Pêle-mêle

1 août 2011

« Evguénie Sokolov »(1) S.Gainsbourg

Publié par ditchlakwak dans Evguénie Sokolov

 

Auteur, compositeur, chanteur, photographe et metteur en scène, Serge Gainsbourg a écrit le roman d’un peintre, Evguénie Sokolov. Un peintre génial et solitaire. Mais quel est le secret de son génie, de ce vibrato du dessin, de cette manière « sismographique » qui fait sa gloire? C’est ce mystère que révèle le roman. Un style froid et précis ajoute à la provocation d’un récit qui expose le destin le plus insolite que l’on puisse imaginer. Sarcastique et drôle, pour raconter une tragique histoire, Serge Gainsbourg nous propose en fait une « allégorie ».

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« Le masque tombe, l’homme reste, et le héros s’évanouit ».

 

De ma vie, sur ce lit d’hôpital que survolent les mouches à merde, la mienne, m’arrivent des images parfois précises souvent confuses, out of focus disent les photographes, certaines surexposées, d’autres au contraire obscures, qui mises bout à bout donneraient un film à la fois grotesque et atroce par cette singularité qu’il aurait de n’émettre par sa bande sonore parallèle sur le celluloïd à ses perforations longitudinales, que des déflagrations de gaz intestinaux.

En effet, si je me réfère à ma vacillante mémoire, je crains d’avoir dès ma plus tendre enfance eu ce don infus, que dis-je, cette inique infortune, de venter sans arrêt, mais comme j’étais d’un naturel tout à la fois pudique et fourbe, sans doute attendais-je le moment propice pour pousser sans témoin et sans honte ces soupirs parasitaires, nul jamais dans mon entourage ne décela en moi cette cruelle anomalie. Je suppose qu’à la faveur de relâchements sournois de mon sphincter anal s’expulsaient à l’air libre des water-closets et des squares l’hydrogène, le gaz carbonique, l’azote et le méthane, et certainement j’en pouvais arrêter à l’époque les vapeurs nocives à ma guise par simple contraction de l’ampoule rectale.

Aujourd’hui, alité, dans l’attente anxieuse d’une troisième tentative d’électrocoagulation, je regarde les draps s’enfler de mes vents fougueux et infectes, dont depuis si longtemps hélas j’ai perdu le contrôle, et tout en pulvérisant d’inefficaces désodorants, je refait le tracé d’un destin misérable et nauséabond.(*)

Mes premiers gazouillis de bébé émis par voie anale n’inquiétèrent nullement ma nourrice, une laitière aux seins pullman à qui je renvoyais systématiquement dans les yeux, portées par mes vents coulis, les nébulosités talqueuses dont elle me saupoudrait les fesses, car dans le même temps que je pétais, je ne cessais de pomper l’air d’un rat couineur au sourire ahuri.

Ce fut ensuite le défilé des nurses, comme un ballet de haute couture. L’une m’apprit en passant l’alphabet cyrillique, celle-ci les points mousse et de jersey, telle autre l’harmonium à soufflets, aucune d’elle ne résistant plus de trois mois aux fétidités dégagées par le mien.

Au collège, dans les latrines à la turque aux portes battantes, seul le magister disposant de sa clé, à croire que ce qu’il y déposait était plus précieux, la peur me nouait la gorge et l’anus d’émettre mes bruits parasitaires, charivari qui se pouvait percevoir jusque sous le préau, encore qu’à côté les autres, de la façon péremptoire dont ils usaient du papier journal, n’aient eu aucun complexe à laisser deviner leurs affaires secrètes.

Ignorant les lanceurs d’osselets, de calots et totons, tous les jeux qui demandaient cette position accroupie si favorable à l’expulsion des vents, également ceux de cache-cache durant lesquels les pets immanquablement trahissaient ma présence, et de marelle où mes knicker-bockers s’enflaient à chaque saut, je m’éclipsais sur le transsibérien dont je domptais la locomotive utopique à laquelle à petits pas de handicapé mental, je faisais franchir les viaducs oscillants et sonder des tunnels sans fin ponctués de teuf-teuf et de proute oléfiants, esquives à ce point captivantes qu’elles en chargeaient parfois mes caleçons de sinapismes à la moutarde. 

Je marquai promptement un penchant très net pour le dessin, mais la spontanéité de mes croquis et la fraîcheur naïve de mes aquarelles furent aussitôt calmées par les pédagogues qui n’avaient que faire de mes ballons cubiques, lapins à damiers, cochons bleus et autres fantasmes embryonnaires, et comme il me fallait me soumettre, je me vengeais à la piscine où je lâchais près d’eux des bulles irisées qui remontaient en bouillonnant à la surface avant d’éclater à l’air pur en libérant leurs gaz contestataires.

