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31 décembre 2025

Allocution du Présidinde pour la nouvelle année 2026

Publié par ditchlakwak dans Humour
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28 décembre 2025

Angelina Jordan – Suspicious Minds (Elvis Presley Cover)

Publié par ditchlakwak dans "Musi-Kwak"
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28 décembre 2025

Je grimpe donc (80)

Je grimpe donc tout mon monde au « sixième », Delaunys, sa femme, Lili… Delaunys, sa femme, se grattent encore plus que nous. ils ont renforcé leur gale, là-bas. j’ai vu bien des gales, mais là du Camp et des broussailles ils ont rapporté de ces insectes !. positivement labourants !. des gales « terrassières » !. en plus des cloques, ecchymoses, ils étaient plus que tout sillons de gale, zigzags, quadrillures.
« Vous n’avez pas de pommade, Docteur ?
—    Oh ! mais nous en aurons bientôt, madame ! »
Je la rassure !. je veux pas qu’ils s’arrêtent à se gratter, qu’ils restent en panne à réfléchir. qu’ils restent en panne à réfléchir. qu’ils arrivent ! qu’ils montent !. ça y est !. on y est ! nous voilà ! la très spacieuse salle de musique. dite de Neptune.
« Oh ! fort joli !. oh ! splendide ! »
Ils se récrient. il est ravi.
« Et très bonne acoustique, j’espère ?
—    Admirable, monsieur Delaunys ! »
En fait, les princes Hohenzollern avaient vraiment pas lésiné. une salle, bien 200 mètres de long, toute drapée brocarts roses et gris. et tout au fond là-bas en scène la statue porphyre de Neptune. brandissant trident !. pas comme ça !. campé dans une formidable conque, albâtre et granit !.
Oh ! ça y est !. tout de suite, j’ai saisi !
« Tenez, Delaunys, vous voyez !. M. de Brinon vous permet !. vous n’aurez plus besoin de sortir !. vous coucherez dans la coquille !. là-bas ! tous les deux !. vous voyez ?. plus besoin de sortir !. ils vous ramasseraient pour Cissen !. ils vous ramèneraient à Cissen !. je vous apporterai des couvertures !. personne vous verra !. vous serez bien mieux qu’au Fidelis !… »
Ils demandaient qu’à être convaincus.
« Certainement, Docteur ! Certainement !
—    Vous nous apporterez de la pommade ?
Oh oui ! Madame !. dès demain matin ! »
Je vous raconte, exactement.
Juste au moment, Bridoux passe !. le général Bridoux, botté, éperonné !. fringant. il traversait toute la salle de bout en bout, l’heure du déjeuner, la table des ministres… une ! deux ! une ! deux ! tous les jours ! à midi précis ! et tous les midi précis, il faisait la même observation. « dehors ! dehors ! » il pouvait pas voir Lili danser dans cette salle ! enfermée !… pas brutal mais autoritaire !. dehors elle avait les terrasses, bigre ! et quelles terrasses !… la vue, l’air de toute la vallée !… Ministre de la Guerre et général de cavalerie !… « dehors !… dehors ! »
Lui, il s’était sauvé de Berlin !…    « dehors !
dehors ! » devant les Russes. plus tard il s’est sauvé
du Val-de-Grâce devant les fifis___    « dehors !…
dehors ! »… et il a fini à Madrid. « dehors ! dehors ! » c’est toute la vie « dehors ! dehors ! ».
Toujours une chose, j’avais casé les Delaunys… ils sont restés peut-être un mois dans la coquille à Neptune. nourris au Stam par Lili.. couchés dans des couvertures qu’on leur avait amenées du Lowen… Bridoux et eux s’entendaient bien. ils sortaient sur la terrasse pour lui faire plaisir. après il s’est passé des choses. beaucoup de choses. je vous raconterai.
