Pêle-mêle

26 avril 2026

Je revois plus nulle part les zazous (97)

Je revois plus nulle part les zazous. pas plus qu’on reverra Louis XVI place de la Concorde. Les Chinois seront pas à regarder si ils retrouvent l’endroit de l’échafaud.
Que je revienne à ma pâtisserie. je vous dis donc, Restif était là, avec nous, attentif, discret. il n’avait en lui, rien de spécial. j’ai connu grand nombre d’assassins, et je les ai vus de près, de très près. en l’endroit où tout le bluff tombe, en cellule. pas des similis, des bavards. des vrais, des récidivistes. ils avaient quelque chose, si vous les regardiez attentif, de jour et de nuit… je vous parle en « cellule de force », que vous leur trouviez tout de même, drôle. mais lui, Restif, pas du tout !… pas le plus petit tic !… et pourtant !… pourtant !… plus tard. je l’ai vu en crise. je vous raconterai. en accès. absolument en état fauve ! mais là, nous parlant à la pâtisserie Kleindienst absolument bien convenable, normal. les autres à côté, les « espoirs », l’autre guéridon, eux qu’étaient pas convenables du tout, vachement pétulants ! scandaleux ! le choc des « programmes » ! leur reconditionnement de l’Europe !. ce qu’il faudrait faire, ce qu’il faudrait pas ! sectaires terribles ! néos-Bucard !. néos-P.P.F. !. néos-Cocos ! néostout ! les hommes nouveaux, les superforces, eux que toute la France attendait !. l’élite de Siegmaringen ! leur premier devoir : la « 4e » pure ! inflexible ! que le monde entier se le tienne pour dit ! la « 4e Intransigeante » !. et ils se nomment déjà tous ministres ! là, illico ! ils étaient déjà à Versailles ! proclamation à Versailles ! Hitler est pendu, il va de soi ! son Gœring avec, l’énorme traître cochon, qu’avait vendu le ciel aux Anglais !. vous aviez qu’à regarder en l’air ! le Gœbbels ? empalé ! bien sûr ! ce Quasimodo criminel ! il mentirait plus ! les vrais fanatiques étaient là, les mécontents pas au « pour », qu’avaient des vraies cruelles raisons, des fanatiques à enrôler, barbouses, vocabulaires de choc, qu’avaient pas à se plaindre « simili » eux !. tous l’art. 75 au fouet !. vous pouvez rien faire de sérieux qu’avec les gens qui crèvent de faim. vous verrez un peu les Chinois !. trois semaines en Touraine, je vous les redonne ! je vous les ramasse à la cuiller. ils seront tous mûrs pour les « complexes ». les Chinois terribles ! « prendrais-je Gide debout ?. sa grand-mère, couchée ? » Marion avait eu bien raison de nous faire descendre chez Kleindienst. pas que Restif se promène au Lowen. il me venait déjà assez d’« ouistitis ». soi-disant pour me consulter. et la chambre 36 ?. et les Raumnitz juste au-dessus ! oui ça valait bien mieux comme ça. on parle un peu de choses et d’autres. et puis tout d’un coup : du cyanure ! ça devait venir !. sûr, Laval en avait bavé !. Bichelonne aussi, sans doute. que j’en avais, etc… maintenant tout le monde devait le savoir, tout Siegmaringen. que j’en étais bourré. tout le monde allait venir m’en demander ! ah ! aussi une autre nouvelle !… aussi du Château !… que Laval m’avait nommé Gouverneur ! ils savaient pas trop d’où. mais quelque part !… à propos ! j ’avais aucune preuve. Bichelonne mort, j’avais plus de témoin. Laval pouvait nier. ça le gênerait pas ! on en rigole !. même Restif, pas beaucoup à plaisanter, me trouve plaisant, en Gouverneur !. je lui explique :
A
Gouverneur des Iles !.
