrière, l’ours !
« Loukoum ! Loukoum ! un taxi ! vite ! » Il est surpris mais il se lève. il me suit. le jardin. le trottoir.
« Chauffeur ! chauffeur !. Monsieur à Lourdes ! à Lourdes, chauffeur ! vite ! vite ! »
Ah ! il venait me secouer l’apathie ! je vais le guérir moi ! Lourdes ! pas Lourdes ! qu’ils y aillent tous les trois ! quatre ! à Lourdes ! qu’ils s’ennuient pas ! moi j’ai mieux à faire, un petit peu ! je vous parlais de là-bas, du palier.
Je pouvais penser qu’après Papillon et Clotilde et l’évêque cathare et le faux médecin et l’opéré et l’espèce de tuerie de la gare, ça pouvait suffire. un moment. qu’on avait droit à un peu de calme. enfin, à plus tant de Strasbourgeois, ce ramas de scandaleux tous les genres, énergumènes, gueulards, commères, chienlits, faux-ceci. faux-cela. mais, pas du tout !. il en grimpait toujours d’autres, et de plus en plus !. de la rue. de la brasserie. de partout !. les uns sur les autres ! ils obstruaient l’escalier, ils faisaient bouchon. essayer d’aller à l’encontre c’était se faire piler, laminer !. c’est qu’ils étaient furieux en plus, qu’ils voulaient tout, et tout de suite ! manger, dormir, boire, pisser !. et ils le criaient ! fastidieux en rage !
pisser, boire, bouffer !… chez nous !… je me risque… « laissez-moi passer !… non ! non ! non ! amène-toi, eh ! fiote !    arrive, eh !    ordure !… arrive sanguinaire !… » L’effet que je leur fais, leur sentiment. mon prestige. il a pas beaucoup relevé depuis, mon prestige !… mais là, l’urgence !… je devais aller au Château. tant pis ! plus tard ! et le Raumnitz ?. le palier au-dessus !. je monte donc, je descend pas. la chambre 28, toc ! toc ! toc !… herein !… il est allongé. il fume.
« Je vous ai défendu de fumer, Commandant ! » J’attaque !. je le fais rire quand je lui défends ceci. cela. pourtant c’est la seule façon. l’aplatissement, ils se permettent tout.
« Déshabillez-vous, Commandant ! votre piqûre ! » Presque tous les jours je lui injecte ses 2 c.c. oh ! il a besoin !. pas du luxe !. essoufflement. faux pas. au bord du vilain incident. là, allongé sur ce lit, à poil, il est comme il est, ancien athlète épuisé. les chevilles enflées. je l’ausculte. le cœur. le cœur ment jamais. il dit ce qu’il est à qui l’écoute.
« Alors, Docteur ?
— Oh ! je vous ai dit !. cinq gouttes dans un quart de verre d’eau, cinq jours de suite. et puis l’huile camphrée, votre piqûre. et puis repos !. plus de fatigues !. et plus fumer !. surtout, plus fumer ! » C’est pas l’homme antipathique, je peux pas dire, von Raumnitz. c’est le boche à prendre comme il est. d’où il est !. j’ai été chez eux ces boches-là, Nord Prusse. Brandebourg. j’y ai été tout petit, à ans. et plus tard, comme interné. j’aime pas le patelin, mais enfin. c’est de la plaine de terre pauvre et sables, entre de ces forêts !. terre à patates, cochons et reîtres. et des plaines à orages ! pardon ! dont on a pas idée ici !. et de ces forêts de séquoias dont on n’a pas l’idée non plus !. la hauteur de ces géants ! cent trente mètres !. vous me direz : et en Afrique ?. oh ! pas pareil !. pas des séquoias ! pensez je m’y connais un peu !. Je connais trop de lieux !. des lieux immenses. des lieux minuscules. je connais la Prusse des von Raumnitz. pas des paysages à touristes !. lugubres petits lacs, forêts encore plus funèbres. comme il est Raumnitz. d’où il vient… prusco-fourbe hobereau cruel sinistre et cochon… et puis tout de même des bons côtés. une certaine grandeur. le côté Graal, Ordre Teutonique. vous pensez ce coup de Vincennes, la fessée de Vincennes, l’avait foutu une fois pour toutes dans une de ces haines et bouderies que moi pourtant qui sais faire rire je devais m’employer un petit peu pour qu’il se foute pas complet en quart, et me bute !. je voyais le moment !. céans !. surtout où j’avais à faire. la ridiculerie de son derrière. la preuve, je lui demandais toujours s’il avait encore mal là !. et là ?. ils avaient pas dû que le fesser, sûrement y avait eu des coups de crosse !. je voyais les marques, les ecchymoses. je l’injectais juste à côté. je voulais qu’il se présente sur le flanc. ah, ils l’avaient pas ménagé !. ça me faisait souvenir des certificats. « je soussigné, etc. avoir observé, etc. ecchymoses, suffusions sanguines, marques de coups. agression dont Mme Pellefroid nous dit avoir élé victime. le. le. le. etc. » Sartrouville. Clichy. Bezons. je lui proposais à lui aussi ! « agression dont il nous dit avoir été victime. etc. » plaisanterie osée !

A suivre

14 octobre 2025

Interviews sans drapeau français

Publié par ditchlakwak dans Divers

Emmanuel Macron, interviews sans drapeau français : bienvenue dans l’Europe façon IVème Reich en kit

On connaissait l’art de la mise en scène politique, mais Emmanuel Macron vient d’inventer un nouveau concept : l’interview sans France.
Imaginez le décor : pas de bleu-blanc-rouge à l’horizon, remplacé par l’éternel drapeau européen (celui avec ses petites étoiles façon pyjama pour technocrates) et, comble du chic, un drapeau allemand pour faire bonne mesure. Pendant ce temps, le tricolore reste planqué au vestiaire. Comme si la République elle-même avait été priée de rester hors champ, histoire de ne pas gâcher le cadre cosmopolite.

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