Pêle-mêle

29 mai 2018

Pétain…

Publié par ditchlakwak dans Divers

Les mesures décidées sous le règne du Maréchal Pétain et toujours en vigueur.
Parmi celles-ci, les eaux minérales, le délit de non-assistance à personne en danger, la carte d’identité, la licence IV, l’extension des allocations familiales, l’heure d’été et d’hiver, le salaire minimum, le rugby à XV, l’éducation physique scolaire, la retraite des vieux travailleurs, l’accouchement sous X, la fête du Travail, la fête des mères, la cantine d’entreprise, le sport au baccalauréat, la création des comités d’établissement devenus comités d’entreprise, la médecine du travail, certificat prénuptial, le conseil de l’ordre des médecins, le conseil de l’ordre des vétérinaires, l’hôpital public, la visite médicale scolaire, des lois d’hygiène, lois sur l’archéologie, les statistique, la télévision (création d’émetteurs), le PDG, la Police Nationale, le code de la route, la Protection des Mineurs délinquants, les juges pour enfants, les éducateurs, les moniteurs de colonie de vacances, l’alpinisme, les stations de sport d’hiver, l’apprentissage des langues étrangères, l’école de cinéma HIDEC, l’école de dessins animés, le premier film en couleur (on nomme souvent cette époque « l’âge d’or du cinéma français »), les tisanes, le riz camarguais, le menu à prix fixe, la danseuse étoile, les étoiles hôtelières, les étoiles de ski, les Musées Nationaux, les chéquiers pour les femmes (peut-être une erreur?… personne n’est parfait!), les quotas de femmes dans les administrations, etc… autant de mesures qui nous viennent de Vichy.

Vivons-nous encore sous le régime de Vichy ? : https://youtu.be/NOEYn99eF04

27 mai 2018

La Mosquée Notre-Dame de Paris, année 2048 (121)

« Je ne vais pas te tuer. Si tu avais été mon frère, je l’aurais fait sans doute. Mais là….Non, je vais te conduire où il convient. Mais ne te fais pas trop d’illusions, en fin de compte ça m’étonnerait que quelqu’un ait pitié de toi. Il faut que les choses suivent leur cours, dans l’intérêt de la cause. Le reste m’est indifférent. Allez, ouste ! ». Et Maurice donna une bourrade dans le dos de son prisonnier avec le canon de sa mitraillette.
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Avec son trophée à la bretelle, Eugène Olivier dévalait l’escalier de pierre en spirale qui l’aspirait comme le tourbillon d’un entonnoir. Il pensait, avec une pointe d’envie, que son grand-père Patrice avait gravi ces marches plus de cent fois. Il aurait été curieux de savoir s’il savait aussi sonner les cloches, au moins un peu. Lui, à sa place, c’est sûr qu’il aurait tout fait pour apprendre.
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« Ils passent à l’attaque ! Ils vont nous donner l’assaut ! ». En quelques heures, la voix de l’imam Movsar-Ali s’était complètement éraillée. « Ils attaquent ! Les maquisards attaquent, les kafirs attaquent ! Et ces fils de Satan, là-bas, à l’Etat-major, au gouvernement, sont encore incapables de rien entreprendre ! ».
« Mais les nôtres aussi attaquent, très honorable Movsar-Ali » s’enhardit à faire observer un jeune gardien de la vertu.
« D’ici, on entend bien qu’on se bat ».
« Les nôtres attaquent ?! Tu veux dire qu’ils ont battu en retraite dès que le jour est tombé, et, depuis, pas un seul coup de feu ! Et c’est précisément le moment que les kafirs ont choisi pour nous tomber dessus ! ».
Décidemment, l’imam de la mosquée Al-Franconi n’était pas d’humeur à écouter des paroles de réconfort.
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« J’aimerais bien savoir où est passé le fameux sniper au fusil thermique », lança gaiement Paul Germy au moment où il courait à découvert, lors d’une sortie de routine. Bien sûr, les balles crépitaient sur les pavés, mais seuls les ricochets étaient à redouter, car, dans la nuit, les assiégés tiraient au hasard.
« Pourquoi, il te manque ? ».
« Pas vraiment ! ». Paul ne savait même pas à qui il venait de répondre, mais c’était sans importance. Roger Moulinier tira une grenade de sa poche.
« Je vais tout seul jusqu’à la façade ! Vous allez voir, je vais vous ouvrir les portes dans la plus pure tradition britannique des majordomes stylés ! ».
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Il ne lui restait plus que quelques marches à descendre. Tout allait dépendre de la chance. Les antiques verrous intérieurs étaient coulés dans le bronze, et les vantaux taillés dans un bois de chêne si solide qu’il aurait fallu être idiot pour songer à les barricader davantage. Dans quelques secondes, il allait pouvoir ouvrir tout grand le portail. Ce n’était qu’une question de chance. Roger Moulinier fixait sa grenade au battant du portail. Voilà qui était fait ! Il détala aussitôt le long du mur, en prenant ses jambes à son cou, c’est le moins qu’on puisse dire ! Une explosion retentit.
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Movsar-Ali, recroquevillé sur un divan du salon, voyait s’écrouler avec horreur la pile de livres édifiée derrière la fenêtre. Il y a une minute, elle servait encore d’abri au policier embusqué là avec son fusil. Mais, dans la mosquée, il y avait maintenant beaucoup moins de policiers et de fusils que de fenêtres. Ces livres n’étaient pas tombés tout seuls. Leur chute fut immédiatement suivie par l’apparition d’un maquisard sur le rebord de la fenêtre. Lequel, sans accorder un regard à l’imam, jeta un coup d’œil circulaire, puis se pencha vers l’extérieur pour tirer à lui un deuxième homme, vraisemblablement celui qui l’avait aidé à se hisser en le prenant sur ses épaules. Ils sautèrent ensemble sur le plancher de l’appartement. Ici et là, dans la pénombre de l’énorme édifice, des coups de feu claquaient en salves désordonnées.
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En entendant le fracas de l’explosion, Eugène Olivier, oubliant toute prudence, déboula de la cage d’escalier. Il faillit recevoir sur lui les battants qui s’effondraient du portail du Jugement Dernier. Roger Moulinier se tenait dans l’encadrement béant.
« Lévêque !! Mais d’où sors-tu ?! Tu n’étais pas avec nous dans le commando d’assaut ! ».
« Et ça, tu l’as vu ? » répondit Eugène Olivier en brandissant son trophée.
« D’accord, je comprends maintenant la disparition du sniper! Et nous qui nous torturions les méninges ! ».
Roger épaula : un groupe de cinq ou six policiers se dissimulait dans une galerie latérale. Notre-Dame était maintenant envahie par les maquisards, et, cependant les choses allaient moins vite que nécessaire. Les tréfonds de l’antique cathédrale recélaient trop de recoins, autant de caches idéales qu’il fallait sonder. Les musulmans s’étaient retranchés dans les tribunes réservées aux femmes, dans les appartements de l’imam, dans le chœur et dans la crypte. Le plus facile – cela prit moins d’une heure – fut d’éliminer ceux qui trahissaient leur présence par des tirs. Mais , pour que la messe pût être célébrée sans problème, il fallait passer au peigne fin l’immense sanctuaire, comme une toison pouilleuse. Pendant longtemps, des tirs isolés et des cris retentirent encore ici et là, parfois à une demi-heure d’intervalle.
9 mai 2018