Je demande gentiment à Marion ce qu’on est venus faire chez Kleindienst ? « on va voir le train !. n’est-ce pas Restif ? » et ils m’expliquent. le micmac. de quoi il s’agit !. le train qui va les emmener à Hohenlynchen, aux funérailles de Bichelonne. la délégation officielle, six ministres, plus Restif, et encore deux délégués, on sait pas lesquels ?. sûrement Marion et Gabold. mais attention ! le train est à part, garé à part, en pleine forêt, de l’autre côté du Danube. personne doit savoir ! ni le voir ! il est sous les branches, sous tout un amoncellement d’arbres ! enseveli ! il est pas visible des avions. la locomotive doit venir de Berlin les chercher. un train « très spécial », deux wagons. on doit les prévenir quand la locomotive sera là. d’un instant, à l’autre !. Hohenlynchen est pas tout près, 1200 kilomètres. toute l’Allemagne, du Sud au Nord-Est !. je vous ai dit l’Hôpital Gebhardt, S.S., 6 000 lits. mais comment il est mort Bichelonne ?. personne le sait, là-haut. ils le sauront !. sauront ?. sauront ?. Marion croit pas. on leur dira ce qu’on voudra !. je réfléchis, je pense un peu aussi. c’est Gebhardt qui l’a opéré. j’aime pas Gebhardt. toujours là maintenant ils attendent leur train. enfin, la locomotive. on va aller le voir « ce train spécial » ! y a que Restif qui sait où il est. à quel endroit, sous quels branchages. après le grand pont. absolument camouflé, il paraît. mais Restif croit pas du tout, ni aux camouflages, ni aux branches. il sera repéré n’importe comment, il nous affranchit. vu qu’ils peuvent se chauffer qu’au coke !. toutes leurs locos chauffent plus qu’au coke ! un plaisir de les repérer !  vous les voyez venir de Russie ! formidables panaches d’escarbilles !… d’où ce cirque d’avions perpétuel, au-dessus des tunnels, des entrées, sorties. boum !… et ça y est !… y a que les attendre ! à la sortie des monts Eiffel, ils sont au moins trente, en manège !… permanents !. les trains viennent s’offrir, ainsi dire !… des cibles ! c’était fait ainsi dire, exprès. on a su plus tard ! Restif savait. il en savait un sacré bout. c’était pas de poser des questions, lui demander pourquoi ? comment ?. il nous conduisait, c’était tout ! Lili, Marion, moi, Bébert. on allait le voir ce train spécial. soi-disant planqué. par des petits détours nous voilà au grand « cinq arches ». triple voie, on traverse. on entre en forêt. là il faut avouer, où il nous mène, les sentiers zigzag, on se serait paumé, tellement il faisait sombre. ils avaient comme abattu les plus grands sapins. vous avanciez sous une voûte. et sous là-dessous un de ces fouillis ! en plus ! branches coupées, entremêlées. on suivait le ballast. les rails aussi. mais ce fatras d’arbres à travers les voies !. sapins Père Noël abattus !. et un plus énorme monceau de branches !. un endroit. et plein de gens autour. Restif savait ! c’était là !. c’était le train dessous ! le train enseveli. sous les branchages !. camouflage total !. mais l’affluence autour, pardon !. s’ils l’avaient trouvé le train secret ! des gens du Lowen, des gens du bourg, des civils et des militaires, un peuple ! et que ça jacassait ! et dans toutes les langues !. pire qu’au Kleindienst !. grivetons camouflés et pas camouflés. des réfugiés français et boches. de tout !. même des crevards du Fidelis, que je croyais au lit. ils étaient là, et qui se marraient !. des familles d’Ost.    travailleurs
déportés d’Ukraine. à dix, douze mômes !. toute cette marmaille après les branches. à voltiger, piailler, se balancer partout ! ah, le train mystère !. et les schuppos ! et les S.A. !. et l’Amiral Corpechot, lui-même !. si tout ça commentait dur ! si ça savait !. tout ! et ce que c’était comme train ! le « spécial » d’Hitler ?. non !. pour Pétain ?. pour l’Amiral Corpechot ?. pour Staline ? pour de Gaulle de Londres ?. ils montent dedans pour regarder. tout retourner ! chaises, coussins, fauteuils ! le luxe que c’est !… les parents, les mômes, et les flics… je savais que ça se planquait la nuit, mais jamais j’aurais cru tant de monde !… qu’ils foutaient le camp en forêt peur d’être brûlés dans leurs galetas, les bombes, mais une foule pareille ! la trouille que ça serait notre tour bientôt ! torche comme Ulm ! bientôt ! je veux, c’était assez annoncé !… même les agoniques des vitrines !… y en avait là ! et les pianistes de la buvette.

