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12 avril 2026

Oh ! mes paroles réconfortantes (95)

Oh ! mes paroles réconfortantes lui faisaient un bien immédiat !. lui la figure à la serpe, bien boche, dure, me regardait comme affectueusement. positif !. le nectar de mes mots !.
« Vous voulez m’examiner, cher Collègue ?
—    Mais certainement !. »
Je passe mon doigtier. la vaseline. il se déculotte. son beau pantalon gris à pli. il s’agenouille sur mon grabat. il n’enlève pas sa tunique, ni son ceinturon, ni sa dague. je lui fais son toucher. oui !. exact !. sa prostate est très élargie. même, il me semble un peu dure.
« Oh ! tout ça peut très bien attendre !. avec un régime très sévère !. votre prostate rentrera dans l’ordre !
—    Très bien !. très bien mon cher collègue !. mais pour l’alimentation ?
—    Des nouilles !. seulement des nouilles !. c’est tout ! »
Il est d’accord ! il rajuste son pantalon. son ceinturon, son revolver. « Parfaitement, Collègue ! parfaitement !
—    Dans un mois vous revenez me voir !. nous verrons si ça va mieux !. »
C’est moi maintenant qui décide !. ainsi, sans le berner du tout, très honnêtement, de mois en mois je serai plus tranquille… je pouvais craindre… pourquoi tous ces hommes sur le palier ? cette escorte ? et en armes ?… j’étais bien près de lui demander. j’ai jamais su. peut-être que c’était du bide, tout ce qu’il m’avait dit ?… tout de même la prostate j’étais sûr. enfin voilà, il se lève, il s’en va. ah ! encore un mot !.
« Vous passez demain à l’hôpital, Collègue ?
—    Oui ! oui ! certainement !.
—    N’est-ce pas ?. pour la verge !. »
Il me parle à l’oreille. il me chuchote.
« La pommade soufrée. un pot !. un pot !. vous voulez ?
—    Oh ! certainement !. oh ! grand merci !
—    Et puis aussi un peu de café. vous voulez ? »
Si je veux !. il me montre. un petit sac. « Oh ! mais certainement ! »
Il nous gâte.
« Secret ?. secret, n’est-ce pas ?
—    La tombe !. la tombe, Confrère ! »
Il ouvre la porte. un mot au sous-off !. et tous les hommes « garde à vous ! fixe ! » rassemblement ! ils descendent. le collègue fritz Traub passe le dernier ! tout ça s’en va !. pourquoi ils sont venus ?. j’ai jamais bien su. pour m’arrêter ?. peut-être pas. en tout cas une chose, Traub est revenu me voir. je l’ai tenu pendant sept mois aux nouilles et à l’eau. il allait mieux. et puis il est plus revenu. j’ai plus jamais eu de ses nouvelles !. une raison au fond de tout ça, sans doute. jamais su !. je me la suis faite la raison. vite ! un jour c’est un jour !. un jour c’est énorme, des moments. on a eu tout de même du café. oh ! pas beaucoup !. et aussi de la pommade au soufre. pas beaucoup non plus.
Deux. trois jours encore. oh ! pas calmes !. de plus en plus de monde dans les rues. par les routes et par les trains. s’il en arrive ! de Strasbourg et du Nord. de l’Est et des Pays baltes. pas que pour Pétain !. pour passer en Suisse. mais ils restent bel et bien là, ils campent comme ils peuvent. ils se tassent sous les portes et plein les couloirs. vous avez de tout !. hirsutes et rombières, et les mômes. plus soldats à la débandade, toutes armes… vous pensez si Corpechot recrute !… d’un trottoir l’autre !… il arrête pas de recruter ! il leur promet tout, les fait signer, leur file un brassard !… et que voilà un matelot de plus !… pour quel navire ? quelle flottille ? on verra bien ! mais au ciel ça s’occupe un peu !… Mosquitos, Maraudeurs foncent ! piquent ! filent !. ils pourraient facile nous broyer !… une petite bombe !… non ! il semble qu’ils prennent que des photos. « faites-vous filmer face, profil, derrière, par la R.A.F. ! » ils auraient pas à se gêner !… pas un seul avion fritz en l’air. ni au sol. jamais !. jamais rien !. ni la moindre « passive ». balpeau leur Défense ! le bide à Gœring ! qu’à nous rendre la vie impossible qu’ils sont bons ! tous et tous !. je vous dis deux. trois jours encore. et trois nuits. sacrées tressautées vibrées nuits ! rien que des remous des hélices ! qu’est-ce qu’il passe ! et repasse !. des flottes entières de « Forteresses ». à réduire tout poudre jusqu’à Ulm. ils frôlent. font voltiger un toit. deux toits. c’est tout ! les tuiles ! on doit pas valoir la bombe.
Voilà une visite. toc ! toc !… Marion !. il revient nous voir. je lui fais remarquer l’état du ciel. il pense à nous, il nous apporte ses petits pains, et des rognures pour Bébert. on rigole de l’état des choses, comme tout ça tourne imbécile ! comme on est plus qu’idiots d’attendre ! qu’est-ce qu’on attend ?. et au Château qu’est-ce qu’ils déconnent ? je lui demande. il me donne des nouvelles. Brinon veut plus voir personne. Gabolde non plus. Rochas non plus. ils font des manières à présent. ils en faisaient pas y a un an. là comme ailleurs, toujours trop tard les manières ! comme les « vues d’avenir ». toujours trop tard !. we are all dam’wise after the event ! (je vous sors mon Berlitz puisqu’il est question d’Angleterre !) nous parlons de la table des Ministres. Bridoux s’envoie toutes les portions, il paraît, les autres mangent plus, ou presque plus sauf Nero, qui mange encore bien. très bien !. Nero, un genre Juanovici, qui quitte pas Laval. il fait « ses affaires », il paraît. les potins. mais quelque chose que Marion m’apprend !. je m’en doutais !. non !. je m’en doutais pas. Bichelonne est mort. il est mort là-haut, chez Gebhardt, à Hohenlynchen… et pendant l’opération. bien !… rien à dire !… il a voulu y aller là-haut. il pouvait sûr attendre « le retour » !. très bien !. lui aussi ! on dit pas encore qu’il est mort !. on le dira plus tard. c’est la consigne. « ne pas vexer les Allemands ». bon !.
« Mon vieux, vous avez du cyanure, il paraît ? » Laval lui en a parlé. évidemment !. Bichelonne aussi peut-être avant de partir ?. c’était pas un crime. mais qu’est-ce qu’ils allaient m’en demander ! tous !. et j’en avais plus que deux flacons. zut !