Le problème était au dortoir de donner libre cours à mes vents sans éveiller personne mais la première nuit, après deux ou trois pétarades perdues dans des quintes de toux simulées, me vent d’instinct la solution, un doigt insinué délicatement dans le sphincter et les gaz fusèrent sans plus causer la moindre alarme, et le jour, tout en parcourant Catulle d’un œil vague, Quid dicam gelli quare rosea ista labella, je ne me privais pas de venter en sourdine regardant mes voisins immédiats avec insistance et tel était mon flegme que jamais au parfum les soupçons ne se portèrent sur moi, et lorsque j’étais convoqué au tableau, il arrivait au professeur de consigner la classe entière, celui-ci ayant en vain essayé de savoir lequel d’entre ses gaillards usait de boules puantes. *

Mes vacances se passaient en évasion solitaire échouées sur les sables nordiques, face à des horizons inaccessibles où, tremblant sous les rafales crépusculaires, j’envoyais tel un météorologue quelques ballons-sondes sortis de mon fondement et le vent emportait mes fumerolles et dissolvait ces feux follets du diable en des tourbillons fascinants et magiques.

Je fus chassé du collège pour indiscipline et entrai poussé pas mes vents à l’école des Beaux-Arts où, quoique médiocre en mathématiques supérieures, j’optai sans conviction pour des études d’architecture.

Il me fallut là me ressaisir, les cours étant mixtes. J’appris ainsi à me contrôler un peu sinon à me guérir; l’atelier se situant au sixième étage d’une annexe de l’école je m’imposai de tirer mes pétards à chaque marche et pus me tenir quelque temps, qui me virent passer, toujours avec mes gaz, de la trigonométrie à la peinture.

Je commençai par le fusain et plantai aux aurores le trépied de mon chevalet près du Percée de Cellini, fasciné que j’étais  par la gorge sectionnée de Méduse, et dans ces galeries souvent désertes où l’écho me renvoyait mes échappements qui couraient entre bronzes et plâtres et se répercutaient sous les verrières avec fracas, je me sentis heureux quelque peu. Je dus bientôt passer au modèle vivant et c’est d’un œil glacé dans lequel toute complaisance animale était encore exclue que je découvris la nudité féminine. De ces amas de chai flasque, de ces corps soufflés ou osseux, de ces pubis beigeasses, roux ou corbeau d’où parfois sortait, à l’angle aigu du triangle isocèle, le cordon d’un tampon périodique, naquit en moi une misogynie forcenée qui ne me quitta plus, cependant que ma main idéalisait tout cela en des croquis acérés et rageurs, lesquels je paraphais, une fois rentré chez moi, de fines giclées de sperme, autographes épuisants qui m’amenèrent d’instant à une petite prostituée de banlieue, Rose, Agathe, Angélique, un prénom de plante, de pierre ou de fleur peu importe, qui s’introduisit ma verge dans la bouche tandis que je lâchai aussitôt un pet dit de maçon que la malheureuse pris la tête sous le drap comme ces fumigations dont on use d’ordinaire pour dégager les voies respiratoires et la voici chloroformée qui glisse lentement sur le linoléum. *

J’acquis assez vite une grande maîtrise qui n’égalait pas celle de mes pets, mais à tel point j’étais passionné par mon étude que je serrais les dents et les fesses et les frissons couraient sur ma nuque avant que je ne me décidasse à quitter précipitamment l’atelier pour aller expulser par grappes entières dans les couloirs glacés mes gaz malencontreux et tonitruants.

Je jugeais mes correcteurs avec un dédain secret malgré le renom qu’ils avaient obtenu de leurs travaux personnels, n’appréciant ni le néo-classicisme des uns ni le modernisme rétrograde des autres, ni cette façon dont je me devais de les appeler Maître comme un nègre du dix-septième siècle et ce n’est que beaucoup plus tard que je leur sus gré de m’avoir initié à un art aussi noble.

A cette époque, afin de raffermir mon jugement, je pris pour lieux de réflexion les musées où, évitant à grands pas la Joconde dont l’immonde rictus me laissait présager qu’elle avait je ne savais par quelle sorcellerie eu vent si je puis dire de mon infirmité, je n’allais recueillir devant le Sébastien de Montegna et j’attendais là que les gardiens se fussent éloignés pour mettre en marche mon cyclomoteur et tout en me vidant de mes gaz loin des tumultes mécaniques j’admirais la rigueur du dessin, la rythmique des colonnes et des flèches et l’angélique douceur des coloris qui contribuait à donner au supplicié une agonie extatique.