9 mai, le jour de la Victoire en Russie

Publié par ditchlakwak dans Divers

Exercice de mémoire populaire, jour de commémoration, fête avec des larmes aux yeux… Le Jour de la Victoire a une dimension toute particulière en Russie et qui peut provoquer un brin d’incompréhension au-delà de ses frontières.

Si les Européens, dont les Français, commémorent la fin des combats contre l’Allemagne nazie le 8 mai, la Russie de Kaliningrad à l’Extrême-Orient organise les célébrations le jour suivant. En cause, le décalage horaire. La capitulation allemande a été signée à Berlin le 8 mai 1945 peu avant minuit (à 23h01 exactement). À l’heure de Moscou, c’était déjà le 9 mai. Joseph Staline a donc imposé cette date pour commémorer la victoire.

Tous les ans depuis 1945, c’est la victoire dans la Grande Guerre patriotique que la Russie commémore. Ce terme désigne le conflit qui a opposé l’Allemagne et ses alliés à l’URSS entre le 22 juin 1941 et le 9 mai 1945 tandis que la Seconde Guerre mondiale, rappelons-le, avait débuté près de deux ans plus tôt, le 1er septembre 1939.
Au-delà des dates, ces trois mots revêtent aussi une symbolique toute particulière pour les Russes, renvoyant au soulèvement des peuples de l’URSS qui ont fait front commun face à l’ennemi.

42.000.000 de morts

Un chiffre suffit pour comprendre pourquoi 73 ans plus tard le 9 mai conserve toujours cette dimension pour les Russes. 42.000.000 de morts. Voici le bilan exorbitant de quatre ans de la Grande Guerre patriotique pour l’URSS. Ravagé par le sanglant conflit, le pays déplore 19 millions de victimes militaires et 23 millions de victimes civiles, selon les données révisées à la base des archives soviétiques rendues publiques en 2017. «Il n’y a pas en Russie de famille qui ne garde pas la mémoire de son héros», dit une chanson de guerre. Il n’y a pas eu de porte à laquelle le malheur n’a pas frappé.

Ruban Saint-Georges, symbole de la fête

Rayé d’orange et de noir, union de flamme et de fumée, le ruban Saint-Georges est en Russie un symbole du Jour de la Victoire, tout comme le coquelicot rouge l’est en Europe. À l’approche de la fête, ces rubans sont distribués dans les rues de près de 90 pays du globe.