A suivre

 

5 avril 2026

Mais là (94)

Mais là, pourquoi cette visite sur son 31 ?. pantalon à pli et la dague !. et la croix gammée ? et toute cette escorte ? plein le palier. je voyais pas. enfin, il parle. il s’y met.
« Collègue, je venais vous demander quelque chose. »
Il parle français sans trop d’accent. il est net, bref. il m’expose qu’il a un malade, un blessé plutôt, un opéré, un soldat allemand. qu’il serait heureux que je vienne le voir. il s’agit des suites d’une blessure, un éclat d’obus, qui lui a fait sauter la verge. que ce blessé, soldat allemand, homme marié, voudrait avoir une verge « postiche ». que de telles verges, verges de prothèse, sont dans le commerce, mais seulement en France !. un seul fabricant pour l’Europe. que lui Traub pourrait s’adresser à Genève, à la Croix-Rouge. mais que ce serait beaucoup mieux si j’écrivais directement moi-même à Genève et pour un prisonnier blessé. soi-disant !. soi-disant !. que la
Croix-Rouge était gaulliste… les prisonniers français aussi gaullistes !… moi aussi, gaulliste !… alors ?
« Certainement ! certainement ! »
Certainement ! et de rire !… comme c’était drôle !… si je voulais bien ?… je voulais bien tout !…
Ah ! maintenant autre chose !… un autre motif de sa visite !… là, c’est plus embarrassant. il hésite. « Voilà ! voilà ! j’ai fait savoir à M. de Brinon que j’étais forcé d’interdire aux Miliciens. l’entrée de l’hôpital. »
Pourquoi ?. ils déféquaient plein les baignoires !. et ils écrivaient plein les murs ! et à la merde ! « tout pour Adolf » !. lui, n’est-ce pas, Traub comprenait ! « c’est la guerre ! » mais le personnel ?. les infirmières ?.
« Impossible, n’est-ce pas collègue ? impossible !. je l’ai fait savoir à M. de Brinon. »
Oh ! certainement !. il avait parfaitement agi !.
« Vous êtes de mon avis, collègue ? »
Autre chose encore !. va-t-il m’arrêter maintenant ? se décider ?. les boches sont si fourbes qu’ils vous présenteraient l’échafaud. « coupez donc votre petit cigare !. lieber Herr !… bitte sehr !… allez-y !. l’allumette est de l’autre côté ! » non !. c’est pas encore l’échafaud !. c’est de de Brinon qu’il veut me parler !. de sa prostate. « M. de Brinon est venu me voir. il urine mal. il souffre. certainement, on peut l’opérer !. mais ici ?. ici ?. » moi aussi Brinon m’avait demandé le petit conseil. même réponse que Traub. « au retour » ! comme c’est pratique agréable d’avoir un mot qui arrange tout !. au retour !… pour nous ç’eût été aussi bien la Lune, « le retour » !. qu’est-ce qu’on avait nous à retrouver ? retourner ?.
À ce moment-là Traub change de figure, de mine. là, devant moi !. soudain, là !. il me parle autrement. il me parlait comme à la légère et de de Brinon et de la baignoire. maintenant il me parle très sérieusement. encore de prostate ! mais de la sienne !. sa prostate à lui !. « est-ce que je suis un peu spécialiste ?. » oh non !. mais je connais un peu. il a des ennuis. il urine souvent, comme Brinon. « combien de fois par nuit ?. et par jour ? » je demande… « cinq… six fois… » « Voulez-vous m’examiner ?
— Certainement !… ôtez votre pantalon, je vous prie !… »
Il se lève, il va à la porte, il dit trois mots aux sentinelles. je vois que Lili le gêne. Lili va à la porte aussi. « fais attention que personne entre !… » maintenant, il peut se déculotter. on n’est plus que nous deux. et Bébert. c’est un autre bonhomme, seul à seul. il se décontracte, il se met, on dirait, en confiance. à table ! il m’avoue !. et qu’il en a !. gros ! gros !. que son Hostau est un enfer !. une lutte, un pancrace entre les services ! médecins, chirurgiens, bonnes sœurs !. que tout ça s’accuse, dénonce, s’en veut !. pire qu’entre nous !. c’est à qui qui se fera arrêter !. pour tout !. complots !. pédalisme ! marché noir ! il me racontait en toute confiance, il se soulageait. il me surprenait pas beaucoup. allez soulever un peu le Kremlin !. la Chambre des Lords. Le Figaro. ou LHuma. tous les couvercles ! salons. Partis. Châteaux. populaces. coulisses. monastères. hôpitaux. vous serez fatigué la façon que tout ça se dénonce, se fait arrêter, garrotter, enfoncer des coins sous les ongles.
« Vous me jurez, n’est-ce pas, Collègue ? secret absolu ?
« Professionnel ! professionnel ! »
Il lui venait des larmes. les méchants ! de l’hôpital !. il sanglotait. plus méchants que les gens du Château !
« Vous n’en parlerez à personne ! »
Je jure !. je jure !. pas un mot !. il allait pas demander conseil à l’hôpital !. oh non ! jamais. « peut avoir confiance en moi ?. ya ! ya ! ya !… il me raconte tout, du coup, qu’il a été à Tubingen consulter un spécialiste, un    Professor.    leur Faculté,
Tubingen !. qu’il lui avait trouvé sa prostate très opérable. assez élargie.. mais que lui Traub, là, se trouvait pas opérable du tout !. pas d’avis du tout !. qu’il avait même une sacrée trouille d’être opéré !. et qu’il me l’avouait ! qu’il me le hurlait !. positivement
peur !… surtout dans les circonstances ! alors moi ? moi ?… qu’est-ce que j’en pensais ?
« La prostate, n’est-ce pas cher confrère, vous le savez aussi bien que moi est facilement congestionnée. on peut attendre. tout rentre dans l’ordre. les chirurgiens, évidemment, ont toujours envie d’opérer. quatre-vingts pour cent des hommes au-dessus de cinquante ans sont prostatiques. vous ne les opérez pas tous ! oh là ! de loin !. ils se pissent un peu dans les talons. alors ?. alors ?. quelle importance ! ils meurent parfaitement de leur belle mort !. ils sentent seulement un peu l’urine. la belle histoire ! vous Traub vous ferez attention, c’est tout ! vous vous surveillerez. pas d’alcool.,. pas de bière. pas d’épices. pas de coïts. et dans dix ans vous retournerez le voir votre spécialiste !. ce qu’il en pensera ? s’il a été opéré, lui ? »

A suivre

29 mars 2026

Ihre Frau !… tanzerin !… (93)