J’avais su jusque-là garder avec mes semblables des distances misanthropiques sans trop de troubles quand par malheur vint pour moi le temps d’être enrôlé dans l’armée. Je passai bruyamment le conseil de révision où mon infirmité que les médecins-majors prirent pour de l’insubordination me valut d’être instantanément affecté dans un camps disciplinaire, et là, dans la promiscuité des chambrées, j’appris à mesurer l’infinie grossièreté des hommes qui dès l’instant qu’ils se retrouvent désœuvrés à huis clos mettent un point d’honneur à émettre par tous leurs orifices naturels, je veux dire aussi bien par leurs pores, les odeurs les plus repoussantes.  Mes gaz militaires plongèrent mes compagnons dans des transes de joie, la mauvaise nutrition de ces pauvres diables aidant, singe, corned-beef, et musiciens, haricots blancs, l’état d’esprit devint compétitif, vlan s’écriaient certains lâchant du lest la merde n’est pas loin, et l’air bientôt irrespirable.

Déclaré champion toutes catégories l’on me surnomma l’Embaumeur, la Bombarde, le Canonnier, l’Artificier, l’Artilleur, le Baroudeur, le Mortier, Bombe à gaz, Bazooka, Bertha, Roquette, la Bourrasque, le Souffleur, l’Anesthésiste, le Chalumeau, la Fuite, l’Odorant, le Bouc, Putois, Grisou, Gasogène, l’Eolien, la Voisin, Borgia, Zéphir, Violette, Vent-Vent, Mister Poum, Prout-Cadet, Cocotte, Gazoduc, Camping-gaz, Fulmicoton, Vent de cul, Gaz-oïl, Perlouse, j’en oublie certainement, et à la seul fin de pouvoir faire chambre à part, au bord de l’asphyxie, je demandai audience au colonel qui, surmontant son aversion envers mes origines slaves, m’accorda le privilège, dû à mes études secondaires, de suivre le stage des E.O.R., élèves officiers de réserve, d’où je sortis sous-lieutenant, grade que je perdis huit jours plus tard – officier indigne disait le rapport Sokolov, imite le canon durant la levée des couleurs – pour avoir tiré une salve lors d’une prise d’armes, infamie que personne n’aurait sans doute notée si le clairon, s’étant empli les bronches de mes gaz hilarants avant d’emboucher sa trompette, n’avait émis, amplifiés par le cuivre, des sons à peu près identiques à ceux que j’émettais d’ordinaires pas l’anus, y gagnant aussitôt quinze jours d’arrêts de rigueur infligés d’ailleurs par moi-même.

Je fus libéré de mes obligations militaires un matin laiteux de novembre, jour de manœuvres, et je descendis tristement la colline laissant derrières moi ces hommes à l’affût d’un ennemi hypothétique, soldatesque de chair et de plomb de qui j’avais si longtemps supporté les sarcasmes et là, se mêlant aux rafales des pistolets mitrailleurs et aux claquement des obus de mortier qui déchiquetaient la cime des arbres d’un petit bois voisin, mes pets-adieux, mes vents civils se firent plus acides et plus affligés que jamais. *

Je retrouvai mon atelier, ses remugles d’huiles de lin, d’essence de térébenthine et me remis aussitôt au travail. Mes dessins se firent d’abord goyesques et ingristes, puis ne pouvant me dégager de l’influence de Klee, dépressif, doutant de moi, je me réfugiai dans les difficultés techniques et entrepris de travailler et d’exacerber mon acuité visuelle sur le modèle vivant. Mais après douze mois passé sous les drapeaux où je n’avais jamais cherché, bien au contraire, à retenir mes gaz, il s’avéra que je ne me pouvais plus contrôler et que mes vents très fâcheusement fusaient à tout propos et pour pouvoir travailler en toute quiétude je fis l’acquisition d’un chien bull-terrier aux yeux cerclés de rose, laque de garance dirais-je, que j’appelai Mazeppa, lequel me devait servir d’alibi. Ainsi je feignais de le réprimander à chacun de mes vents, criant d’une voix sèche qui passait au-dessus du tumulte, Mazeppa comment oses-tu, et celui-ci me devint du plus précieux secours d’abord auprès de mes maîtresses déchiquetées entre l’attrait d’un jeune artiste dont confusément elles subodoraient la valeur et le dégoût haineux envers une bête dont les traits leur paraissaient répugnantes et les performances abominables, ensuite dans les lieux publics tels restaurants, brasseries, buvettes et bars américains où je ne me privais pas d’injurier l’animal, lequel ayant appris très vite qu’après quinze ou vingt pets et autant d’invectives, il avait droit d’aspirer à quelque gourmandises, ne se départissait pas de son apathie britannique, se contentant de baisser les oreilles et la queue comme pour donner plus de véracité à mes traîtreuses et lâches accusations. *