A suivre

21 avril 2026

Les résistants à la vaccination forcée menacés par les autorités !

Publié par ditchlakwak dans Les "pestis" Kwak
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19 avril 2026

Maintenant il propose (96)

Maintenant il propose qu’on reste pas là dans notre chambre, qu’on descende en bas à la pâtisserie, qu’il veut me présenter quelqu’un. bon !, j’aime pas beaucoup la pâtisserie mais je peux rien refuser à Marion. nous descendons, moi, Lili, Bébert. faut dire les choses, aucune hystérie, mais on s’attend bien que d’un moment l’autre tout saute ! flambe ! phosphore ou shrapnels !. qu’on retrouve plus rien !. fatal !. la pâtisserie Klein-dienst, tout de suite à côté, en bas. la pâtisserie, la sœur de la doctoresse, celle qui me refuse tout. celle-là elle refuse pas, la sœur pâtissière, mais qu’est-ce qu’elle offre !. de ces ersatz terribles !. petits fours à se casser les dents. noix de coco et maniocs grillés. de ces friandises pour crocodiles ! pour boire, que du café ersatz, lupin pilé. ça serait encore de la chicorée ! enfin. enfin. on va pas chez elle pour la pâtisserie, on va pour s’asseoir. pas bien. mais enfin. et y a du monde !. quand toute la foule a été voir et revoir encore les agoniques du P.P.F., les deux vitrines, le Château. voir, revoir monter les couleurs ! le mât, la Milice il leur reste plus que Kleindienst. s’écrouler à dix, à quinze, autour des petits guéridons jaunes. croulés, enlacés, ils font comme couronnes, autour des dessertes. pourquoi Marion nous emmène là ?. on est aussi bien dans notre piaule. je tiens pas du tout à Kleindienst !. je vois assez de monde !. Marion est pas extravagant, il doit avoir une bonne raison. il me dit le pourquoi dans l’escalier. il voulait que je rencontre Restif. Horace Restif. Restif s’appelle Palmalade. enfin je crois. à moins que ce soit un autre blase. ils ont tous des blases. je connais pas
Restif… ni ses hommes… Marion les fréquente, il leur fait des cours d’Histoire et de Philosophie. ils sont à part, Restif, ses hommes, on les a groupés dans une ferme. en « commando ». personne va les voir. ils vivent entre eux. ils doivent il paraît à l’heure Z procéder aux « exécutions ». tout de suite dès notre retour en France. « épurer » !. régler tous les comptes !. le « Triomphe des purs » canton par canton !. tous les vendus à l’Angleterre, à l’Amérique, à la Russie !. vous pensez les listes !. les « ennemis de l’Europe » !. du pain sur la planche ! du son dans le panier ! cent cinquante mille traîtres ils comptaient ! en trois mois tout devait être réglé !. aboyeurs de Londres. puis ceux de Brazzaville. puis de Moscou. on aurait une Europe à neuf ! tout à neuf ! continent totalement heureux !. alors voilà, fil en aiguille, Restif avait fait ses preuves ! ce qui comptait ! il pouvait donner des leçons. des « spéciales ». il avait été « membre de choc» de plusieurs partis. et de plusieurs polices. on lui attribuait Navachine au Bois de Boulogne. les frères Roselli dans le métro. et bien d’autres !. une technique à lui. sa technique !. très personnelle. les carotides !. un tour de main. son bonhomme à la renverse ! et hop ! par-derrière ! pas un ouf !. au fort rasoir ! fsst ! les deux carotides !. deux giclées de sang ! ça y était !. mais éclair le geste ! et profond ! un seul geste ! impeccable ! ça qu’il leur apprenait ! fsst !. les deux carotides ! le coup du père François moderne !.
Tout son « commando » à lui, autonome !. ils vivaient à part, ils frayaient peu. quand ils se rencontraient en ville, deux de son Commando, ils se saluaient, et fixe ! garde à vous !. l’un interpellait : Idéal ! l’autre répondait, aussi sec ! Servez chaud !. c’était tout ! à leur ferme ils arrêtaient pas de s’entraîner. sur des cochons, sur des moutons. s’ils se promenaient pas beaucoup en ville, c’est qu’ils aimaient pas être vus. seulement une chose qu’ils aimaient : les conférences !. et pas sur des sujets grivois, des turlupinades de vamps. non ! de la vraie Histoire ! vraie Philosophie ! Marion avait le zèle, possédait le don, l’étendue culture. il était donc très estimé à la ferme Restif… jamais question de la « technique » ! la fameuse. jamais !… jamais un mot.
