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Le folklore est une des bases fondamentales de la chanson humanitaire et sociale, et je trouve bien triste qu’il ne soit pas mieux considéré qu’il ne l’est. En effet, le folklore est généralement bien considéré mais uniquement dans son pays d’origine. Ce qui fait que si l’on prend pour exemple une chanson anglaise, le God Save The King, on constate que c’est une chanson qui a un énorme succès en Angleterre mais qui, en France, n’a presque pas de succès tu tout, sauf de temps en temps à l’occasion de certaines réunion sportive, et encore faut-il que ce jour-là il y ait des Anglais sur le terrain. Je trouve ça infiniment dommage et c’est pour redonner ses lettre de noblesse au folklore que j’ai voulu m’inspirer des thème folkloriques du Gabon pour écrire une chanson en contre point que j’ai dédiée au docteur Schweitzer et que j’ai intitulée Le Mambo du légionnaire:
« Sur un piano systématiquement faux, un légionnaire énigmatiquement beau,
Jouait, jouait, pour oublier ses tourments, la toccata qu’il aimait tant.
Une danseuse exceptionnellement belle, avec des hanches sensationnellement telles
Qu’on aurait dit un souple tanagra, dansait,dansait au son de la toccata.
Le simoun hurlait,sur les dunes qui croulaient,le sable caracolait
Et sur les galets roulait,sur les palmiers qui penchaient, leur tronc qui se desséchait
Le sirocco se fâchait et faisait des ricochets.
Quand le vent soufflait,que la tempête ronflait, l’on avait pas de reflets,
Les sources se camouflaient et le désert s’étendait sous le bruit crescendo
Des coups de tonnerre qui grondaient quand les éclairs descendaient.
Le soleil dardait ses rayons sur les douars des mouches qui cavalcadaient,
Fous comme des farfadets, des chameliers qui passaient,les cheveux se hérissaient,
Car devant eux se dressaient des mirages et qui plus est,
Des os qui prouvaient que lorsqu’on ne pouvait plus marcher,
Si l’on avait mal aux pieds, on en crevait
Car le sable faisait des tombes à ceux qui décédaient
Dans ce curieux bled où dès le matin on entendait: Mambo!
Sur un piano systématiquement faux,un légionnaire énigmatiquement beau,
Jouait,jouait,pour oublier ses tourments,la toccata qu’il aimait tant.
Et la danseuse exceptionnellement belle,avec des hanches sensationnellement telles
Qu’on aurait dit un souple tanagra,dansait,dansait sous le ciel du Sahara.
Gag désopilant:
Ah, Sahara, Sahara,Sahara,
Tant que les mousmés et les légionnaires,
Ah, Sahara, Sahara, Sahara,
Pourrons faire des fugues et des toccatas.
(sur l’air de « Ah,ça ira,ça ira,ça ira »)
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