A vingt-trois ans, ayant dilapidé en voitures anciennes et sorties nocturnes le maigre héritage qu’à son trépas m’avait légué mon père, vint pour moi la nécessité de gagner quelque argent. C’est ainsi que je dus à mes troubles pathologique l’idée d’un personnage de comic-strip qui après plusieurs refus chez divers éditeurs devint un best-seller sous le nom de Crepitus Ventris, l’homme à réaction, copyright Opéra Mundi, nouveau Batman propulsé par ses propres vents, lesquels j’explicitais par des étoiles de douleur, bulles oblongues ou ballons explosifs sortant de son héroïque fondement et dans lesquels j’inscrivais selon mes humeurs Zoop! Vroosh! Wham! Pow! Swish! Vraoum! Va-voom! Plomp! Whew! Foom! ou Flutter! Mais afin de ne point porter préjudice à ma carrière picturale, je signai cela du pseudonyme Woodes Rogers, qui est en fait un capitaine anglais, lequel écrivit en dis-sept cent douze une Croisière autour du monde dans laquelle, quelques années auparavant, j’avais relevé cette phrase qui m’avait intrigué, il découvrit un poivre noir appelé malaguette, qui était très bon pour chasser les vents et préserver des coliques. Et ainsi dégagé de tout souci matériel je me remis à ma peinture.

J’acquis bientôt une telle virtuosité que je me sentis en mesure d’attraper comme le préconise Delacroix un ouvrier tombant du toit dans le temps qu’il met à tomber, mais un jour que me voulant prouver ma maîtrise, j’étudiais des aiguilles à coudre que je dessinais d’un seul trait de plume, plein, délié ouvrant le chas suivi d’un plein le refermant, une déflagration gazeuse particulièrement violente brisa un carreau de la verrière et fit trembler ma main comme celle d’un enfant atteint d’électrolepsie. Je contemplai d’abord les débris de verre épars à mes pieds puis relevant les yeux sur mon dessin je m’arrêtai fasciné. Mon bras venait de fonctionner comme un séismographe.

A l’analyse, la fulgurante beauté de ce croquis paraissait émaner d’une sensibilité dangereusement exacerbée par quelque excitant médicamenteux, ephédrine, orthédrine, maxiton, corydrane, semblable qu’il était à ces tracés électroencéphalographiques d’épileptiques, tracés dont les ondes rythmiques paroxystiques correspondaient parfaitement avec les angles suraigus de son parcours.

Je renouvelai aussitôt l’expérience, posai ma plume encrée de Chine sur le papier vertical et attendis le pet suivant. Celui-ci s’avéra si magistral que la feuille de Canson en fut zébrée sur vingt cinq centimètres et même lacérée sur la fin du parcours.

Je comparai ce tracé au premier et dus me rendre à cette évidence exaltante: mon procédé s’avérait d’une effarante efficacité. Non seulement il préservait la personnalité de mon écriture, mais encore, la sublimant de façon agressive, il laissait présager des combinaisons infinies. Et ce n’était pas là l’image d’un délire schizophrénique exprimé de façon chaotique et fragmentaire à partir de sensations ou sentiments incoordonnés, car ma main durant la bourrasque ne m’avait pas paru échapper totalement à mon contrôle, tant étaient profonds en moi le sens de l’esthétique et la science du dessin.

Ainsi, me disais-je dans l’obscurité de la nuit alors qu’en vain je cherchais le sommeil, les pestilences prémonitoires de ma mort corporelle allaient servir à véhiculer et transcender ce qu’il y avait de plus pur, de plus vivace et de plus désespérément ironique dans le tréfonds de mon esprit créatif, et après tant d’années vouées à la technique picturale, tant de jours passés à émettre mes gaz face aux cimaises d’où irradiait le génie des grands maîtres, ces lignes brisées frêles et tortueuses venaient de me débarrasser à jamais de mes inhibitions.

Le lendemain j’abandonnai l’escabeau classique et fixai en haut d’un trépied métallique, à l’aide d’écrous et de clé anglaise, une selle de bicyclette munie de ressorts à boudins qui donnèrent à mon siège par ces transmissions mécaniques un pouvoir d’amplification variable et la sensibilité d’un trépidomètre, et trente jours plus tard j’avais en ma possession quarante gazogrammes dont quinze rehaussés de lavis à la sépia, signés et numérotés de zéro à trente-neuf, que je résolus de montrer sans plus tarder à Gerhart Stolfzer, l’un des plus importants marchands de tableaux de l’époque, lequel me prit immédiatement sous contrat, me priant instamment de ne pas changer ma facture d’un iota vous savez ce que c’est Sokolov, de nos jours les Américains, et c’est en février mille neuf…que je pus lire ce bristol ainsi libellé, Galerie Zumsteeg-Hauptmann, Gerhart Stolfzer vous prie d’assister au vernissage des oeuvres du peintre Evguénie Sokolov, et quoique peu enclin à s’exhiber, il fallut bien à ce  dernier faire acte de présence. *

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(à suivre…)
 

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