Que de Philosophies et Mystiques et lectures de « morceaux choisis ». oh ! auditoires très attentifs, jamais un mot ! on chahute au Collège de France, au Lycée Louis-le-Grand. un truc à puceaux, les chahuts !. puceaux jeunes et vieux. les spécialistes des carotides sont pas énergumènes du tout. surtout les hommes à Restif. Restif lui-même absolument pas bavard ! il écoutait au premier banc. il admirait beaucoup Marion. il lui parlait à l’oreille. lui, personnellement, tenait pas à être admiré. du tout !. il trouvait son petit truc pratique, expéditif !. c’est tout !. comme moi je trouve mon style, pratique, expéditif certes ! c’est tout !. et que j’en démords pas ! tudieu ! qu’il est le très simple, expéditif. oh ! mais que c’est tout !. j’en fais pas pour ça des montagnes ! j’aurais de quoi vivre, je serais pas forcé, je le garderais pour moi !. pardi !. oh, que je tiens pas à être admiré !. oh ! que j’ai pas le tempérament vedette, ni starlette ! le système Restif, « Père-François total », bien supérieur à tous les autres !. mais il en tirait pas orgueil. supérieur à la guillotine, c’est tout !. vous lui parliez des Roselli, ou de Navachine, il rougissait, il s’en allait. c’est vous qu’il voulait entendre !. vos histoires ! vos propres histoires ! avec Marion, il était assez en confiance.
Nous étions donc, où je vous ai dit, chez Kleindienst. moi, Lili, Bébert, Marion. l’ersatz pâtisserie. à l’autre guéridon, contre nous, c’était les « espoirs » des Partis, les ardentes élites P.P.F., R.N.P., Bucard. ceux-là alors donnaient de la voix ! que toute la pâtisserie entende ! les entende ! la refonte totale de l’Europe !. au retour !. au retour !. ce qu’ils   allaient faire !. eux ! l’Epuration !. ce qu’elle verrait la France ! Message de la France !. réformes formidables ! révolution ? ah ! là ! là !. Pétain ? le Pétain ! cacochyme paranoïaque ! désastreux ! en l’air !. en l’air !. évidemment !. peut-être ils prendraient Bucard, « héros de l’infanterie » ? peut-être ?. Darnand, autre « héros de l’infanterie » ? peut-être ?. mais seulement « sous-verge » de Déat !. pas plus ! Déat, leur homme !… qu’il avait ceci !… qu’il avait cela ! vraiment le seul idole valable ! le géant de la pensée politique ! Doriot ? démagogue et cryptococo !… rayé, Doriot ! il redeviendrait coco !… fatal !… Laval, bien sûr, était cuit, il avait fait assez de conneries ! il retournerait à son Chateldon !… Brinon ? Brinon ? rayé pareil !… un jockey !… jockey et un juif !… ça se discutait pas !… et de l’autre côté qu’est-ce qu’on prendrait ? De Gaulle ?… salut ! celui-là  rêvait Napoléon ! un rêve de l’Ecole Militaire !… policier provocateur vache ?. jamais il vaudrait Clemenceau ! il avait l’air d’être fier d’être grand ! et Maginot ? plus grand que lui ! rayé le de Gaulle !. de Gaulle qui s’appelait van de Walle !… étranger, de Gaulle van de Walle ! ils savaient tout, aux guéridons ! et avec une passion, chaleur, que j’ai plus retrouvée chez personne. que je retrouve plus. un style, une  ferveur nationale. une sorte d’esprit, disparu. la Défaite on s’est aperçu qu’à partir de l’Epuration. l’Affaissement total. le nouveau mythe. Bobard-leRoi. les barbes non plus, cette coupe athénienne-zazou. jeunesse pétulante politique. députés en herbe. déconnante jeunesse, certes.. mais ce qu’on voit là, ici, autour ?. hordes d’indigènes, honteux d’être eux. encore sûrement plus écœurants. « sous-sous-peaux-blancs ». eurasiates, eurbougnoules, « eur » n’importe quoi, qu’on les accepte larbins de quelqu’un !. et qu’ils boivent ! qu’on les ramasse dans un cheptel ! avilis, tout finis, pourris. disparaître sous une peau quelconque !. pas la leur ! oh pas la leur ! surtout pas la leur !. donc si on les botte ! et les rebotte !