Je laisse Lili à travailler, répéter ses danses avec le couple Delaunys, ses numéros pour la Fête. il s’agit plus de plaisanter. à fond « ça va de soi » !… chaconnes, passe-pieds, rigodons !… un moment y a plus que du sérieux. pas faire basculer la marmite !… que vous verriez plus que les diables ! la « Reprise des Ardennes » ?… certainement ! tous les Ambassadeurs y seront !… bien sûr !… le triomphe de l’Armée Rundstedt ? ah ! là là ! Triomphe, c’est peu dire !
En fait d’ambassade, une seule. celle du Japon. et un seul consulat, celui d’Italie. peut-être encore celui de Vichy ?. le rescapé de Dresde ?. aussi, l’ambassadeur d’Allemagne ?    Hoffmann ?…
l’accrédité auprès de Brinon… Otto Abetz était plus rien. limogé. limogé Abetz donnait encore, malgré tout, tantôt ici, tantôt là, des sortes de petites « surprise-partys » !… oh, bien anodines, innocentes. la Chancellerie du Grand Reich avait trouvé pour les Français de Siegmaringen une certaine façon d’exister, ni absolument fictive, ni absolument réelle, qui sans engager l’avenir, tenait tout de même compte du passé. statut fictif, « mi-Quarantaine-mi-opérette » pour l’établissement duquel M. Sixte, notre grand  directeur contentieux des Affaires Etrangères, Berlin,  avait puisé tous les motifs dans tous les précédents  possibles : Révocation des Édits, Palatinat, Huguenots, guerre de Succession d’Espagne… finalement nous étions reconnus à titre précaire-exceptionnel « réfugiés en enclave française » à condition de. de. tout de même en « enclave française » ! la preuve : nos timbres (portraits de Pétain), sa Milice, en uniforme, et notre haut flottant drapeau ! et notre « réveil » au clairon !… mais notre « enclave exceptionnelle », elle-même enclave en territoire prusco-badois. attention ! ce territoire encore lui-même enclave précise « Sud-Wurtemberg » ! je vous mets au courant de ces chichis. la totale unité de l’Allemagne date que d’Hitler et pas si tellement unifiée ! la preuve : vous aviez des trains qui pour passer d’Allemagne en Suisse traversaient dix fois la frontière, la même, en pas un quart d’heure. landers, boucles, lieux-dits, lits de rivière. zut !. je rabâche !.
Toujours est-il question de la Fête nous étions pauvres en ambassades. le Japon seul ?. on pouvait inviter Abetz, certes !. ambassadeur de qui ?. de quoi ? il se déplaçait qu’en a gazogène » Abetz. vous le voyiez partout !. trois cents mètres : en panne !. trois cents mètres encore : une autre panne !. sa grosse tête toute bossuée fêlée, toute bouillonnante d’idées, toutes fausses. tout Paris connaissait Abetz, je le connaissais vraiment très peu. nous n’étions pas en sympathie. certainement rien à nous dire. on le voyait guère qu’entouré de « clients ». courtisans, clients-courtisans de toutes les Cours !. les mêmes ou leurs frères. vous pouvez aller chez Mendès. Churchill, Nasser ou Khrouchtchev. les mêmes ou leurs frères ! Versailles, Kremlin, Vel’d’Hiv’, Salle des Ventes. chez Laval ! de Gaulle !. vous pensez !.  éminences grises, voyous, verreux, Académistes ou  Tiers-Etat, pluri-sexués, rigoristes ou proxénétistes, bouffeurs de croûtons ou d’hosties, vous les verrez toujours sibylles, toujours renaissants, de siècle en siècle !. continuité des Pouvoirs !. vous cherchez certain petit poison ?. tel document ?. ce gros chandelier ?. ou ce petit boudoir ? ce groom dodu ?… il est à vous ! un clin d’œil ! vous l’avez là !… tout et tout !… Agobart, évêque de Lyon (632) se plaignait déjà, rentrant de Clichy (Cour de Dagobert) que c’était, cette Cour, un de ces bouges ! ramassis de voleurs et pétasses !… qu’il y revienne en 3o6o Agobart de Lyon !… voleurs et pétasses ! il retrouvera les mêmes ! pardi !… Éminences-Grooms et morues de Cours !