« Ihre Frau !… tanzerin !… Hé ?… schon !… belle ! belle ! barizerinne ! ya ?.. ya ? hein ? schone beine ! jolies jambes ?
— Oh oui !… oh oui !…
Je suis tout à fait d’accord !… je veux bien !
« Sie ! sie ! vous ? prêter à moi ?… hier !.. hier !.. schlafen mit !.. dort avec moi ! willst du ? veux-tu ? veux-tu ? »
C’est plus du volcan, du feu pur !… elle brûle la dorade !… elle en veut !… elle veut Lili !…
« Gross ravioli willst du haben !.. schon !.. schon !.. »
Elle me montre le ravioli que j ’aurai !… le colossal plat de ravioli ! le plat monstre !
« Oui ! oui ! Frau Frucht !… je lui parlerai ! »
Et là subit, ma présence d’esprit, je l’empoigne à pleine fesse et l ’embrasse ! pfac ! à plein cul !… et sur l’autre fesse ! vlag !.. on est intimes, on est d’accord !
Je vais pas la froisser. qu’elle suppose que je veux pas lui amener Lili. là on couperait pas de Cissen !… sûr !… d’une façon, d’une autre. mais là, je pense, j’y pense ! que ça pourrait aussi être un piège ! très bien !. une manigance avec son dab pour nous faire virer tous les deux ! la manœuvre ! les mœurs !… qu’elle me ferait virer comme maquereau !… Lili, comme aventurière prête à tout. question des instincts, je m’occupe que des regards. et là le regard était fadé. gougnoteries voluptuoseries ?… taratata !. elle était du vice, entendu la Frucht ! j’en avais vu d’autres ! des mille !. du cul comme trente-six ! et alors ? mais sûrement encore bien plus à haine que folle de fesses !… elle s’enverrait peut-être Lili. peut-être. et puis après la bascule !… Cissen !… le « couple monstrueux ». les déshonorants du Lowen. je suis ramollo, mais je pense vite !… encore plus vite !. heureusement, boxon !. heureusement !. je fais attention là de sa chambre à pas m’en aller trop hâtif !… que j’aie pas l’air de me précipiter ! j’y embrasse encore la fesse, la cuisse, le dos, la moule… mff !… mff ! j’y fais un « complet » ! un vrai !… tout !… qu’elle me voie bien complice, tout fou de trucs ! que je vais lui ramener Lili zu schlafen mit !… ah ! que oui, donc !… je m’en vais tout doucement. je parle plus. je parle pas. je parle pas à Lili. à personne !. je dis rien. tout de même je peux un peu réfléchir que si la Frucht se permet tant. c’est qu’elle a des ordres. des ordres du Château ? des Raumnitz ?. ou qu’elle sait que c’est plus que question d’heures, qu’on va être raplatis comme Ulm ?. que quelqu’un l’a prévenue ?. Berlin peut-être ? ou par la Suisse ? que ça va être terminé le cirque, ce carrousel aux nuages, la fantasia R.A.F., orages que personne a plus peur. on va voir ! comme Dresde, flambés, grillés, ras !. que notre demi-heure est venue ?. elle sait peut-être tout ça, brûlante Frucht ? que c’est le moment qu’elle se passe tout !. tanzerin… bariserine. peut-être ?
« Y a des soldats plein la cuisine et la brasserie !
—    Qui ?. des Français ?. des Fritz ? »
Je pose la question.
« Des Fritz avec un officier !
—    Qui ?. qui ?.
—    Ils montent ! »
En fait, j’ouvre la porte, je les vois. ils mettent de l’ordre. l’ordre, ils font évacuer le palier. et notre chambre., et les cabinets. et que tout ça sorte ! et oust !. dégringole ! plus personne à notre étage !. c’est pour m’arrêter qu’ils viennent ?. tout de suite j’y pense. je voudrais voir cet officier ?. ah, le voilà !. je le connais !. je connais bien !. c’est leur Oberarzt Franz Traub. leur médecin chef de l’hôpital. je peux dire, je le connais ! sapé, pardon !. quatre épingles !. la dague au côté ! ceinturon, vareuse, croix de fer !. pantalon gris, pli impeccable. gants « beurre frais ». il est venu me voir en grande tenue. seulement pour venir