A suivre

16 avril 2026

Bercoff sur le vif 16/04 : COVID, ce qu’Ursula a voulu vous CACHER dévoilé en exclusivité !

Publié par ditchlakwak dans Divers
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12 avril 2026

Oh ! mes paroles réconfortantes (95)

Oh ! mes paroles réconfortantes lui faisaient un bien immédiat !. lui la figure à la serpe, bien boche, dure, me regardait comme affectueusement. positif !. le nectar de mes mots !.
« Vous voulez m’examiner, cher Collègue ?
—    Mais certainement !. »
Je passe mon doigtier. la vaseline. il se déculotte. son beau pantalon gris à pli. il s’agenouille sur mon grabat. il n’enlève pas sa tunique, ni son ceinturon, ni sa dague. je lui fais son toucher. oui !. exact !. sa prostate est très élargie. même, il me semble un peu dure.
« Oh ! tout ça peut très bien attendre !. avec un régime très sévère !. votre prostate rentrera dans l’ordre !
—    Très bien !. très bien mon cher collègue !. mais pour l’alimentation ?
—    Des nouilles !. seulement des nouilles !. c’est tout ! »
Il est d’accord ! il rajuste son pantalon. son ceinturon, son revolver. « Parfaitement, Collègue ! parfaitement !
—    Dans un mois vous revenez me voir !. nous verrons si ça va mieux !. »
C’est moi maintenant qui décide !. ainsi, sans le berner du tout, très honnêtement, de mois en mois je serai plus tranquille… je pouvais craindre… pourquoi tous ces hommes sur le palier ? cette escorte ? et en armes ?… j’étais bien près de lui demander. j’ai jamais su. peut-être que c’était du bide, tout ce qu’il m’avait dit ?… tout de même la prostate j’étais sûr. enfin voilà, il se lève, il s’en va. ah ! encore un mot !.
« Vous passez demain à l’hôpital, Collègue ?
—    Oui ! oui ! certainement !.
—    N’est-ce pas ?. pour la verge !. »
Il me parle à l’oreille. il me chuchote.
« La pommade soufrée. un pot !. un pot !. vous voulez ?
—    Oh ! certainement !. oh ! grand merci !
—    Et puis aussi un peu de café. vous voulez ? »
Si je veux !. il me montre. un petit sac. « Oh ! mais certainement ! »
Il nous gâte.
« Secret ?. secret, n’est-ce pas ?
—    La tombe !. la tombe, Confrère ! »
Il ouvre la porte. un mot au sous-off !. et tous les hommes « garde à vous ! fixe ! » rassemblement ! ils descendent. le collègue fritz Traub passe le dernier ! tout ça s’en va !. pourquoi ils sont venus ?. j’ai jamais bien su. pour m’arrêter ?. peut-être pas. en tout cas une chose, Traub est revenu me voir. je l’ai tenu pendant sept mois aux nouilles et à l’eau. il allait mieux. et puis il est plus revenu. j’ai plus jamais eu de ses nouvelles !. une raison au fond de tout ça, sans doute. jamais su !. je me la suis faite la raison. vite ! un jour c’est un jour !. un jour c’est énorme, des moments. on a eu tout de même du café. oh ! pas beaucoup !. et aussi de la pommade au soufre. pas beaucoup non plus.
