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18 janvier 2026

Max Cooper – My Mind Is Slipping (Official video by Jean-Baptiste Friquet)

Publié par ditchlakwak dans Vidéos
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18 janvier 2026

Je voyais l’Abetz (83)

Je voyais l’Abetz, son enthousiasme, à nous raconter ce que ça serait. ce formidable ensemble statuaire !. il en avait les joues toutes rouges. pas d’alcool !. y avait que de l’eau minérale, j’ai dit. d’enthousiasme pur !. il se levait pour mieux raconter, nous mimer camper Charlemagne, ses preux !. ses preux : Rundstedt. Roland. Dar-nand. je me disais : ça va !. il va se fatiguer. je partirai en douce !. basta !. au moment un larbin lui chuchote. qu’est-ce que c’est ?… quelqu’un !… M. de Chateaubriant est là !… Alphonse !… il désire parler à monsieur l’Ambassadeur !
« Qu’il entre !… qu’il entre !… »
Alphonse de Chateaubriant !. le larbin le précède. le voici ! il boite !… il entre. notre dernière rencontre, à Baden-Baden, il boitait moins, je crois. à l’Hôtel Brenner. il avait le même chien, un vraiment très bel épagneul. il était habillé pareil, lui. en personnage de son roman. depuis son film « Monsieur des Lourdines ». il change plusde costume. le personnage. ample cape brune, souliers pour la chasse. oh ! mais ! oh si !. le feutretyrolien est nouveau !. la petite plume ! d’une main l’épagneul en laisse, l’autre main, un piolet !. où il allait comme ça, Alphonse ?. il nous le dit tout de suite. je vous oubliais : sa barbouse !. depuis Baden-Baden, ce qu’il avait pris comme barbe !. une barbe de druide !. elle était que barbe mondaine là-bas, maintenant drue, grise, hirsute. envahissante !. vous lui voyiez plus la figure. plus que les yeux.
« Mon cher Abetz ! mon cher Céline ! »
La même voix qu’à Baden-Baden. très chaleureuse !. l’urgence affectueuse !
« Pardonnez-moi ! j’arrive ici !. j’ai tout fait pour vous prévenir, mon cher Abetz ! hélas !
—    Mais voyons, Chateaubriant ! mais vous êtes chez vous !
—    Vous êtes trop bon, cher Abetz ! nous étions chez nous ! »
Là, de ces soupirs !
« Oui je peux le dire ?. notre chalet est occupé !
—    Ah ?. ah ?
—    Oui ! j’ai dû fuir !. ils sont chez nous !
—    Qui, ils ? »
Je demande. qu’on rigole !.
« L’armée Leclerc, voyons Céline ! Oh ! mais nullement abattu, cher Céline ! je les ai vus !. j’ai vu les noirs !. soit !. les noirs nous provoquent ? la guerre totale ? soit, n’est-ce pas Abetz !
—    Oh ! certainement ! certainement ! » Alphonse ! »
Alphonse ne demande qu’à être applaudi ! le voilà
relancé !
« Comprenez ! comprenez Céline ! comme je l’ai écrit : la victoire appartiendra à l’âme la plus hautement trempée !… la spiritualité d’acier !… nous avons cette qualité d’âme, n’est-ce pas Abetz ?
—    Oh ! certainement, Chateaubriant ! »
Abetz ne va pas le contredire !
« L’âme !… l’âme, notre arme, la bombe. je l’ai ! je l’aurai ! »
Zut ! je veux qu’il me dise tout !…
« Quelle bombe, Alphonse ?
—    Comprenez-moi mon cher Céline ! avec quelques compagnons « de choc », nous avons choisi notre endroit !. oh ! j’ai connu d’autres épreuves ! »
Il se recueille. trois très énormes profonds soupirs !. et il reprend.
« Un endroit, une vallée absolument inaccessible, très étroite, un Cirque, nous dirons, entre trois sommets. au fond du Tyrol !. et là ! là Céline !. nous nous isolons !. vous me comprenez ?. nous nous concentrons !. nous mettons au point notre bombe ! »
Hoffmann comprend pas bien.
« Avec quoi votre bombe ?
—    Oh ! cher Hoffmann !. pas une bombe d’acier ! ni dynamite !. mille fois non !. une bombe de concentration ! de foi ! Hoffmann !
—    Alors ?
—    Un message !. une terrible bombe morale !. n’est-ce pas Abetz ?. la religion chrétienne a-t-elle triomphé autrement ? une terrible bombe morale !. n’est-ce pas, Céline ?. exact ?.
—    Oh ! certainement ! certainement ! »
Nous étions tous bien de son avis.
Pour ça le piolet, le petit chapeau et son Commando « au Tyrol ».
Rien à dire !
Abetz pour lui, la victoire, par bombe ou sans bombe, c’était une affaire « ça va de soi » !. pourvu que son mouvement tienne ! son Charlemagne formidable ! l’axe Aix-la-Chapelle-Courbevoie ! sa marotte !
« Vous voyez, Chateaubriant, n’est-ce pas ?. vous voyez bien où je veux dire ?
—    Oh ! très bien !
—    Vous ne le voyez pas ailleurs ?
—    Oh certainement non, cher Abetz ! parfait !
—    Alors n’est-ce pas je peux compter sur vous ! pour une Ode ! vous serez l’Aède à l’Honneur ! l’Ode à l’Europe ! »

A suivre

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