me voir ? hmm !. y a plus personne sur le palier. dégagé !. plus que son escorte. enfin, deux, trois escouades en armes. bon !. j’attends qu’il me parle. il salue Lili, il ôte sa casquette, il s’incline. moi, il me tend la main… je le fais entrer dans la chambre, je le fais asseoir sur une chaise. Bébert a l’autre. on n’a que deux chaises. c’est le grand jeu de Bébert, sauter d’une chaise l’autre !. Bébert regarde mal l’occupant. culot qu’il a, qu’il trouve ! moi je les regarde, l’Oberarzt Traub et Bébert. qui c’est qui va parler le premier ?. puisque c’est moi qui reçois, j’attaque. je le prie de m’excuser. de le recevoir si sommairement !. notre installation !. etc., etc. il me répond tout de suite et en français. « c’est la guerre ! » et il me fait le geste que ça n’a aucune importance !. détails !. il balaye du geste. bon !. préambules !. soit ! mais une idée qu’il me balaye pas. il vient m’arrêter ?. ce que je me demande, moi !. ce déploiement de gendarmes devant notre porte ?. quand ils ont coffré Ménétrel ils ont opéré pareil. par un médecin et une escorte. il était médecin aussi, Ménétrel. celui-ci, Traub, est un Allemand du type froid. il déteste les Français, bien sûr !. comme tous les boches. pas plus que les autres ! c’est nous, comme Français, qui sommes des « spéciaux détestables » droit d’être spécialement détestés par tous les boches du village !. qu’on est là ! qu’on devrait pas y être ! qu’on les compromet !. ils écoutent tous la Bibici. tout Siegmaringen. dong ! dong ! dong ! la Bibici leur raconte tout ce qu’ils doivent penser !. de nous et de Pétain !. nos noms, nos états civils, nos crimes ! quatre. cinq fois par jour ! qu’on devrait tous être pendus !. Pétain, le premier ! sitôt les troupes françaises là !. hop ! et hop ! on les prévenait bien trois quatre fois par jour ! les vrais Français ! ceux qu’on attendait ! les plus pures légions du Maquis ! Brisson, Malraux, Hubert Kemp, colonels de l’armée Leclerc !. que nous les voyous, nous représentions exactement ce que toute la vraie France vomissait ! qu’ils devraient, eux, les braves Allemands, nous assassiner, et tout de suite ! que nous abusions de leurs bons cœurs !. que nous les trahissions comme nous avions trahi la France ! que nous ne méritions aucune pitié !. exactement ce que pensaient mes pirates de la rue Norvins !. qu’étaient en train de se régaler juste à ce moment-là, mes pirates de la rue Norvins, me foutre à zéro !. l’orgue à
Fualdès, la Bibici !… elle joue pendant qu’on assassine !… et que ça prenait sur les boches !… quatre cinq émissions par jour !… s’ils l’attendaient l’armée Leclerc ! ah, nous crasseux galeux fainéants bâfreurs de Stam ! leur Stam ! on allait voir s’ils nous le feraient dégueuler leur Stam, les Sénégalais ! et nos tripes avec !. nos viandes avec !. plein les ruisseaux !. l’honneur siegmaringois vengé !. bien sûr que l’Oberarzt Franz Traub écoutait la Bibici !… nos rapports professionnels avaient toujours été corrects, sans plus. il s’entendrait certainement mieux avec les services des fifis… moi toujours, il m’avait refusé tout, toujours. comme Kleindienst. pâte soufrée, pommade au mercure, morphine. jamais !. Leider ! leider !… c’était un homme dans mes prix ! la cinquantaine. pour qu’il me reçoive un malade, la croix, la bannière ! il se débarrassait de tous mes cas sur le Fidelis… je les retrouvais tous là, plus les siens !. il avait reçu Corinne Luchaire après énormément de chichis et à condition que ce serait juste le temps d’une radio !. il voulait pas lui non plus que les « libérateurs » lui reprochent d’avoir eu la moindre complaisance.