Deux. trois jours encore. oh ! pas calmes !. de plus en plus de monde dans les rues. par les routes et par les trains. s’il en arrive ! de Strasbourg et du Nord. de l’Est et des Pays baltes. pas que pour Pétain !. pour passer en Suisse. mais ils restent bel et bien là, ils campent comme ils peuvent. ils se tassent sous les portes et plein les couloirs. vous avez de tout !. hirsutes et rombières, et les mômes. plus soldats à la débandade, toutes armes… vous pensez si Corpechot recrute !… d’un trottoir l’autre !… il arrête pas de recruter ! il leur promet tout, les fait signer, leur file un brassard !… et que voilà un matelot de plus !… pour quel navire ? quelle flottille ? on verra bien ! mais au ciel ça s’occupe un peu !… Mosquitos, Maraudeurs foncent ! piquent ! filent !. ils pourraient facile nous broyer !… une petite bombe !… non ! il semble qu’ils prennent que des photos. « faites-vous filmer face, profil, derrière, par la R.A.F. ! » ils auraient pas à se gêner !… pas un seul avion fritz en l’air. ni au sol. jamais !. jamais rien !. ni la moindre « passive ». balpeau leur Défense ! le bide à Gœring ! qu’à nous rendre la vie impossible qu’ils sont bons ! tous et tous !. je vous dis deux. trois jours encore. et trois nuits. sacrées tressautées vibrées nuits ! rien que des remous des hélices ! qu’est-ce qu’il passe ! et repasse !. des flottes entières de « Forteresses ». à réduire tout poudre jusqu’à Ulm. ils frôlent. font voltiger un toit. deux toits. c’est tout ! les tuiles ! on doit pas valoir la bombe.
Voilà une visite. toc ! toc !… Marion !. il revient nous voir. je lui fais remarquer l’état du ciel. il pense à nous, il nous apporte ses petits pains, et des rognures pour Bébert. on rigole de l’état des choses, comme tout ça tourne imbécile ! comme on est plus qu’idiots d’attendre ! qu’est-ce qu’on attend ?. et au Château qu’est-ce qu’ils déconnent ? je lui demande. il me donne des nouvelles. Brinon veut plus voir personne. Gabolde non plus. Rochas non plus. ils font des manières à présent. ils en faisaient pas y a un an. là comme ailleurs, toujours trop tard les manières ! comme les « vues d’avenir ». toujours trop tard !. we are all dam’wise after the event ! (je vous sors mon Berlitz puisqu’il est question d’Angleterre !) nous parlons de la table des Ministres. Bridoux s’envoie toutes les portions, il paraît, les autres mangent plus, ou presque plus sauf Nero, qui mange encore bien. très bien !. Nero, un genre Juanovici, qui quitte pas Laval. il fait « ses affaires », il paraît. les potins. mais quelque chose que Marion m’apprend !. je m’en doutais !. non !. je m’en doutais pas. Bichelonne est mort. il est mort là-haut, chez Gebhardt, à Hohenlynchen… et pendant l’opération. bien !… rien à dire !… il a voulu y aller là-haut. il pouvait sûr attendre « le retour » !. très bien !. lui aussi ! on dit pas encore qu’il est mort !. on le dira plus tard. c’est la consigne. « ne pas vexer les Allemands ». bon !.
« Mon vieux, vous avez du cyanure, il paraît ? » Laval lui en a parlé. évidemment !. Bichelonne aussi peut-être avant de partir ?. c’était pas un crime. mais qu’est-ce qu’ils allaient m’en demander ! tous !. et j’en avais plus que deux flacons. zut !

A suivre

 

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