La première édition de l’action Ruban de Saint-Georges a été organisée en 2005. Depuis, arborer un ruban à la veille du 9 mai est devenu une tradition. L’action a connu une participation record en 2015: 85 régions de Russie et 76 pays étrangers. Le ruban reprend les couleurs de l’Ordre impérial et militaire de Saint-Georges (initialement aux rayures noires et jaunes et, depuis 1913, aux rayures noires et oranges) institué par Catherine II.

Vladimir Poutine dépose une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu

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« L’armée rouge, elle est rouge, rouge de tout le sang qu’elle a versé pour défendre une civilisation qu’on l’accusait de vouloir détruire. » François Mauriac

8 mai 2018

8 MAI 1945 … A CHACUN SA MEMOIRE …

Publié par ditchlakwak dans Divers

 

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( Article du magazine  » Le Point-Culture  » du 12/5/2014 )… Je le transcris dans son intégralité car celà vaut la peine de le lire … Pour se faire une idée !

 » Près de 57.000 morts, 74.000 blessés, 300.000 logements détruits: du 13 juin 1940 à Dunkerque au 15 avril 1945 à Royan, les bombardiers alliés déversèrent 518.000 tonnes de bombes sur la France pour tenter de détruire le dispositif militaire allemand.

Le documentaire  » La France sous les bombes alliées 1940-1945″, diffusé lundi à 20H45 sur France 3 dans le cadre d’une soirée « Histoire immédiate », raconte ce drame oublié.
Le film de 90 minutes de Catherine Monfajon mêle images d’époque et témoignages bouleversants d’hommes et de femmes, alors enfants, qui ont vécu ces bombardements britanniques et américains à Rouen, au Havre, à Saint-Etienne ou à Nantes.
Le conseiller historique du film est Andrew Knapp, historien britannique de l’université de Reading (Royaume-Uni) auteur du livre « Les Français sous les bombes alliées 1940-1945″ (Tallandier, 592 pages, 23,90 euros) paru en mars.

A la lumière des archives municipales françaises et militaires britanniques, ce spécialiste des stratégies aériennes de la Seconde Guerre mondiale se demande notamment si les deux grands Alliés ont tout fait pour éviter ces dizaines de milliers de morts.

Bases de sous-marins de la Kriegsmarine sur le littoral français, usines d’armements et de véhicules travaillant pour les Allemands, gares de triage: les « forteresses volantes » B17 et les Lancaster visaient ces objectifs stratégiques pour casser les armées du IIIe Reich. Près du quart des bombes alors larguées par les Alliés sur le continent frappèrent la France.

Des bombardements, souvent à haute altitude (plus de 6.000 mètres), qui manquèrent fréquemment leurs cibles, tombant deux ou trois kilomètres plus loin.

- « Cette nécessité est horrible » -

Ainsi en mars 1942, le bombardement des usines Renault à Boulogne-Billancourt fit 371 morts, dont 56 enfants, notamment au Vésinet. En septembre 1943, deux raids successifs visent la zone portuaire de Nantes. Bilan 1.300 morts.

Début 1944, les Alliés lancent le « Transportation Plan » pour assurer le succès du débarquement prévu en Normandie en juin. Ce plan vise à retarder l’acheminement des divisions blindées allemandes vers l’ouest par des bombardements intensifs des gares de triage et autres infrastructures ferroviaires et des grands carrefours routiers à l’époque situés en pleine ville.

Là encore, l’opération est meurtrière pour les civils au point que Winston Churchill demande en avril au général d’armée aérienne Arthur Tedder de « garder les limites fixées » à 6.000 pour les civils tués par les bombardements. Avant de lui demander deux mois plus tard: « Combien de Français avez-vous tué? ».

A Londres, les représentants de la France Libre protestent. En France, un responsable local de la Résistance refuse de désigner des cibles allemandes aux aviateurs alliés par crainte de nouvelles pertes civiles.

En France occupée, la propagande de Vichy se déchaine. Une affiche porte en lettres noires: « Lâches, la France n’oubliera pas ». Philippe Henriot, le chantre de la collaboration, dénonce sur les ondes de Radio Paris ces bombardements.

Depuis Londres, le service français de la BBC tente, dans une émission du 26 avril 1944, de les justifier: « Cette nécessité est horrible. Sans doute jamais dans l’Histoire aucun allié n’a-t-il dû infliger des blessures aussi sanglantes et aussi pénibles à un autre peuple allié et ami ».

Pourtant, durant l’Occupation, 3.000 aviateurs alliés abattus au dessus de la France furent recueillis, cachés et exfiltrés par ces Français qu’ils venaient de bombarder.

Le journaliste Jacques Duquesne, qui enfant avait vécu les bombardements de Dunkerque, conclut: « Les Français se sont empressés d’oublier tout ça après la guerre ».

6 avril 2018

Seuil de solitude

Publié par ditchlakwak dans Divers

Seuil de solitude

 

Ceux qui savent nous aimer nous accompagnent jusqu’au seuil de notre solitude puis restent là, sans faire un pas de plus. Ceux qui prétendent aller plus loin dans notre compagnie restent en fait bien plus en arrière.

 

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