Pêle-mêle

15 mars 2026

Parlant de la boutique Sabiani (91)

Parlant de la boutique Sabiani, il m’est advenu vers ce moment-là un certain petit tour bien toc. une vraie saloperie du Château !. la cabale pour virer Luchaire. là, ils me trouvaient parfait médecin !. un complot de ministres. je devais le trouver tuberculeux, contagieux, dangereux. à évacuer, et tout de suite !. oh ! je refusai !. je marche jamais dans les histoires louches. surtout que de fil en aiguille je savais pas du tout si ils cherchaient pas à moi m’avoir !. à me faire évacuer moi, d’abord !. comme Ménétrel !. oh ! un moment c’est plus que de ça ! vous faire disparaître !. la maladie générale !. que vous avez fait ceci !. cela !. toc , il m’est advenu vers ce moment-là un certain petit tour bien toc. une vraie saloperie du Château !. la cabale pour virer Luchaire. là, ils me trouvaient parfait médecin !. un complot de ministres. je devais le trouver tuberculeux, contagieux, dangereux. à évacuer, et tout de suite !. oh ! je refusai !. je marche jamais dans les histoires louches. surtout que de fil en aiguille je savais pas du tout si ils cherchaient pas à moi m’avoir !. à me faire évacuer moi, d’abord !. comme Ménétrel !. oh ! un moment c’est plus que de ça ! vous faire disparaître !. la maladie générale !. que vous avez fait ceci !. cela !. toc !
Ah ! encore une autre ! au Château !. une autre salade !. une fille d’un ministre, en cloque ! il s’agissait qu’elle se marie ! dare-dare ! le jeune homme était là. un zazou. il voulait bien. mais le hic ! le maire boche de Siegmaringen voulait le consentement des parents !. consentement écrit !. les parents du zazou en France, à Bagnoles-les-Bains !… comment obtenir cet écrit ?… on pouvait pas le demander aux Sénégalais de Strasbourg ! ni aux F.T.P. d’Annemasse !… le Burgmeister un têtu, voulait absolument ce papier !… Voilà qu’on travaille Lili___je vois venir le travail. la mère en larmes. la bouille toute trempée de rouge à lèvres. elle monte au Lowen supplier. supplier Lili  qu’elle survivra pas au scandale !_ qu’elle sera la « noyée du Danube » !_ en mère éplorée ! que je fasse quelque chose !_ qu’elle Lili me fasse faire quelque chose ! en bref, en net, que j’avorte la fille !_ pensez !_ je vois encore une petite drôlerie : Céline l’avorteur !_ gentiment d’abord, et puis fermement, je l’envoie foutre !_ la haine encore que j’écope ! mon compte était bon tous les sens !_ une haine, je crois, qui me poursuit vingt ans après !_ on m’en fout toujours des vaches coups pour cet avortement refusé… je reconnais à certaines rumeurs… ici_ là_ les petits à-côtés marrants des grands bouleversements d’Histoire, exodes, paniques générales, c’est les fournisseurs qu’on retrouve plus !_ masseurs, pédicures, avorteurs_ les adultères et « doux aveux » se retrouvent partout !_ comme on veut ! mais le « chiropract » habituel. là, vous avez du désespoir ! la dame éperdue !_ les hommes forniquent comme ils respirent mais le « chiropract » ? l’avorteur ? des gants ! minute !_ les doux aveux tant que vous voulez. mais la sonde ? il est difficile dans un zoo de faire que les bestioles se reproduisent, mais les pires condamnés à mort, même traqués par l’armée Leclerc, même tous les fifis plein les bois, et toute la R.A.F. sur le crâne, tonnante, jour et nuit, leur enlève pas l’envie de saillir !_ oh ! que non !_ j’allais pas encore en plus m’embarrasser des petits écoulements, petits tabès, et chancres mous ! non !_ tout ça pouvait très bien attendre ! le retour en France, d’une façon, l’autre ! d’abord je les soignerais avec quoi ?_ j’avais rien !_ leur conseiller de plus coïter ?_ il faut jamais rien conseiller ! qu’ils se grattent, baisent, labourent, mijotent, pourrissent !_ et hardi ! les gens vous en veulent à mort pour n’importe quel petit conseil !