A suivre

22 mars 2026

Tout de même (92)

Tout de même les jours passent. et les nuits. il commence à faire vraiment froid. Marion vient nous voir. il m’apprend que Bichelonne est parti. comme ça subit, sans rien dire. sans rien me dire. il est parti se faire opérer, là-haut en Prusse. bon ! je lui parle de l’affaire Miller, de mes ennuis avec Kleindienst, que c’est de la cabale. il croit aussi, il est d’avis. il est pas optimiste, Marion. ministre de l’Information. il voit les choses, bien à la merde.
Je vous ai beaucoup parlé d’Herr Frucht et de ses ennuis de ses cabinets. mais y avait aussi une dame Frucht. Frau Frucht, sur le même palier que nous, Chambre 15. c’était plus qu’une chambre le 15. un véritable appartement, avec salle de bains, salle à manger, fumoir. je vous en ai pas encore parlé. ni de Frau Frucht. je la soignais. enfin, je lui faisais des piqûres. une ménopause. je les obtenais par
« passeurs »… de Bâle… oh ! elle nous aimait pas quand même !… Frau Frucht !… bon Dieu, non !… pas plus que son Julius !… qu’on leur infectait leur hôtel, etc. répugnants Franzosen !… qu’on aurait dû être au diable !… cependant qu’est-ce qu’elle se faisait régaler par les gardes du corps du Château !… bien Français, ceux-là !… trois quatre garde-corps par ministre. ça lui faisait du monde, et des garçons d’appétit, déjeuner, dîner. Franzosen, athlètes, et si cochons !… et qui se privaient de rien, madame ! ripaillaient sec !. et que ça se terminait par de ces trucs !… des véritables orgies vrounzaise » ! ainsi qu’ils avaient table ouverte, les gardes du corps, la table des tôliers du Lowen. vins du Rhin à volonté, schnaps. absinthe même !.    mieux que chez Pétain !… Frau avait la ménopause ardente, trémoussante, bouffées de chaleur et rages de cul. je crois que le mari était en serre, il se tapait des jetons entre deux séances à ses gogs. entre deux colères aux tinettes. le boche complet !. vous voyez que n’importe où y a des gens qui s’ennuient pas, vous verrez demain la terre tourner cendres et plâtras, cosmos de protons, que vous trouverez encore quand même dans un trou de montagne, une encore tapée de maniaques en train de s’enfiler, sucer, bâfrer, hagards, rondir, parfaits débauchmann. déluge et partouse !. tout ça se passait au Lowen. j’avoue ! et pas loin de chez nous, j’avoue en plus. même palier que nous. je savais. j’en parlais pas à personne. même à
Lili___oh ! et de la chambre 36, non plus !. tout ça
des choses qu’il faut taire. Frau Frucht sortait jamais par notre palier. elle descendait à sa brasserie par un escalier à elle, « tire-bouchon », de son lit aux cuisines. personne entrait dans sa chambre, sauf les gardes du corps, costauds familiers. ses masseurs. tous les gardes du corps sont masseurs, et ils te la massaient la dame !… je voyais les marques des massages, les paumes, les doigts !… elle était marbrée des massages !… elle, c’était ses bonnes !… elle te les massait ! sa façon !… à la schlag ! bonnes et cuisinières !… fallait qu’elles montent un peu au 15, se faire semoncer ! toc ! flac !. les vieilles comme les jeunes !. il fallait ! punition pour l’escalier jamais bien fait !… Pour le restaurant, les assiettes cassées !… pfloc !… vlac ! leurs fesses ! leurs dos !… elles chichitaient ?… repflac ! et reptaf !… « retrousse-toi !… plus haut !… plus haut ! » la vioque ou la jeune !… et elle y allait pas de main morte Frau Frucht !… à la cravache !… comme Frau Raumnitz !… comme j’ai vu plus tard, en prison. c’est naturel, la cravache, sur les boniches, les femmes du monde, et les prisonniers. tout ça divague, forcément !