A suivre

 

25 décembre 2025

Christmas in Tartaria! Strange, Rare & Exclusive photos from the 1860s – 1900s. Christmas Post-Reset

Publié par ditchlakwak dans Divers
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21 décembre 2025

Mme Mitre comprenait les choses. bien mieux que Brinon. (79)

Mme Mitre comprenait les choses. bien mieux que Brinon.
La reprise des Ardennes. Fête du Triomphe de Rundstedt. où il avait pris tout ça ?. M. Lan-gouvé peut-être ?. le chef d’orchestre ?. Langouvé était un peu braque, mais pas si tellement. ou alors, c’était à
Cissen ?… les autres « bûcherons de choc » ? ils avaient pas fait que lui sonner le tromblon, ils y avaient mis la « fête » dedans. qu’on était en Apothéose.
Je fais signe à sa femme qu’elle vienne, qu’ils me suivent. je fais signe à Lili aussi. je lui annonce.
« Tu vas répéter Lili !. »
Le tout, avec les personnes un peu dingues, jamais les heurter en rien !. de faire tout comme si « ça va de soi ». jamais heurter !. les bêtes non plus !. jamais de surprises !. toujours « ça va de soi » !. naturel !. entendu !. incisions, piqûres, bistouri. pareil !. « ça va de soi » !. oh ! mais extrême attention !. un quart de milli en deci !. çà !. vous avez le diable et sa marmite ! les meutes déchaînées !. les émotions bouillent, bouillonnent, emportent tout ! votre opéré se sauve en gueulant, ventre grand ouvert, traînant ses tripes. emportant tout ! bistouris, masque, ballon, compresses !. viscères au vent !. tout par votre faute !. de même en votre intimité : votre demoiselle pâmée d’amour vous voyez souvent tourner colère assassine ! « Satyre, violeur, monstre ! » vous en revenez pas ! l’arrogance de cette fille soumise !. un petit doigt de trop quelque part !. bon !.
Vous êtes roi, mettons !. votre peuple bien-pensant, boiveur, bâfreur, vous fout la paix. d’un sursaut :    pétarade partout !. vous secoue la
Bastille !. emporte votre régime ! le Pont-Neuf et la Grande Armée ! vous avez dit le petit mot de trop ! sorti du grand charme « ça va de soi » !.
Moi là, je peux dire sans me vanter, je suis sur mes gardes, pas d’impair ! je les ai emmenés très naturel, Delaunys, sa femme, et Lili. nous sommes sortis du Lowen au nez du schuppo. Raumnitz befehl ! chutt !. il salue !. ça va !. au Château direct ! nous montons, ascenseur !. d’abord Mme Mitre !. c’est elle qui compte au fond. c’est elle !. je lui expose le cas. les deux sont là, à la porte, ils m’attendent. Mme Mitre comprend tout, tout de suite. « Vous savez Docteur, l’Ambassadeur en ce moment !. »
Toujours pour une raison une autre, « l’ambassadeur, en ce moment ! » là je tombe vraiment mal, sa femme née Ulmann, vient juste de lui téléphoner, de Constance, qu’il devrait ci !… qu’il devrait ça !… oh ! la très grande influence, Mme née Ulmann ! soi-disant qu’elle approuvait pas la politique de son mari. pur chiqué, que disait Pellepoix, qui les connaissait parfaitement, qu’ils se chamaillaient pour la galerie, mais qu’ils faisaient partie tous les deux de la « Très-haute-Conjuration ». possible !… mais une chose certaine, finalement, lui qu’a été flingué, elle pas.
Je l’ai déjà dit, avec moi Brinon s’est toujours montré parfaitement régulier. pas cordial, non !. mais régulier. il aurait pu me tenir rigueur que j’avais pas le « très haut moral », que j’écrivais pas dans La France, que je voyais pas les boches vainqueurs. que je tenais des propos très libres. que je jouais pas le jeu !. lui, quel jeu il jouait ? j’ai jamais su !. toujours est-il il m’a jamais rien demandé !. il aurait pu !. médecin, c’est tout !. oh ! pour pratiquer, je pratiquais !. si je l’ai connu dans toutes ses ruelles, impasses, mansardes, ce bourg Hohenzollern ! porter mes bonnes paroles ci ! là !. Brinon m’a laissé bien tranquille question politique. c’est rare !. généralement les « haut placés » du « double jeu » n’ont de cesse que vous soyez bien guignol, gesticulateur bien mouillé. quelque fois on a eu de petits mots à propos des lettres de Berlin, de la Chancellerie. lettres où il était question de médecine. et de mes propos ici. et là.
Qu’en pensez-vous monsieur de Brinon ?
— Rien !. je vous lis les lettres de Berlin. c’est tout. »
Comme disait Bonnard :    Brinon, animal des
cavernes !. terrible ténébreux !. vous n’aviez rien à en tirer. tout de même six mois avant la fin, je venais encore lui parler de pommade soufrée. et de mercure. « oh ! Docteur allez ! dans six mois tout ça sera fini ! ». je lui demandais pas dans quel sens. jamais il m’a rien dit de rien.
Moi là une chose, avec mon Delaunys en loques, je tombais pile !.
« Que voulez-vous de l’Ambassadeur, Docteur ?
—    Qu’ils puissent rester au Château parce que s’ils
retournent au    Lowen,    vous connaissez von
Raumnitz ?… »
Certainement, elle le connaissait. et ses petites manières. j’en parlais pas, elle non plus. elle savait très bien.
Je brusque !. zut !. j ’ose !
« Je les monte à la salle de musique !. ils seront bien sages !. j’en réponds !. ils répéteront. je les caserai. ils bougeront pas !. ils coucheront là-haut. Lili leur portera leur Stam. Lili danse là-haut. je dirai aux larbins, je préviendrai Bridoux, je préviendrai tout le monde que c’est pour le grand festival !. ça va ?. »
Mme Mitre avait pas idée.
« Quel grand festival ?
—    Oh ! lui ! son idée !. le banquet pour la « reprise des Ardennes » !
Mme Mitre comprend pas du tout. elle me regarde. je suis devenu aussi un peu drôle ?
—    Non, madame Mitre ! non ! c’est le prétexte !. je déménage pas, mais lui il y croit à la Fête ! il est certain !. et qu’il passera « premier pupitre » ! ce soir-là ! son rêve !. promesse de M. Langouvé !., vous comprenez ? »
Elle comprend un peu.
« Mais, madame Mitre, écoutez-moi. si je les ramène au Lowen. »
Oh ! ça elle comprend.
« Vous savez comme on les a reçus à Cissen ? battus comme plâtre !. lui forcément, sait plus très bien. l’ébranlement !. à son âge !. vous pouvez lui regarder la tête !.
—    Oh ! Docteur ! Docteur, je vous crois !. donc, je dirai à M. de Brinon qu’il a un orchestre qui répète. pour une soirée de bienfaisance.
—    Très bien ! certainement !. merci, madame Mitre !. il passe pas grand monde là-haut. personne, sauf Bridoux. et les domestiques. il fait froid là-haut. si quelqu’un demande je dirai : c’est la « reprise des Ardennes ». la grande fête !. au revoir, madame Mitre ! »

A suivre

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