_ regardez un petit peu la France, j’y ai assez dit en long en large la gueule qu’elle aurait un moment ! et regardez comme elle m’a traité !… l’état qu’elle m’a mis ! moi ! juste le seul qui voyait juste !… et les plus pires désastreux cons, si fiers à présent ! cocoriquant haut du fumier, l’effroyable décombre ! à Siegmaringen, je dois dire, je commençais à bien me modérer : trente-cinq ans que j’étais victime, je commençais à me méfier un peu ! alas ! alas ! les jeux étaient faits ! tout dit !. c’est vous empaler qu’on vous veut !… commandos Darnand ou fifis, tueurs à Restif, ou noirs à Leclerc !… vos avis intéressent personne, sauf les discuteurs infinis. « qui vous a acheté ? combien vous avez touché ?… vendu à celui-ci ?… celui-là ?… » ramolo, c’est sûr ! sale vieux birbe !… oh je savais ! et très bien !… je m’occupais guère plus que des urgences. du coup ils étaient tous « urgents » !… râleurs et provocateurs et bourriques, en même temps qu’extrêmement malades !… gentils clients !.
Bast ! les pithécanthropes changent de mythe ! vous parlez si le sang va gicler ! si les coutelas sont un peu prêts ! bast !. bast !. douze cents milliards d’alcool, sifflés, bast ! vous font passer sur bien des choses !
Mais voici un autre pataquès !… au « troisième », au-dessus des Raumnitz, au 91 je soignais un M. Miller, originaire de Marseille, tuberculeux alité, grosses hémoptysies. heureusement, tout de même, j’avais un peu de « rétropituine ». pas tombée du ciel !. planquée dans ma poche, et de Bezons !. je faisais ce que je pouvais. de jour et de nuit. ce M. Miller de Marseille, occupait là-bas, paraît-il, un très haut poste. à la Sûreté. bon !. je tenais pas à en savoir plus. toujours est-il que Herr Frucht râlait drôlement qu’il occupe un lit au Lowen, qu’il pourrait infecter l’hôtel avec ses crachats et sa toux !. lui, que ses chiottes débordaient à flots, cascadaient plein l’escalier !. mon malade qu’était le dangereux ! querelle d’Allemand !. que sa chambre serait inhabitable !. que je devrais le faire rentrer en France !. et ce M. Miller, de Marseille, était pas dangereux du tout !. on avait autre chose sur le rab !. je voyais là encore une cabale, comme pour Luchaire. certes je voulais bien qu’il s’en aille M. Miller de Marseille. mais tuberculeux, le caser où ? je vais trouver la doctoresse, une boche, « führerine » pour tout ce qu’était « tuberculose »… la doctoresse Kleindienst, celle-là vraiment antifrançaise !… elle m’envoie foutre !… j’en avais pas à être surpris, elle m’avait toujours tout refusé !… j’avais été cent fois la voir pour mes ouvrières à « pneumothorax ». et y en avait !… travailleuses françaises en usines. pour un quart de beurre !… une livre de sucre !… non !… non !… et j’étais parfaitement au fait qu’elle casait comme elle voulait, des bien moins tuberculeux, des familles entières du Château, au grand Sana Saint-Blasien, Forêt Noire. « qu’il retourne en France. » tout ce qu’elle me conseillait !. le Sana S.S. Saint-Blasien était pas pour mes malades !. bientôt la cabale, je voyais venir, les pétitions dans tout l’hôtel et la brasserie, que ce Miller retourne chez lui ! à Marseille ! qu’on l’expédie !. et moi avec !. qu’on nous foute nous deux à la porte ! nous trois, Lili et Bébert ! ou dans un camp !. je voyais ça. Cissen !. oh ! ils y pensaient, certainement ! tous les quatre !. Le Vigan avec !. je parais un peu exagérer. du tout ! du tout !. j’étais pas sûr de Brinon. et pas sûr du tout des Raumnitz. et malgré le cyanure, pas du tout de Laval. ni de Bichelonne.

A suivre

Laisser un commentaire

lescroco2010 |
edemos |
Rituel amour retour |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Exos et mandas passion
| BELTOGOMAG
| tout et n'importe quoi