… pour les remettre au pas, dénouer les complexes, qu’un moyen ! je les voyais sortir de cette chambre 15 dans des états de larmes et sanglots ! elles avaient été remises au pas. vous vous en mêlez ? vous savez pas après tout ce qu’est pas vice et très voulu de ces séances à la « mère fouettard » ?. si ces flagellées cherchent pas ?. en tout cas sûr c’était du vice !. je le savais. j’en parlais pas. l’appartement Frucht, puisqu’on y est, était aussi mousselineux, coussins, poufs, fourrures, fauteuils bouffis velours, que notre galetas était sordide. quant aux encens et parfums ! Frau Frucht arrêtait pas d’asperger son lit, et les tentures et les fauteuils. un flacon de lavande !. un autre ! héliotrope !. jasmin ! vous auriez dit le « Chabanais » ! vous avez pas connu sans doute. mais un Chabanais, Paillard en même temps !. cul tant que ça peut et gueule avec !. ripailles terribles !. toute la lyre !. parce que les senteurs « jasmin » étaient mêlées entremêlées de ces relents de forte tambouille, gigots, poulets, faisans au vin, que c’en était à tituber. notre palier, l’autre porte en face, à côté des gogs. Frau Frucht elle-même cadrait très bien dans son boudoir, volants, froufrous et tous les luxes. vous l’auriez bien vue « pensionnaire ». le physique, les yeux, les nichons, tout !. et de ces peignoirs, dentelles, choux de rubans, pardon ! et kimonos verts et roses, pâles !. et des pleines armoires !. bas de soie et jarretelles !. ménopause, pas ménopause, Frau Frucht désarmait pas !.. les raclées aux bonnes, plus mes piqûres hormonales, plus les gardes du corps, la maintenaient en de ces vifs désirs !. ardeurs !. moi je faisais exprès gueule de raie. nigaud. je voyais rien. elle nous faisait un petit avantage Lili, moi, Bébert. un petit plat de nouilles de temps en temps.. je me foutais du reste !… oh ! c’était pas la généreuse ! Messaline, peut-être, mais gargotière âpre !… un prétexte pour fouetter ses bonnes, qu’elles lui secouaient son Stamgericht y en emportaient à leurs mères et leurs époux. ou pire !… à la gare !… je veux, c’était qu’un prétexte !… tous les prétextes pour fouetter !… et que ça hurle !… strip-tease ? parlez-moi de séances de fouet ! vous remplirez l’Opéra un peu mieux que Faust ou les Chanteurs !… tous les prétextes au vice sont bons ! mais elle valait mille par elle-même, à la connaître. pas que son appartement boudoir, la cocotte, pardon !. cette tronche !… vous auriez dit toute la Place Blanche et les plus pires leveuses du Bois. je vous parle des temps révolus, où y avait encore de ces femmes, créatures douées, personnes véritables ardentes, croupes de feu. c’était avant l’automobile. oui, au physique, je peux prétendre être bien regardant, elle se défendait encore très bien. sitôt que j ’entrais dans sa chambre elle s’allongeait pour sa piqûre, ôtait tout, kimono, bas de soie, que je la palpe bien, examine à fond. intus et exit. elle avait la peau pas mal pour une personne de son âge. des muscles qui tenaient, aucune cellulite, pas d’atrophie musculaire. elle avait dû être paysanne, et paysanne de lourds travaux, bêche, labours. les seins encore très solides. mais pour le minois, pardon !. du Rochechouart et « dessous de métro ». la bouche pulpeuse-avaleuse, encore peut-être pire que Loukoum !. la bouche à avaler le trottoir, l’édicule et tous les clients, et leurs organes et les croûtons !. les yeux ?. de ces braises !. l’ardeur fond de volcans pas éteints. terribles dangereux !. je lui faisais sa piqûre. oh ! mais de Dieu que j ’étais en quart !. j ’étais sûr que son dab gafait. je savais pas d’où ?. y avait trop de draperies et pendeloques ! mais j’étais sûr !. fallait que je sois aimable, en plus !. elle me faisait pas de gringue, je peux pas dire. elle était si tellement « brûlante » naturellement, qu’elle aurait vraiment pas pu faire plus. ma piqûre finie, rentrée ma seringue. deux, trois mots quand même, d’être poli. voilà qu’elle m’attrape la main, me la prend !. là comme elle est là, toute nue. oh ! c’est pas son nu !. ce sont ses yeux, ses braises… pas pour ce qu’ils sont cochons ou pas !… pour le danger, je lui regarde les yeux. elle va pas me violer ?… non. non !… je respire !… me parler de plus près qu’elle veut ! plus près !… que je l’écoute !

