Hezgravules
Traces de pattes de mouches laissées par les mouches sur les tringles à rideaux des châteaux de la Loire.
« Personne ne sait pourquoi les mouches laissent plus de traces de pattes sur les tringles à rideaux des châteaux de la Loire qu’ailleurs, mais le fait est reconnu par les plus grands analystes, chercheurs et savants.
Certains géologues ont évoqué la nature du sous-sol, quelques spécialistes parlent de l’influence des marées, d’autres d’un microclimat, de l’humidité et même de la saleté qui règne à cause de l’inconscience des visiteurs et de la négligence des pouvoirs publics. Toujours est-il que ces diptères (connues sous le nom de « mouches graphistes ») laissent sur le tringles à rideaux des châteaux de la Loire des traces de pattes toujours disposées de la même façon.
Au Moyen Age se répandit l’idée que les dessins ou caractères laissés par les pattes de mouches sur ces tringles à rideaux des châteaux de la Loire pourraient être des messages envoyés de l’Au-delà. Sous le règne de François Ier, les mages et devins de la cour consultaient les hezgravules pour prédire l’avenir.
Pendant la Révolution française, la plupart des châteaux furent envahis par les sans-culottes qui dérobèrent les tringles à rideaux pour s’en faire des armes. Les quelques tringles à rideaux des châteaux de la Loire possédant des traces de pattes de mouches ont été classées monuments historiques en 1955. »
Grandchêne et Mouchard, Histoire des châteaux de la Loire; Eugène Mondillot, Encyclopédie de la tringle à rideaux; Martin Monestier, Les Mouches, Le Cherche-Midi éditeur.







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