A suivre

15 mars 2026

Parlant de la boutique Sabiani (91)

Parlant de la boutique Sabiani, il m’est advenu vers ce moment-là un certain petit tour bien toc. une vraie saloperie du Château !. la cabale pour virer Luchaire. là, ils me trouvaient parfait médecin !. un complot de ministres. je devais le trouver tuberculeux, contagieux, dangereux. à évacuer, et tout de suite !. oh ! je refusai !. je marche jamais dans les histoires louches. surtout que de fil en aiguille je savais pas du tout si ils cherchaient pas à moi m’avoir !. à me faire évacuer moi, d’abord !. comme Ménétrel !. oh ! un moment c’est plus que de ça ! vous faire disparaître !. la maladie générale !. que vous avez fait ceci !. cela !. toc , il m’est advenu vers ce moment-là un certain petit tour bien toc. une vraie saloperie du Château !. la cabale pour virer Luchaire. là, ils me trouvaient parfait médecin !. un complot de ministres. je devais le trouver tuberculeux, contagieux, dangereux. à évacuer, et tout de suite !. oh ! je refusai !. je marche jamais dans les histoires louches. surtout que de fil en aiguille je savais pas du tout si ils cherchaient pas à moi m’avoir !. à me faire évacuer moi, d’abord !. comme Ménétrel !. oh ! un moment c’est plus que de ça ! vous faire disparaître !. la maladie générale !. que vous avez fait ceci !. cela !. toc !
Ah ! encore une autre ! au Château !. une autre salade !. une fille d’un ministre, en cloque ! il s’agissait qu’elle se marie ! dare-dare ! le jeune homme était là. un zazou. il voulait bien. mais le hic ! le maire boche de Siegmaringen voulait le consentement des parents !. consentement écrit !. les parents du zazou en France, à Bagnoles-les-Bains !… comment obtenir cet écrit ?… on pouvait pas le demander aux Sénégalais de Strasbourg ! ni aux F.T.P. d’Annemasse !… le Burgmeister un têtu, voulait absolument ce papier !… Voilà qu’on travaille Lili___je vois venir le travail. la mère en larmes. la bouille toute trempée de rouge à lèvres. elle monte au Lowen supplier. supplier Lili  qu’elle survivra pas au scandale !_ qu’elle sera la « noyée du Danube » !_ en mère éplorée ! que je fasse quelque chose !_ qu’elle Lili me fasse faire quelque chose ! en bref, en net, que j’avorte la fille !_ pensez !_ je vois encore une petite drôlerie : Céline l’avorteur !_ gentiment d’abord, et puis fermement, je l’envoie foutre !_ la haine encore que j’écope ! mon compte était bon tous les sens !_ une haine, je crois, qui me poursuit vingt ans après !_ on m’en fout toujours des vaches coups pour cet avortement refusé… je reconnais à certaines rumeurs… ici_ là_ les petits à-côtés marrants des grands bouleversements d’Histoire, exodes, paniques générales, c’est les fournisseurs qu’on retrouve plus !_ masseurs, pédicures, avorteurs_ les adultères et « doux aveux » se retrouvent partout !_ comme on veut ! mais le « chiropract » habituel. là, vous avez du désespoir ! la dame éperdue !_ les hommes forniquent comme ils respirent mais le « chiropract » ? l’avorteur ? des gants ! minute !_ les doux aveux tant que vous voulez. mais la sonde ? il est difficile dans un zoo de faire que les bestioles se reproduisent, mais les pires condamnés à mort, même traqués par l’armée Leclerc, même tous les fifis plein les bois, et toute la R.A.F. sur le crâne, tonnante, jour et nuit, leur enlève pas l’envie de saillir !_ oh ! que non !_ j’allais pas encore en plus m’embarrasser des petits écoulements, petits tabès, et chancres mous ! non !_ tout ça pouvait très bien attendre ! le retour en France, d’une façon, l’autre ! d’abord je les soignerais avec quoi ?_ j’avais rien !_ leur conseiller de plus coïter ?_ il faut jamais rien conseiller ! qu’ils se grattent, baisent, labourent, mijotent, pourrissent !_ et hardi ! les gens vous en veulent à mort pour n’importe quel petit conseil !_ regardez un petit peu la France, j’y ai assez dit en long en large la gueule qu’elle aurait un moment ! et regardez comme elle m’a traité !… l’état qu’elle m’a mis ! moi ! juste le seul qui voyait juste !… et les plus pires désastreux cons, si fiers à présent ! cocoriquant haut du fumier, l’effroyable décombre ! à Siegmaringen, je dois dire, je commençais à bien me modérer : trente-cinq ans que j’étais victime, je commençais à me méfier un peu ! alas ! alas ! les jeux étaient faits ! tout dit !. c’est vous empaler qu’on vous veut !… commandos Darnand ou fifis, tueurs à Restif, ou noirs à Leclerc !… vos avis intéressent personne, sauf les discuteurs infinis. « qui vous a acheté ? combien vous avez touché ?… vendu à celui-ci ?… celui-là ?… » ramolo, c’est sûr ! sale vieux birbe !… oh je savais ! et très bien !… je m’occupais guère plus que des urgences. du coup ils étaient tous « urgents » !… râleurs et provocateurs et bourriques, en même temps qu’extrêmement malades !… gentils clients !.
Bast ! les pithécanthropes changent de mythe ! vous parlez si le sang va gicler ! si les coutelas sont un peu prêts ! bast !. bast !. douze cents milliards d’alcool, sifflés, bast ! vous font passer sur bien des choses !
Mais voici un autre pataquès !… au « troisième », au-dessus des Raumnitz, au 91 je soignais un M. Miller, originaire de Marseille, tuberculeux alité, grosses hémoptysies. heureusement, tout de même, j’avais un peu de « rétropituine ». pas tombée du ciel !. planquée dans ma poche, et de Bezons !. je faisais ce que je pouvais. de jour et de nuit. ce M. Miller de Marseille, occupait là-bas, paraît-il, un très haut poste. à la Sûreté. bon !. je tenais pas à en savoir plus. toujours est-il que Herr Frucht râlait drôlement qu’il occupe un lit au Lowen, qu’il pourrait infecter l’hôtel avec ses crachats et sa toux !. lui, que ses chiottes débordaient à flots, cascadaient plein l’escalier !. mon malade qu’était le dangereux ! querelle d’Allemand !. que sa chambre serait inhabitable !. que je devrais le faire rentrer en France !. et ce M. Miller, de Marseille, était pas dangereux du tout !. on avait autre chose sur le rab !. je voyais là encore une cabale, comme pour Luchaire. certes je voulais bien qu’il s’en aille M. Miller de Marseille. mais tuberculeux, le caser où ? je vais trouver la doctoresse, une boche, « führerine » pour tout ce qu’était « tuberculose »… la doctoresse Kleindienst, celle-là vraiment antifrançaise !… elle m’envoie foutre !… j’en avais pas à être surpris, elle m’avait toujours tout refusé !… j’avais été cent fois la voir pour mes ouvrières à « pneumothorax ». et y en avait !… travailleuses françaises en usines. pour un quart de beurre !… une livre de sucre !… non !… non !… et j’étais parfaitement au fait qu’elle casait comme elle voulait, des bien moins tuberculeux, des familles entières du Château, au grand Sana Saint-Blasien, Forêt Noire. « qu’il retourne en France. » tout ce qu’elle me conseillait !. le Sana S.S. Saint-Blasien était pas pour mes malades !. bientôt la cabale, je voyais venir, les pétitions dans tout l’hôtel et la brasserie, que ce Miller retourne chez lui ! à Marseille ! qu’on l’expédie !. et moi avec !. qu’on nous foute nous deux à la porte ! nous trois, Lili et Bébert ! ou dans un camp !. je voyais ça. Cissen !. oh ! ils y pensaient, certainement ! tous les quatre !. Le Vigan avec !. je parais un peu exagérer. du tout ! du tout !. j’étais pas sûr de Brinon. et pas sûr du tout des Raumnitz. et malgré le cyanure, pas du tout de Laval. ni de Bichelonne.

A suivre

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